HYMNE ORIENTAL
Dieu dit un jour à son soleil :
« Toi par qui mon nom luit, toi que ma droite envoie Porter à l'univers ma splendeur et ma joie.
Pour que l'immensité me loue à son réveil ; De ces dons merveilleux que répand ta lumière, De ces pas de géant que tu fais dans les cieux, De ces rayons vivants que boit chaque paupière, Lequel te rend, dis-moi, dans toute ta carrière. Plus semblable à moi-même et plus grand à tes yeux?
— Le soleil répondit, en se voilant la face : « Ce n'est pas d'éclairer l'immensurable espace, De faire étinceler les sables des déserts.
De fondre du Liban la couronne de glace.
Ni de me contempler dans le miroir des mers.
Ni d'écumer de feu sur les vagues des airs; Mafs c'est de me glisser aux fentes de la pierre