I. Le Sens de la mort, Saa
devoii' jusqu'à la mort. VA la chose est bien simple, et il n'y faut pas cliereher un si grand mystère de « psycliisme ». Oui, ils sont noinhreux, ceux qui meurent ainsi, avec celte consolation, qui s'endorment avec cette douce image. Paix et hoimeur soient h leur tombe.
On nt)us <lit <(uc les autres ne peuvent pas « s'adai)ter » à la mort. Ortègue, le type de l'incroyant, nu^me du génie incroyant, s'il vous plaît, dans le Sens de la mort, Ortègue ne peut voir dans la mort que « l'annulation de tout son psychisme sentimental » et « l'annulation de son psychisme intellectuel », — ce qui s'entend, en vieux fran<,'ais, de ses adections et de sa pensée scicnli- Hijue, vie du cœur et vie de l'esprit ; — il n'acceptera « cet écroulement total de son être » qu'avec « la grandeur d'une résignation foudroyée», (i) — Et ceci nous représente la fin d'un membre de l'Institut, qu'on suppose très fAché de mourir parce qu'il ne se voit pas immortel. Mais ce n'est pas non plus en cet appareil de stoïque désespérance que meurent maintenant les braves gens (jui n'ont point retenu les synd)oles de la vieille foi. Ils ont offert et iU sacrifient, comme les autres, leur existence pour la i)atrie : ils ont exposé leur vie et ils meurent [)our que la France vive ; ce faisant, ils ont pensé, comme les autres, acomplir un devoir, et certes ils l'ont accompli ;