‹ Morceaux d'exégèseChapitre 90 sur 138 · Jüricuer, Il · texte numérisé non relu

Jüricuer, Il

Pareillement, si une femme‘ qui possède dix drachmes ? vient à en perdre une, elle la cherche dans toute sa demeure, en ménagère économe, et parce que cette perte est appréciable pourelle. Cette femme appartient au même monde que l’homme aux cent brebis ; elle n’est pas riche, mais elle n'est pas non plus très pauvre ; elle appartient aussi à la classe moyenne, dont était la famille de Jésus ?. La femme allume sa lampe, non qu'il fasse nuit, mais parce que les maisons orientales sont mal éclairées. Elle balaie sa maison, parce que la petite pièce de monnaie pourrait être enfouie dans la poussière, sur le sol battu. Elle cherche dans la maison, parce qu’elle est censée n'avoir pas emporté son argent dehors. L'hypothèse d'un vol est écartée, puisqu’une seule drachme sur dix a disparu. Quand la femme a enfin retrouvé sa drachme, elle est heureuse cet fait part de sa joie à ses amies et voisines. Ainsi les anges de Dieu se réjouissent-ils quand une âme sort du péché, car une âme est chose plus précieuse qu’une petite pièce d'argent.

La joie au ciel pour la conversion des pécheurs n’a pas de signification eschatologique, le temps dela conversion ne se confondant nullement avec la fin du monde. Cette Joie est attribuée au « ciel » ou aux « anges », non à Dieu même, pour ne pas prêter à Dieu un sentiment humain ‘, peut-être pour éviter de le nommer. Les formules : « au ciel » et « devant les anges de Dieu ? », sont des euphémismes théo-

1. V. 8. ri yuvs, sans ajouter ë£ bpôy comme au v. 4, parce que le discours n’est pas adressé à des femmes ou qu'on ne veut pas laisser supposer qu'il en soit ainsi.

2, La drachme valait environ soixante-dix ou quatre-vingts centimes.

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