CHAPITRE LÎIXÎV
Diitô C0tte déplorable situati^ , il composait •ncore dan ters; il ehantait^ discourait : il faisait tcmt ce qu'il pouvait pour me faire illusicm^ pour me cacher toutes les souffrances qui dévôraiout lentement Bon existence. Il né pouvait plus ni digérer lii doilnir J il tombait dans une maigreur effraya&te; souvent il perdit eounaissaiice. QueU qtidfois fiéautuôlus^ ims de êoUrfl» iôtervallêSy il jôHiêSâit dé iotitéâ Ses faôultéft &èiitaleé , «t 11 efi usait pdUi* fortifier ffîon èoUragè^
II est impossible de décrire tOutèsdês ë^rufiràtièéâ ^ti'il éUt à sùppêmr durant neuf Mois d'une éternelle dUféë»
Eufiu ou obtiut que lé xuédecin tiendrait dou* uer Une consultation. Le médecin en chef arfita» approuva tout ce qu'avait ordonné le médecin afdioaire, et j saud rieu dire sût le caractè^ du mal et stif èe qui rastait à faite ^ il se tetii«a.
Ufi moment après nous eûmes la visite du suf^ intendant ; il patla ainâi à Maroncelli t
a Le médeein eu chef n'a pas osé s'espliqusf devant vouâ, Monaièur; il cralgfnait que tous n'eussiez pas la force d'entendte parier de la cruelle nécessité à laquelle il faut vous sou-
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metifdw Je l'ai assuré que vous ûé manquez pas de coui*age.
-^ Je oroiB^ répliqua Maraticelli^ eu avoir quelqnefoia dousé des preiltès êH souffrant sans me plaifldre eea douleurs atroces» Il mé proposerait âono.11?
— Oui , Monsieur , ramputation. Le médôèifi en ehef hésite encore néanmoins de ]a conseiller, à cabse de Textrôme faiblei^se à laquelle il vous voit réduit. Malgré votre faiblesse, Monsieuif> vous sentiriei-vous encore asEiex de force pour supporter une amputation? Voudriez-Yous courir legriaquesi..?
-^De mourir? Ëh ! tie faut^il pas se résigner à mourir également bientôt si Von ne met un terme à aies horribles souffrances?
^^ Nous aHoûs doue sur^'leMîhamp faire à Vienne Id rapport de cette affaire^ et aussitôt que nous aurons la permission de faire railiptitation4..
—Quoi ! il faut une permiuiôn pour cela?*..
^ Oui , Monsieuri 4
Huit Jours après ^ on reçut TautorisatioU de^ mandée.
Le malade fut transporté daîis une chambre plus vaste; il demanda que je l'accompagnasseï
a Je pourrais rendre le dernier aoupir pendant l'opération^ disait-^il; au moins que je sois soutenu par les bras d'un ami ! xn
On lui accorda sa demande*
L'abbé Wirba^ notre confesseur (qui avait suocédé à Paulowich), vint administrer les sacrements à Tinfortuné Maroncelli. Après avoir rempli cet acte si essentiel de religion , nous attendions les médecins , qui ne se hâtaient pas d'arriver.
Enfin parurent les chirurgiens , au nombre de deux.
L'un d'eux ^ chirurgien ordinaire de la maison, c'est-à-dire notre barbier, avait le droit de faire de sa main les opérations qui se présentaient à faire, et il ne voulait pas céder cet honneur à un autre.
L'autre était un jeune chirurgien, élève de l'école de Vienne, et jouissant déjà d'une réputation solide d'habileté dans son art. Ce dernier, envoyé par le gouverneur pour assister à l'opération et la diriger, aurait bien voulu la faire lui-même ; mais il fallut se décider à n'exécuter que ce qui était dans ses attributions.
Le malade fut placé sur le bord du lit, les jambes pendantes : je le tenais entre mes bras. Au-dessus du genou , à l'endroit où la cuisse commençait à être saine, on plaça une ligature pour indiquer le circuit que devait parcourir l'instrument.
Le vieux chirurgien coupa tout alentour à la profondeur d'un doigt; puis il releva la peau ainsi découpée, et continua d'opérer sur les muscles mis à nu. Le sang s'échappait des artères par
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torrents; on les lia rapidement avec un fil de soie. Enfin on scia l'os.
Maroncelli ne fit entendre aucun cri. Quand il vit qu'on emportait la jambe qu'on venait de lai couper^ il jeta dessus un coup d'œil de compassion , puis il se tourna vers le chirurgien opérateur^ et lui dit : c Vous venez de me délivrer d'un ennemi^ et je n'ai aucun moyen de vous récompenser. »
Il 7 avait une rose dans un verre sur la fenêtre.
€ Je t'en prie, me dit- il ^ apporte-moi cette rose.»
Je la lui donnai^ et il l'ofirit au vieux chirurgien ^ en disant : c Je n'ai rien autre chose à vous offrir comme gage de ma reconnaissance. »
Le chirurgien prit la rose, et pleura.