CHAPITRE LXîin
Otfobcni^ après Ateir passé Thlter «t )ê prin* temps m proie à )a dotiletir^ se trouva emeore plus mal pendant Télé) il efaeba le aang^ et Vhjdto^ pkâe se déclaie^
Je laiftse à penser qitelto fin notre affiietion tandis qu'il exhalait sa vie A près âe nonsy sana que nous pusftoni roffipre Cette ernelle mutallle qni nous empêchait de le voir^ et de In) offrir les set Tleee les pins empressés de ramitlé*
Scbllier ficms donnait de s60 ûooTelles. L^lnférttmé jeane bonànM I il soofflrit herriMement; mais son âme resta tonjcnirs grande et ferme. D reçut les sécants spirituels âe la religion par le minla* tète dd chapelain, qui, par un beureui hasard , savait le français*
11 mourut le jù&t de sa ttte^ le 13 juin 18^3. Quelques heures avant de rendre le dernier sotK pir^ il parla de soil père^ ootogénairei s'attendrit et pleora» pats il reprit ea disant : « Mais pom^ quoi pleurer le plus fortuné de mes ehers panentSy puisqu'il est à la veille de me rejoindre au séfonr de rétemelle paix? n
9s» dernières patôlee forent 1 4 Je pardonne de tout mon eodur à mei ettfiettiSé »
2âO MÉMOIRES
D. Fortini lui ferma les yeux : D. Fortini, son ami d'enfance, bomme tout religipn et tout charité.
Pauvre Oroboni ! quel froid glacial courut dans toutes nos veines quand il nous fut dit qu'il n'était plus ! Puis nous entendîmes la voix et les pas de ceux qui enlevèrent le cadavre^ et nous vîmes par la feuètre le char funèbre qui portait au cimetière* sa dépouille mortelle. Ce char était traîné par deux condamnés ordinaires, et accompagné de quatre gard«s. Nous suivîmes des yeux ce triste convoi jusqu'au cimetière. Il entra dans l'enceinte, s'arrêta dans un angle : là était la fosse.
Quelques instants après, le char, les condamnés et les gardes revinrent. Parmi eux était Kubitzki.
Il me dit ensuite (pensée sublime dans un homme de son éd ucation ) : c J'ai remarqué avecsoin le lieu de sa sépulture, afin que si quelqu'un de ses parents ou de ses amis peut un jour obtenir la permission de prendre ses os et de les porter dans sa patrie, il sache où il repose. »
Combien de fois, en regardant par la fenêtre. Oroboni m'avait dit : a II faut que je m'accoutume à l'idée d'aller pourrir là-bas! J'avoue que cette pensée me fait mal; il me semble qu'on ne dort pas si bien dans cette terre d'exil que dans notre chère péninsule, d
Ensuite il se mettait à rire et disait : c Enfantillage! Quand un vêtement est usé, il faut le quitter : et qu'importe où on le jette? »
DE silVio pelligo. 221
D'antres fois il me disait : a Je me prépare à la mort; mais je m'j serais résigné plus Yolontiers à mie condition : rentrer un instant sous le toit paternel, embrasser les genoux de mon père^ entendre sur ma tète des paroles de bénédiction ^ puis mourir ! »
Il soupirait et ajoutait : a Si ce calice ne peut s'éloigner, ô mon Dien, que votre volonté se fasse! »
Le dernier jour de sa vie il dit encore, en baisant le crucifix que Kral lui présentait : a Vous qui étiez Dieu, vous eiltes néanmoins horreur de la mort, et vous disiez : S'il est possible, que ce calice s'éloigne de moi! Pardonnez , si je le dis aussi. Mais j'ajoute les autres paroles : Cependant, qu'il soit fait selon votre volonté, et non suivant la mienne, d