XLV. — LA >0CE
Le jour si impatiemment attendu par Isidore est enfin arrivé. Dès onze heures du matin, Péroline est parée ; la toilette de mariée lui sied à ravir; elle porte la couronne virginale avec autant de modestie que de pudeur, bien d'autres la portent avec fierté qui n'y ont pas les mêmes droits qu'elle. Mais on a toujours raison d'avoir l'air d'être digne de ce que l'on a.
Mademoiselle Rosinetle est habillée avec autant de goût que d'élégance, elle va, vient, court dans la ciiambre, et depuis le matin, ne reste pas un moment en repos ; elle fait infiniment plus d'embarras que la mariée; elle se met à chaque instant à la fenêtre en s' écriant : J'entends les voitures, on vient nous chercher.
Léopold, dans son costume neuf, n'ose pas marcher et courir de crainte de se salir et de se tacher.
L'oncle Gaspard est descendu de son réduit avec sa toilette neuve ; rien ne lui manque, si ce n'est des gants.
Isidore ne se fait pas attendre; il est resplendissant de bonheur, d'amour, de plaisir. Il vient chercher sa future, il a en bas une remise qui peut contenir six personnes. Mais M. et madame Cadet doivent se rendre à la mairie de leur côté avec leurs enfants. Tout le monde s'y trouvera, et de là on doit se rendre à l'église.
Isidore reste en admiration devant Péroline, il ne peut se lasser de la contempler et dit à Gaspard :
— Ah ! mon oncle !... voyez donc comme elle est jolie... Que je suis heureux d'épouser une femme .oi gentille.
— Oui, mon ami, si jolie, si sage, si douce... c'est un vrai trésor que tu vas avoir.
— Ah ! si l'on bavarde, nous serons en retard, dit Rosinetle, et ce ne serait pas poli de faire attendre les grands parents !
— Soyez tranquille, petite cousine, nous ne serons pas en retard... A propos... faites vos adieux à ce logement, car vous n'y reviendrez plus... des commissionnaires, dont je suis sûr, vont transporter tout ce qui est ici dans notre nouveau local, boulevard Sebastopol.
— Ah 1 mon ami, qu'ils n'oublient pas les deux gravures de mon père, surtout... et qu'ils les placent comme ici... dans la chambre où nous nous tiendrons presque toujours...
— Soyez tranquille, ma chère Péroline, j'ai donné mes ordres en conséquence... Je sais combien ces tableaux vous sont chers !... Mais pourquoi Samsonnac n'est-il pas venu avec nous.
— Grosse-Tête nous rejoindra à l'église... Partons-nous.,.. Vous verrez que nous serons en retard.
Féroline jette un dernier regard sur cette pauvre chambre où elle a passé parfois de bien tristes jours ; mais le malheur attache quelquefois plus que le plaisir.
Enfin, on est en voiture, et Rosinetle saute de joie, puis tout à coup elle regarde Gaspard et s'écrie :
— Ah ! mon oncle qui n'a pas de gants... il faut les mettre pour entrer à la mairie, n'est-ce pas, mon cousin.
— Sans doute, vous avez des gants blancs, n'est-ce pas, mon oncle ?
— Des gants blancs... Ma foi non, mon ami, je n'y ai pas pensé du tout.
— Oh I mais il vous en faut... Nous allons faire arrêter la voiture devant la première boutique de gaatier.
LA FAMILLE BRAILLARD
— Comme c'est lieureiix que je me sois aperçue do cela ! dit Rosinette. Vo.ycz-vous mon oricli! donnant la main à la mariée et sans gantl... C'est pour le coup que madame Cadet se serait moquée de nous.
Isidore fait arrêter la voilure devant un marchand de gants. Mais Gas|iard ne bouge pas, il se contente de dire à son neveu :
— Je ne sais pas acheter des gants... Allez-en choisir pour moi... Voyez, j'ai une grosse natte... et je ne veux pas ôlre gôné.
Isidore se hàle de descendre et d'aller acheter des gants, il commence à croire que son oncle n'a jamais d'argent sur lui.
