‹ Morceaux d'exégèseChapitre 92 sur 138 · Cf. I Rors, x, 8; IL Rois, xxv, 19 ; Est · texte numérisé non relu

Cf. I Rors, x, 8; IL Rois, xxv, 19 ; Est

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De LT : :

avec ardeur, jusqu’à ce qu'il ait la Joie de la retrouver, le Père céleste ne veut pas qu'un seul petit vienne à périr. Non seulement il ne faut pas scandaliser les enfants et les simples ; mais si on les voit en danger de se perdre, il faut s’efforcer de les ramener dans la bonne voie.

Le texte ordinaire de Matthieu présente, avant la parabole, cette réflexion, qui manque dans les plus anciens manuscrits et ne se relie pas bien au contexte : « Car le Fils de l’homme est venu pour sauver ce qui était perdu. » Ce

, doit être une interpolation faite d’après le troisième Évangile ‘. Elle est en rapport avec le sens primitif de la parabole, mais non avec celui que suggère l’évangéliste. Les petits dont parle Matthieu ne sont pas perdus, ils seraient exposés à se perdre si on les scandalisait. On n’a aucune raison de dire à leur propos que Jésus est venu chercher ce qui était perdu. La parabole a occasionné l'addition, parce qu'on ne la trouvait pas amenée naturellement.

Si l’on compare les deux recensions de la parabole des Brebis, il semble que la signification et la forme primitive ont été mieux gardées par Luc. La variante du début ?: « Que vous en semble ? Si un homme a cent brebis », prouve que l'interrogation vient de source; mais la leçon de Luc * : « Qui d’entre vous, ayant cent brebis », est plus vivante et plus naturelle. Matthieu, qui a placé la parabole dans un discours aux disciples, ne pouvait supposer parmi ceux-ci un propriétaire de cent brebis. Dans Matthieu, la brebis « s’égare » ; dans Luc, l’homme la « perd » ; la formule de Matthieu * n'implique pas une faute de la brebis ; mais ce n’est peut-être pas sans quelque arrière-

1. Luc, xix, 10. Matra. xvin, 11 est omis dans N BL, Ss. ; 1l se trouve dans Sc. D et la plupart des mss. et versions. 2, V. 12. ri div doxeï; éav yévarai rive Av)porw ExaTdy rp66aTa. 3. V. 4. tic Gvhpwros &5 dub ÉyOy ExaTOY Te6BaTa. € , 4 22 var s * , & 212 4, V.12. x mo/n07 Êv &5 aûr&v. Luc, 4. xat amoheouc ËZ aUTOV Ev.

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pensée d'allégorie qu'on lui attribue, en quelque sorte, l'initiative de sa disparition. Luc fait laisser les quatrevingt-dix-neuf brebis dans le désert ; Matthieu dit : « sur les montagnes », pour signifier la même chose ; il omet les mots : « jusqu'à ce qu'il la trouve », qui marquent le but de la recherche, et qui doivent être de source; la formule : «€ s’il arrive qu'il la trouve », paraît exprimer heureusement l'incertitude de la rencontre, mais elle est employée pour abréger, parce qu'on ne raconte pas la découverte et que l'on se hâte vers la conclusion ; lapplication qui vient ensuite a l'air de couper le récit, quoi qu'on en ait retiré une partie pour la mettre dans le récit même, en disant que l'homme a plus de joie pour la brebis retrouvée que pour les quatre-vingt-dix-neuf non égarées. Il est possible que Luc, qui ne haït pas les additions descriptives, ait conçu le trait du berger mettant la brebis sur ses épaules !; mais rien ne le prouve, l’absence d’un

détail analogue dans la parabole des Drachmes tenant à ce que l'objet de la recherche est tout différent.

Luc a un récit complet; il montre le berger rentrant chez lui et racontant son aventure à ses voisins et amis: ce trait, tout populaire et tout oriental, prépare une application parfaitement adaptée à l’histoire, conforme à l’esprit de Jésus et d'une authenticité indiscutable. On a dit que l’application visait seulement la joie du berger en laissant de côté l’ardeur de la recherche, qui est un élément non moins important de la parabole ?. N’est-il pas vrai pourtant que la recherche est subordonnée à la découverte, et que la pointe de la parabole ne peut être que dans la joie éprouvée par le pasteur en retrouvant sa brebis perdue? Il n'y a pas de parabole dont l’économie intérieure et l'application soient plus régulières.

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