‹ Mos prisons: ou, Mèmoires de Silvio PellicoChapitre 24 sur 94 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

Ahl <Hii> les soucis d'un procès criminel sont horribles pour un prévenu de crime d'État. Quelle crainte de nuire à autrui ! Quelle difficulté de lutter contre tant d'accusations^ contre tant de soupçons I combien nVt^n pas à redouter que toute Fafifaire ne se complique encore davantage d'une mam'àre plus ftmeste , si le procès ne se termine promi^* ment, si de nouvelles arrestations soai faites , si de nouvelles imprudences sont commises par ceux à qui l'on s'est confié !

J'ai pris la ferme résolution de ne point parler de pditique, et ici il faut que je supi^ime tous les détails qui ont rapport à mon procès. Je dirai seulement que souvent^ après être resté de longues heures de suite à l'interrogatoire, je revenais dans ma chambre si exaspéré, si furieux, que je me serais tué, si la voix de la religion et le souvenir de mes parents ne m'eussent retenu.

L'habitude du calme, que je croyais avoir acquise i Milan, était perdue. Pendant plusieurs jours je désespérai de pouvoir jamais la recouvrer, et ce furent pour moi des jours d'enfer. Alors je cessai de prier, je doutai de la justice de Dieu, je maudis les hommes et tout l'univers, je roulai dans mon esprit touslessopbismespossiblessnrla vanité delà vertu.

9A . irtifOiiim

L'homme malheureux et furieux est épouvantablement Ingénieux à calomnier ses semblables et le Créateur ioi-même: La colère «k plus immorale, plus coupable qu'on ne le pense généralement. ÛB ne peut nigic di) matin au soif^ peodaM des semajuAs BntiènM; Fine la jdpi empoptée par k foBtur â séoeâsaireman) jaaa ûrtenaUtti 4e mpoe* et €§C| mtervaliss «t caotisiBe d« ae rasMotôr di i'ùsDiiiaralité ep)i les a précéda* Aloris il «iSimU» fis'on soit en pdx : paix pernarse^ irfiéUgieB»»! un iSoiinfe sda^vage et faiôoidia, ^ass ohaiité, sauf Agmtéy un fiHiûur dd désordre^ d^viesse at d» mépris.

Dans cet état^ je chantais ptfidasldfis hiaipefli entières avep «ne eq^èoe d£ joie iimt i l8ft| slétdle «aa bons s^ilàmefits; je plaisanàaisr ayec tous œu opii entrait 4aa8 ma ûliambre; je m^efflBQais ÙM ^Q^îdéEer tonstes ehâses aT86 la «a^sse dm inik 'gaâi^e, la sagesse des hopiimes cyaii|)iiB8.

€a\ éppuLvaatable orage dxm peu : su à sept jonn»

Ma Bible était ooaveitode poussière. {JjC| des gais» fûois du geôlier ipe dif 4-p9 air Jatieiir ; c Depuis que Alçnfiâsar sf lit plus dans es bompiln, il loè saisi)]/» qirïl n'a plusdant de mélaqceUe.

tr* iUe seiodrle! » lui di^rje.

Js pris ^a Mie, j'^a esciufai la psuasièa^ av^f^ %!^vl mouel^ijr^ st9V474ut ouv^i^tesu )ui«ard^ ^e$ jQtidQiobkeut siiy ise passai :

BÊ SUmO «BJJGO. 91

£tmtaâ éhiit^tks êtmi Imf0i^h e$i Et m»

Utilius est iVi si lapù molaris impOMÊur ùnw

Je fus frappé de ces parâla«, et i$ foiips da ^

qm c^ s^til m(m% ^jns^ »p^$u la i^^i^Q qui

couf mil 19m lim» ftvait Eec(»u4i^ que je ]|e Umn Jlim Ift 3ib}e, M. qae j'étais dâf^im phu; aimable en devenant indiSérait fiB?âra Mei|..

# p^tit 4?âto^ lui di3^ avec w akuiUd arelpo(sl^9» i^ lae ptlaîgpaiit da i'am^ii^ m9(oà^ùMà, ^ liyre «'afit p^m60fifc<iii. atdfvois (fjuAtpBi^jmj»

V^Wwi^M pbiP» j^ i(«ia Ibm ^Imm^fUm^ Qaap4 J^ c^^^ te peJiTOBt de rertet iw wfinmtf a?ec moi Je fais tous mes efforts, pf»» j^i^ïSiMoa PKiuy^ifie humour > mais ^ t^ ^vai» KKHSii^ieo ^lie est plus forte que moi quju^d je am mi^ îi %m H

Page 1