Description..., pass. cité
3. Voir Artaud à Rambaud, 15 février et 29 avril 1823; compromis entre Rambaud et les marbriers, 9 juin 1823 ; toutes pièces déjà citées.
4. Notons en outre que dans les petits carrés qui séparent les octogones Artaud a dessiné par inadvertance, au lieu d'une fleur à quatre pétales ,un nœud de torsade.
moitié supérieure ne sont pas posés à l'envers et sept animaux sur douze, mal orientés, semblent s'éloigner d'Orphée, comme si sa musique n'avait pas le don de les charmer. Ce grossier contre-sens, Artaud l'aperçut à la réflexion, avant qu'il fut trop tard. Mais ceci n'explique pas, tant s'en faut, toute la différence entre la mosaïque du dessin et celle du musée. Cinq animaux de la première regardent à droite et sept à gauche. Donc, pour obtenir le résultat que nous avons sous les yeux au musée, la double symétrie des poses, il n'aurait pas suffi de changer l'ordre relatif des animaux d'abord choisis ; il aurait été nécessaire, mais suffisant aussi, de remplacer un de ces animaux. Pourquoi en a-t-on remplacé, non pas un, mais neuf? Sans doute, parce que les mosaïstes, en les examinant de près, trouvèrent qu'ils n'étaient point, comme l'avait cru Artaud, parmi les mieux conservés. Ainsi seulement nous concevons qu'on ait éliminé, par exemple, le lion dont nous pouvons apprécier l'effet décoratif dans le vestibule des Antiques ; et le coq, alors que, selon Cochard, « le paon et le coq se distinguaient par l'éclat de leurs plumages ». Le dossier des archives ne renferme aucune pièce qui mentionne les nouvelles instructions données aux mosaïstes qu'il fallut bien délier de leur engagement strict : elles furent, selon toute vraisemblance, verbales.
I. Dans V Inventaire des mosaïques de la Gaule S une planche de l'album reproduit en noir la mosaïque telle qu'elle est au musée, avec renvoi au n° 242 du texte, dont la notice est ainsi conçue: « St-Romain-en- Gal..., 1822. La composition primitive comprenait cinquante caissons, dans le centre de chacun desquels était représenté un animal différent^ Reste le sujet principal, Orphée assis jouant de la lyre, et un entourage composé de douze médaillons (2 m. 58X 2 m. 58). Musée de Lyon (1823)» 2. Mais d'après le même Inventaire ^ nous aurions au musée une autre mosaïque d'Orphée, le n^ 201 : «Ste-Colombe. Dans la vigne de Montant 3