DERNIER AVERTISSEMENT
Corfe, sans mot dire, fourra le papier dans sa poche.
Joé Blanket ne posa pas la moindre question. Il avait lu, lui aussi, la courte missive.
Les deux policiers, ayant gagné la place Clichy, prirent le métropolitain qui les conduisit en quelques minutes au quai des Orfèvres.
Bien que les horloges marquassent minuit, lorsqu'ils y furent, M. Serpier, qui venait d’arriver, après une perquisition, exécutée dans un tripot, était encore dans son cabinet.
Il reçut immédiatement les deux hommes.
Corfe, le plus rapidement qu'il le put, fit le récit de ses aventures ou plutôt de ses mésaventures jusques et y compris le cambriolage dont il venait d’être la victime.
M. Serpier ne fit pas la moindre observation.
— Et vous, monsieur Joé Blanket, qu’avez-vous de nouveau ? questionna-t-il l’Anglais.
— Rien !... Rien que des pistes très vagues... Il faut que je les vérifie avant de vous donner des certitudes, monsieur le chef de la Sûreté !
— Le secrétaire du professeur Haymann vient de mourir ! fit M. Serpier. Et les caractères tracés sur les papiers saisis sur votre sosie, monsieur Blanket, et sur le jeune Piebald, ne signifient rien, ou peu de chose... Je vais vous les montrer !