‹ Morve et Immunité Anti-MorveuseChapitre 13 sur 26 · IMMUNITÉ DANS LA MORVE · texte numérisé non relu

IMMUNITÉ DANS LA MORVE

au moyen de microbes tués à 6o° et au moyen de cultures traitées à la bile.

Maurice NicozLe a difficilement réussi à conférer une immunité relative au cobaye avec les microbes tués.

D'autre part, chez les animaux d'expérience après de nombreuses infections et gutrisons, aucune immunité n’a été observée. Ainsi NocarD a pu infecter per os, trois chevaux guéris de la morve, sans qu'il ait pu démontrer une résistance ce qui confirme les expériences de même genre de Bouzey. Pourtant, d’après Capéac et Mazer, la seconde infection est moins sévère que la première. 3

Monrer et EicukRoN (1913) avaient traité 20 cobayes et 17 chevaux par inoculation de microbes desséchés : dans le sérum de ces animaux les agglutinines s'élèvent rapidement, cependant ils n'avaient aucune résistance à l'inoculation d’épreuve.

Lévy, Bzumenruaz et Marxer [31] avaient traité les microbes dans une solution de glycérine à 80 p. 100 ou par une solution d'urée de 10 p. 100 et à température variable. Après la mort des bacilles, ils les centrifugèrent, reprirent le culot et le desséchèrent dans le vide à 37°. Ce produit, appelé Farase, inoculé aux cobayes et aux lapins, en petite dose, créait une immunité contre la morve. Les grosses doses étaient fatales, surtout par la voie péritonéale. Chez le cheval, deux inoculations sous-cutanées de Farase à 3 semaines d'intervalle (300 mgr. première, 300 mgr. seconde) suffirent à créer une immunité pour une durée d’un an. Les inoculations de Farase engendrent des réactions locales et générales en même temps que les propriétés immunisantes dans le sang. Les différents auteurs qui l’ont essayé, par la suite, confirmèrent ces résultats.

Fiscuer (1920) [10] en avait eu de bons résultats chez un homme atteint de la morve ; il s’était également aperçu que les petites doses étaient très favorables et que les grosses provoquaient des troubles graves.

La malléine aussi a été employée sous-cutanée chez homme et chez les chevaux pour guérir où immuniser et cela n’a donné aucun résultat positif.

FinGer étudiant le mécanisme de l'immunité dans la morve inoculée aux lapins avec une souche de SacnaRorr, fait des prélèvements à plusieurs intervalles, et constate que les microbes ne

sont pas morts dans l’organisme mais simplement atténués. L’inoculation de microbes sous la peau de ces lapins produisait des œdèmes qui s'infiltraient ensuite par des foyers de pus caséeux. Les microbes dans ces exsudats présentaient des signes de dégénérescence. Cet auteur ne constate jamais de phagocytose. LœrFLer avait pourtant constaté, sur des coupes de nodosité des cobayes morveux, un nombre considérable de leucocytes contenant des amas microbiens.

Mercnikorr dans un article publié aux Annales de l'I. P. écrit ces lignes : « Bien que dans l'étude de la morve on ait accompli des progrès très marqués dans ces dernières années, il reste beaucoup à faire pour établir une théorie rationnelle de limmunité dans cette maladie » [36].

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