‹ Mos prisons: ou, Mèmoires de Silvio PellicoChapitre 68 sur 94 · CHAPITRE LXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXVIII

lfi% QooY«?^t|oim ^om% je fgl^ Q^entic»!^ «Qif erep Qi^çil>Qi)|{ ^qH avec pcbille^ pu cTai^fres, qc(}^« Pitl^uf fqfli pe» a» teiPBÇ dans Vimmflpie éteudu^ 4'unp Iflugi^e jouBuée dp yJRglrgB^tFfi beuw?; fil bien souvent même je ne pouvais p^f ppu^eçs^p avec Qrobpni.

A quoi m'f)ceufiais-i^ dope dftu» ^m eî pwfoftde solitude?

YQiei qwfil $taU Teipplpî de fpa jouppé^ i jfi fne leYijis tqujoupf aypp rftflfOfej 0, pap»|é sur mou çr^bal, jfi §ai«issaj9 lp« fe^rr^auii fie u)9i fenôfiîe et f^is^is fnps priè?es. QrqbQ^i éta^^ déjà 4 9% fenêtre, ou ne tardait pa^ 4 y pei^Ure* ^QUS pous ^4];§f0ipns quelques pepole§ dp «îilut, ef pqu§ recpnapiencippç 4 éjevep gileuwuWPaSRt up^ pylère^ y#p8 Dieu. Autent nos oachat^ étaieuf boBribtei, (iuteat nous éWQue ^nehafflé? dp sp^ct^file de ï»

Uftture. Ce ciel, cette eeiupagpe, Ipç cré^^gres buif^aines que nous voyions p^agiter dans le Ipin-^ teluî h mx des beïgèw^, leuiie rie, Jeure chan-

DE SIlLTId ?|SI|.IGO. 30ë

8008, nous égajr^iept, nous faisant aentir plus iutimdoieiit la présence de Celui qui 0st $i luagoifique dans sa bonté , el dont l'appui nou3 est si néctseaire.

Les gavdes venaient ensuite pouç faice la visite du matin ; ils donnaient un epup d'œil par toute la cjiambire pouv voir $i tout était parfaitement en ordre; il$ examinaient ma chaîne ani^eau par anneau, pour s'assurer que rien n'était rompu pa^ aoeidept ou pftr m^ce^ qu plutôt (p^tn^ie il était inipQMil))^ dQ briser eette ebaine) ils laissent cette inspection pour obéir fidèlemept au|: p?0$(t piâptiem de la discipline. Qpapd arrivait le jour de la ?ilite di| piéd^çin , ScblUer deifland^it si ^puç dési|4PU8 lui parler, et %\\ prenait pote.

QuanA toutei^ les visites étaient terminée?} gobiller revenait acppmpagpé de ï^emd$, qui d^r vait nettoyer nos chambres.

Quelque temps après ^ on nous apportait n^ttre ^^euner ; c'était une demi-mesnre d'un bouillon rougeàtre, avec trois légères trancbes de pain; je (napgeais le pain , et laissais le bouillon-

4 près cela je me mettaii à étudier. Maroneelli avait apporté d'Italie beaucoup de livres, et tQus nos compagnons d'infortune en avaient au?si apr porté plus ou moins; le tou.t réuni formait uue bonne petite bibliothèque. Nous espérions en outre pouvoir l'augmenter en usant de l'argent que nous avions apporté. Nous n'avions pas en-

906 mémohes

core reçu de réponse de Temperear à la demande que Doas lai avions adressée de lire nos livres et d'en acheter d'autres; mais, en attendant^ le gouverneur de Brûnn nous accordait provisoirement d'avoir dans notre cbambre deux volumes i la fois, et de les changer selon notre bon plaisir.

Sur les neuf heures venait le surintendant, et, quand le médecin avait été demandé^ il l'accompagnait.

n 7 avait un autre espace de temps que je consacrais à l'étude, jusque vers onze heures , oà Ton nous apportait notre diner.

Jusqu'au soir il n'y avait plus aucune visite; je m'occupais à étudier. Alors Schiller et Kemda venaient changer l'eau, et un instant après arrivait le surintendant, accompagné de quelques gardes, pour faire la visite du soir dans ma chambre et l'inspection de ma chaîne.

A une des heures de la journée, ou avant ou après le dîner, suivant le bon plaisir des gardes, je faisais ma promenade.

Quand la visite du soir était terminée , Oroboni et moi nous nous mettions à causer, et alors se faisaient nos entretiens les plus longs. Nous en avions quelques-uns le matin par extraordinaire, et même après notre diner; mais ceux-là étaient toujours très-courts.

Quelquefois les sentinelles étaient assez compatissantes pour nous dire : « Un peu plus douce-

DE SILVIO PELIICO. 207

ment^ Messieurs, autrement le châtiment tombera sur nous. »

D'autres fols elles feignaient de ne pas nous entendre; puis, quand elles voyaient paraître le sergent^ elles nous priaient de nous taire jusqu'à ce qu'il fût passé. Dès qu'il avait disparu , elles nous disaient : o Messieurs, vous le pouvez maintenant, mais le plus doucement possible. »

Parfois quelques - uns de ces soldats osèrent causer avec nous; ils satisfaisaient à nos demandes, et nous donnaient quelques nouvelles de ntalie.

A quelques-uns de leurs discours nous ne répondions qu'en les priant de se taire. Il était naturel que nous élevassions des doutes sur leur sincérité et leur bonne foi. Nous pouvions croire que c'étaient des artifices pour sonder nos cœurs; néanmoins je suis très-porté à croire que ces hommes parlaient avec sincérité.

Page 1