I. Le Sens de la mort, 3a
ne l'ait pas ci'uvrt' complète, mais qu il fournit une mince contribution i\ l'tL'Uvre de Ihuinanité. Le peu qu il fait ne réclame i)as la mointlic mention dans une clistrihution do prix pour le concours général de son espace. 11 lui sulHt d'avoir lait ce (pi'il pouvait, d'avoir voulu sincèrement le l'aire Du moins conçoit-on qu'il i)uissc vivre et mourir Iramiuille dans ce sentiment, sans avoir besoin d'api)UYer son courage sur une espérance (jui lui ilevient insaisissable ilès qu il la regarde en face.
L'on nous dit, et lien n'est plus certain, tjue « le sacrilice lui-même iloit avoir un sens » ; on veut bien reconnaître que, pour ce qui concerne présentement nos défenseurs, ce sens paraît très clair ; mais, remarque-ton, « c'est le présent s'immolant à l'avenir, et l'on ne voit i)as de quel droit l'avenir, qui n'est i)as encore, réclamerait ce [irivilège, s'il n'y avait pas un ordre im[)ératif donné par la conscience, laquelle en reçoit la révélation d'ailleurs ». (i) Il y a un ordre, en effet, ipie la conscience perçoit, ordre absolu auquel une Ame honnête ne résiste pas, et cet ordre, l'avenir ne [)eut pas le donnei-, en tant cju avenir, [)uisque l'avenir n'existe [joint encore. Mais la société, cette portion d'humanité dont nous faisons partie, vit dans le présent et veut vivre dans l'avenir; c'est elle-même tjui en nous