CONCLUSIONS GÉNÉRALES
Il ressort des longs détails qui précèdent, deux faits importants. D'une part, en posant l'animal comme il a été dit, l'ensemble des organes viscéraux apparaît parfaitement normal.
D’autre part, le manteau, démesurément développé, présente des conditions qui se reproduisent dans la coquille secrélée par lui, et amènent l'inversion des crochets et de la lunule.
Il me semble qu'il est inutile de revenir sur le premier fait. II semble tellement établi par les détails qui précèdent et par les dessins qui les confirment, que tout doit faire espérer qu’il est accepté.
Comment expliquer le deuxième point?
Le manteau s’est démesurément développé dans quelques-unes de ses parties, et les soudures, s’ajoutant à cette exagération de l’expansion, la disposition anormale qui en est résultée a conduit à cette conclusion erronée : que l'animal s'était tourné dans sa coquille. C’est à la réfulation de cette hypothèse que sera consacré ce troisième paragraphe qui répondra du même coup à la question.
Voici ce qu'il s’agit de démontrer : Les anomalies que présentent les Tridacnidées sont les conséquences du développement exagéré de quelques organes. qui semblent avoir déplacé des parties dont les rapports intimes restent cependant les mêmes. Le retournement de l'animal n'est qu'une hypothèse née des fausses apparences qui résultent de ces accroissements.
La démonstration est possible, car il est facile de prouver que, dans beaucoup d’Acéphales, des déformations, peut-être plus considérables que celles qu'éprouvent les Tridacnidées, se remarquent, à
chaque pas, dans l'étude des types aberrants de ce groupe.