‹ Morphologie de Tridacna elongata et de HippopusChapitre 24 sur 39 · ORGANE LOCOMOTEUR, MUSCLES ET RESUME · texte numérisé non relu

ORGANE LOCOMOTEUR, MUSCLES ET RESUME

Les organes de la locomotion n'offrent qu'une médiocre importance et sont, en somme, fort peu développés.

Le muscle adducteur des valves (M. ad. inf., fig. 26, pl. VIP au contraire, est énorme. Si, dans les différents dessins, sa taille semble varier, cela tient à la position dans laquelle se trouvait l'animal lorsqu'on l’a représenté. Cependant, le muscle rétracteur du pied est certainement moins fort que chez les Tridacnes et cette différence doit tenir évidemment à l’absence du byssus. L'animal n'étant plus fixé, n’a plus des mouvements de contraction, pour se déplacer, aussi caractérisés. |

Je n'ai pu trouver le muscle protracteur ou supérieur du pied : mais, sur les bords du manteau, au-dessous des festons, on trouve les extrémités des paquets de fibres musculaires palléales qui s’attachent à la Coquille et, de même que chez la Tridacne, concourent à l’occlusion de la coquille. Ce ne sont là, que des dépendances des

bourrelets en festons du manteau.

En résumé, l’Hippope offre un plan d'organisation à peu près semblable à celui de la Tridacne, mais avec quelques différences qui paraissent suffisantes pour légitimer la séparation des espèces et la valeur des deux genres.

On verra qu’il existe sur les figures une grande différence d'aspect entre la Tridacne allongée et l'Hippope: elle est causée par le développement des organes dans le diamètre transverse qui masque le développement en hauteur. Il suffit d’opposer les deux dessins des vues de face, pour reconnaître combien ce diamètre est ici énorme : il égale presque le diamètre vertical : Aussi, vue de face, l'Hippope ressemble-t-elle à une masse globuleuse.

Le pied est relativement petit; sa fente byssoïdale, surtout sur les

192 © HENRI DE LACAZE-DUTHIERS. Ye échantillons conservés, est de beaucoup inférieure à celle de dacne.

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F Les branchies offrent un espace entre les deux feuillets dire

Le assez marqué. Enfin, les membranes qui unissent les brañchias au

a parois du corps et au manteau sont minces et transparentes.

C’est surtout la longueur des lèvres et leur forme particulière qui \ 2 L:

accentue la différence des deux genres, mais les figures sont su Misan ment explicites, pour qu’il soit inutile d’insister davantage.

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