‹ MoussorgskiChapitre 69 sur 83 · LA MUSIQUE JUIVE · texte numérisé non relu

LA MUSIQUE JUIVE

gèrent point à faire, dans leur quête de succès, les musiciens d'origine juive comme Halévy, Mendelssohn, Meyerbeer.

Il retrouva, guidé par son tact de rapsode, sous des traits défigurés par le temps et la misère, une Beauté pure, virginale, demeurée intégrale pour le compatissant qui voulait la voir,

Moussorgski, par Josué Navine, par le Cantique des Cantiques, découvre dans l'art musical une mine nouvelle, inaperçue jusqu'à lui. Ces œuvres originales, dont il a fait connaître la source, apportent un argument décisif contre les assertions des critiques qui prétendent que l'art juif ne se colore que de reflets. D'autre part, elles font regretter que le juif, par la fatalité des faits ou un défaut d'organisation, qui n'est peut-être pas irrémédiable, tende à perdre son originalité de race dans le frôlement des nationalités diverses, au lieu de s'acheminer librement, sans gauchir ni tergiverser, dans ses voies naturelles.

Si l'on est curieux de voir les gangues d'où furent extraits ces diamants, il suffit

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de se reporter à la caricature de Samuel Goldenberg et Schmuyle, des Tableaux de l'Exposition, dont je parlerai plus loin.

Sans Soleil !

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