‹ MoussorgskiChapitre 51 sur 83 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Suzanne est partie.

— Méprisée! oubliée! repoussée! s'écrie Marthe.

Dosithée. — Le prince André?

Marthe. — Oui ! il a voulu me tuer.

Dosithée. — Mais qu'y a-t-il, Marthe, entre vous?

Eperdue, extasiée, Marthe reprend son chant.

ce Comme les cierges de Dieu, nous brûlerons tous deux et nos âmes sœurs, dans le feu, dans la fumée, monteront aux cieux ! »

Puis, elle se tourne, dans un élan d'âme, vers Dosithée : c Ah ! mon amour est horrible ! mon âme ne repose plus, ni le jour ni la nuit! Je ne respecte pas les lois divines, mon amour est criminel. Si mon amour est criminel, mon père ! tuemoi, que la chair meure, mais que l'esprit soit sauvé ! »

Dosithée. — Marthe ! Enfant malade !

crois-moi, je suis le plus grand des pécheurs. Notre lâcheté est dans la volonté divine. Allons, endure, mon amour, la souffrance ; aime comme tu aimas et le

passé passera Ils sortent.

KHOVANTGHINA 217

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