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nient dit parc des fauconniers, dont le nom évoque le souvenir tles anciennes chasses tsariennes. Ce parc est pour Moscou ce que le bois de Boulogne est pour Paris. Peut-être vaut-il mieux direle Vésinet. Malgré la splendeur de sa végétation, de ces conifères et de ces bouleaux qui portent en eux je ne sais quelle grâce mélancolique, il ne répond nullement à l'idée d'une forêt vierge. Nous sommes loin du temps de la chasse au faucon.
On chercherait en Vain, je crois, sous les ombrages de Sokolniki les chevreuils qui se rencontrent encore dans certains fourrés du bois de
Château de Petrovsky aux environs Je Moscou.
Boulogne. D'un rond-point central partent en éventail un certain nombre d'avenues bordées de maisons de campagne (datchas) en bois, d'un style souvent fort pittoresque et dont quelques-unes suffiraient à justifier une excursion dans ces lointains parages.
Quelques-unes présentent des types exquis de cette architecture en bois dans laquelle les Russes excellent. Autour de la plupart règne, à la hauteur du rez-de-chaussée, une galerie de bois abritée par une vérandah qui, pendant la chaleur de l'été, abrite les datcluiikis en villégiature et leurs hôtes.
Heureux qui a pu jouir pendant les belles soirées d'été de la cordiale hospitalité russe et des longues conversations dirigées par l'aimable maîtresse de maison qui trône devant le samovar 1
Toute la région Est de Moscou est fort pauvre en monuments. En redescendant vers le quai de la Moskva, nous rencontrons au confluent
de la petite rivière laousa un ensemble plus colossal que majestueux de bâtiments. C'est la Maison des Enfants trouvés ou comme dit la dénomination russe, la Maison d'éducation (Vospitatelny doni;, grandiose établissement de bienfaisance c[ui remonte au règne de Catherine II. Un peu plus loin, également au bord de la rivière, s'élève le nouveau Couvent du Sauveur, l'un des plus anciens de Moscou. Il date du Xlli" siècle.
La Porte Kroutitskaï.i.
Sous sa forme actuelle, il remonte au xvi'. Sa grande muraille blanche lui donne l'aspect — familier aux couvents russes — d'une forteresse. L'une de ses nombreuses églises possède une image du Seigneur, une icône achiropoïète (non faite à la main), image miracideuse apportée au xvr siècle de Viatka et qui est l'objet d'une dévotion toute particulière. Ce monastère, au temps jadis, dépendait du prikaze, autrement dit de la chancellerie du grand palais, et les membres de la famille tsarienne se plaisaient à y faire leurs dévotions. Plusieurs des premiers Romanov y sont enterrés, notamment la mère du tsar Michel morte en religion, sa sœur Irène, ses frères Boris, Nikita, Léon, Jean.
L'église de la Transfiguration, construite par le premier Romanov, possède, comme les églises du Kremlin, de grandes peintures murales où figurent accolées comme dans la cathédrale de l'Annonciation (voir p. ,^8)