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comlnittants. L'œil ne sait où se reposer. J.es coupoles elles-mêines n'ont pas échappé au décorateur. Celle du centre nous offre une image colos-
Intérieur de la Cathcdrale de l'Assomption.
sale de Dieu le Père; les coupoles des quatre angles sont occupées par la Vierge, le Dieu des armées, Emmanuel et le Sauveur. .Sur les murailles se déploient des épisodes du jugement dernier, de la vie de la Mère de
Dieu (les Russes ne disent jamais la Vierge), les sept conciles de l'Kglise grecque; le long des quatre piliers montent des anges, des saints, des chevaliers. C'est entre ces piliers que l'empereur est sacré. Le métropolitain oint de l'huile sainte le front, les sourcils, le nez, les lèvres, les oreilles, la poitrine et les mains du souverain. Puis l'empereur pénètre dans le sanctuaire par la porte royale et communie.
Devant le pilier de droite, en face de l'iconostase, s'élève l'ancien trône en pierre du patriarche; devant celui de gauche le trône du tsar Alexis iMikhaïlovitch; un autre trône en noyer rejeté dans le bas côté de droite passe pour avoir été celui de saint Vladimir.
C'est dans la cathédrale de l'Assomption que s'est accompli l'un des actes les plus importants de l'histoire russe; c'est là que fut élu en Février 1613 le premier Romanov Michel P'edorovitch.
Plus petites en général que les nôtres, les églises russes comptent moins de chapelles. La cathédrale de l'Assomption n'en a que trois. Ce temple où l'on couronne les empereurs garde les dépouilles de neuf patriarches. Rien sauf la vénération populaire ne révèle la haute dignité de ceux qui dorment sous ces voûtes.
Au temps jadis avant le règne de Pierre le Grand, la cathédrale de l'Assomption était le théâtre d'une représentation dramatique qui ressemblait à nos mystères catholiques. On y représentait le dernier dimanche de l'Avent l'épisode biblique des trois enfants dans la fournaise. Aujourd'hui, c'est dans cette cathédrale que s'accomplit le jeudi saint le rite traditionnel du lavement des pieds.
L'iconostase a été renouvelée en 1882 à l'occasion du sacre de l'empereur Alexandre III; elle est constituée par une riche cloison en vermeil décorée de cinq rangs d'images et garnie de pierres précieuses.
A gauche de la porte royale on vénère l'image de la Vierge de Vladimir attribuée à saint Luc. Elle avait été apportée de Kiev à Vladimir et de Vladimir à Moscou. Les pierreries qui la garnissent sont évaluées à près de huit cent mille francs. L'émeraude qui brille au front de la Vierge vaut plus de soixante-quinze mille francs.
Pendant l'invasion de 1S12, l'image sacrée quitta Moscou et retourna à Vladimir d'où elle était venue. Une autre image du Sauveur dite à la robe d'or — les vêtements du Sauveur sont tout en or massif — est attribuée à l'empereur Manuel de Constantinople,mais elle vient de Novgorod la Grande d'où elle fut apportée avec la cloche du vietché et