‹ Moscou en flammesChapitre 3 sur 23 · Staroste, l'ancien du village · texte numérisé non relu

Staroste, l'ancien du village

nine avait demandé à Pérovsky de veiller au départ de Dmitry, qu'il aimait tendrement.

— Et toi, Mitinka 2, disait Iéfimovna s'agitant dans la maison son trousseau de clefs à la ceinture, ne t'inquiète de rien ! La maison de ton père sera bien gardée. La princesse viendra elle-même de Lioubanovo nous donner des ordres. Lors du baptême de son petitfils, elle m'a dit : « J'ai de bons yeux, je verrai de Moscou ce qui se passe, que tout ce qui appartient aux maîtres soit bien soigné. Le seigneur est au-delà du Volga et son fils part pour l'armée. Dieu sait quand il pourra se mettre à son ménage ! C'est à toi de veiller.. »

— Tranquillise-toi, Iéfimovna; avec une ménagère comme toi nous pouvons tous dormir sur les deux oreilles.

Iéfimovna, flattée, essuya ses larmes en tortillant les boute de son châle.

— Ecoute, chère bonne, ajouta Mitia. La paix une fois faite, je prendrai femme, moi aussi, et c'est dans cette salle que nous célébrerons la noce.

— C'est un peu tôt pour toi, Mitinka, de penser à ces choses : il te faut servir tout d'abord, répondit la brave femme en pleurant.

Le soir, tous les apprêts étaient terminés. Les kibitkas de Mitia et de Vassili attendaient devant le perron. Mitia, ému, adressait une dernière recommandation à la ménagère :

— Fais bien nettoyer mon fusil de chasse, tu sais où il est ; n'oublie pas non plus mes lignes de pêche et les pistolets du grand-père !

Puis, se tournant vers Pérovsky :

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