‹ Morphologie de Tridacna elongata et de HippopusChapitre 17 sur 39 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

L’anatomie du Bénitier ou Hippope n'avait pas été faite. On ne trouve guère sur ce genre que quelques figures de la coquille et des animaux, publiées par Quox et Gaymar», dans leur magnifique atlas du voyage de l'AsrTRoLABE, et reproduites depuis par divers auteurs.

Des doutes ont été émis par quelques zoologistes sur la valeur du genre. Après avoir vu l’animal, il me semble impossible de ne pas séparer les Hippopes des Tridacnes. Il serait toutefois à désirer que des études plus étendues fussent faites sur des échantillons vivants.

Dans l’histoire qui va suivre, il sera inutile de donner autant d’étendue aux descriptions que précédemment. Jerappelle pourtant, que la position que je donne à l’Hippope est absolument identique à celle que j'ai donnée à la Tridacne.

— On a vu que, chez cette dernière le byssus, et par conséquent la lunule etles crochets, étaient placés en avant et que l'articulation était située au-dessus de ces parties extérieures, visibles extérieurement.

Ici point de hyssus, du moins chez les animaux conservés. Les malacologistes ont trouvé qu’il y avait là un caractère suffisant pour distinguer deux genres, et l'on est d'accord pour supposer, ou que le byssus est très caduc, ou qu’il disparaît de fort bonne heure.

Cette absence du byssus peut-elle causer de l’embarras pour poser

animal”? Je ne le pense pas, bien que la lunule ou l'ouverture qui la

remplace et la représente, soit ici une simple fente entre les deux valves f.

Le voisinage des crochets, la position de la charnière suffisent pour mettre les choses en place.

Quand on considère l’animal seul, tout est homologue à ce qu’on observe chez les Tridacnes. Nous n’avons donc qu’à répéter ici, que la bouche est en haut et en avant, ayant au-dessus d’elle la charnière et au-dessous, l’orifice palléal qui laisse passer le pied et, sur les côtés, les crochets.

L’orifice inspirateur est tout à fait inférieur, et l’orifice de la cavité anale est situé en arrière, vers le milieu de la hauteur du bord festonné du manteau.

— Quand on passe de l’étude des Tridacnes à celle des Hippopes, un fait frappe tout d’abord :

Les organes sont bien superposés, comme cela a été indiqué pour les premières, mais le corps, au lieu d’être étroit et rétréci latéralement, gagne en proportion, transversalement. Il existe comme une dilatation vers les côtés. L’animal, j'entends sa masse viscérale, a perdu en hauteur ce qu’il a gagné en largeur.

Une étude comparative serait, cependant nécessaire, pour permettre de considérer ces conditions comme absolument caractéristiques. Il est d’ailleurs, nécessaire de remarquer que dans ce travail, se trouve - opposé une espèce ayant pour qualificatif elongata à cet Hippope, qui provient du détroit de Torrès, mais qui manque d’adjJectif spécifique.

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