Revue de Paris, 1^' septembre 1932 {article cité
XXVI INTROnrCTION
rn effet, dater son retour des environs du \{) décembre. Ce furent cintj mois de libre flânerie j)endant lesquels il vagabonda à travers la Castillc rAiidal«)usie ei h> province de Valence, Les documents actuellement connus permettent de reconstituer au moins les grandes liâmes de son itinéraire.
Entré dans la péninsule par la Navarre, le voyapeur descend par Iruii, Vittoria. Burpos. vers Madrid, où il arrive dans la seconde quinzaine de juillet : il avait arrêté d*y séjourner jusque vers le début d'août ; la nouvelle inopinée de la Révolution survenue à Paris l'y fit demeurer jusqu'après le milieu de ce mois ; dans une longue lettre qu'il écrivit de Séville le 4 septembre à son ami, le doux et fin Albert Stapfer, il s'explique ainsi sur l'embarras momentané où le jetèrent les jeux imprévus de la politique :
«... J'ai passé à Madrid quinze jours de plus que je n'en avais l'intention, à cause des farces que vous avez jouées là-bas. Je voulais revenir, aux premières nouvelles ; mais les lettres de mes parents m'ont appris que tout était tranquille. Je ne me console pas d'avoir manqué un tel spectacle. Voilà deux représentations (jue je perds : l'une pour être né un peu trop tard ; l'autre, représentation extraordinaire à notre bénéfice, pour ce malbeureux voyage d'Espagne^... »
Dès l'arrivée, il avait partagé son temps entre le théâtre, les courses de taureaux et le musée de peinture :
« ,.. J'avais commencé à écrire quelque chose sur le musée de Madrid et sur l'école espagnole v.n général, (juand j'ai reçu la nouvelle du 25 juillet. J'ai tout laissé,