SCÈNE IV
Marthe allume un cierge et met le feu au bûcher. Tandis qu'il brasille et flambe, les voix des raskolniki, lentes, douces, unies, montent avec leurs regards vers Dieu.
Les soldats envahissent la scène, et reculent en des mouvements d'horreur devant le spectacle qui s'offre à leurs yeux,
Et le rideau tombe, tandis que de l'orchestre montent, brutales et triomphantes, des voix guerrières annonçant l'éclosion du monde nouveau, la Russie moderne.
La Khovantchina n'a pas été représentée
dans les théâtres impériaux de St-Pétersbourg et de Moscou.
En février 1886, la société dramatique musicale de St-Pétersbourg en a donné quelques représentations, sous la direction de M. Holstein. Bien que l'exécution laissât beaucoup à désirer, l'effet du drame fut très grand.
En octobre 1892, le drame de Khovantchina a été donné à Kief, et en octobre 1893, à Pétersbourg dans un théâtre privé.