Enfin, Gaspard a des gants. On continue la route. On arrive à la mairie en même temps que la famille Cadet, et l'on y trouve bientôt Samsonnac eu grande tenue, et dont la chevelure est bouclée de façon que sa tête pourrait de loin remplacer celle d'un lion.
La cérémonie de la mairie s'accomplit comme c'est l'usage ; ma- Jame Cadet est très-satisfaite de la toilette de la mariée ; elle se montre toujours aussi gracieuse avec son heau-frère, et envoie Exupère et Aurore embrasser leur oncle. Maître Désiré Gaspard est présent, et il va complimenter Péroline en lui annonçant qu'il a reçu une lettre de sa fille qui le prévient qu'elle est indisposée et îie pourra assister au mariage de sa cousine. La jenne mariée feint de recevoir cette nouvelle avec chagrin, mais au fond du cœur elle ne regrette nullement l'absence de madame Hogille.
Maître Désiré va ensuite frapper sur l'épaule de Gaspard en lui disant :
— Eh bien ! tu es donc toujours un farceur, toi, tu aimes à tromper Ion monde, tu te dis pauvre quand tu es riche. Au reste, tant mieux, sois persuadé que j'ai appris avec joie qu'il en était ainsi.
Gaspard reçoit ce compliment avec son air narquois et sans y répondre un seul mot.
Beaucoup de connaissances de madame Cadet et de son mari assistent à là cérémonie, car la grosse dame n'a pas manqué de dire à tout le monde qu'on y verrait leur frère le millionnaire, qui revient de la Californie et qui a fait à la mariée un cadeau princier.
Tous ces gens-là, lorsqu'ils sont réunis à la mairie, regardent avec curiosité Gaspard Braillard et se disent entre eux :
— Pour un millionnaire, il n'a pas l'air de faire de l'embarras... il a même des manières fort simples.
— Et il prend du tabac dans une horrible petite tabatière... Vous aavez ? une queue de rat.
— C'est sans doute par originalité.
Madame Cadet n'a pas paru très-satisfaite de recevoir Samsonnac; celui-ci lui fait une salutation chaque fois qu'elle le regarde, et il se tient si raide avec son habit noir, et ses cheveux forment une si grosse touffe, qu'elle finit par ne plus regarder de son coté; lorsqu'on sort de la mairie, de nombreuses voitures, retenues par Isidore, font la queue devant la porte, et madame Cadet, qui est persuadée que c'est Gaspard qui les a louées, s'écrie •
— Ah I j'espère que le l)eau-frère fait bien les choses I il ne veut pas que personne de la société aille à pied... dame! on est millionnaire ou on ne l'est pas.
A l'église tout se passe parfaitement bien. Outre les connaissances
des époux et les personnes de la noce, il y a beaucoup de monde,
car on a su que la mariée était fort jolie et bien des gens sont curieux
de la voir.
Samsonnac a trouvé le temps de dire bas ;\ Isidore :
- — Qui est-ce qui s'est chargé de commander la cérémonie de l'église?
— C'est moi, répond le jeune homme. Mon oncle m'a dit quil ne s'y entendait pas.
Et le jeune Bordelais lit la grimace en murmurant :
— Il faut espérer qu'il s'entendra un de ses jours fi payer mon tailleur.
Au moment où la mariée sortait de la sacristie, donnant la main au père de son mari, un jeune homme fort élégant, .^ui se tenait exprès sur son passage, lui l'ait un salut profond et respectueux.
— C'est M. Archibald, dit Isidore après avoir échange un salut avec ce monsieur qui est venu à la campagne de son père.
— Oui, oui, dit Rosinelte qui est alors près du marié. C'est ce monsifiur-Ià avec qui Grosse-ïiMc a manqué de se battre.
— Commentl ce serait lui... qui avait poursuivi, insulté l'éroline?... Madciiiiiisello Unsiiictli' s'éloigne vivement d'Isidore parce (lu'olle
s'api'iroit lu'clle vient de l'dmnu'ttre une sottise. Isidore se rapproche de Saïasonnac, en lui disant :
— Est-il vrai que ce jeune honnno qui vient do saluer ma femme BOit celui avec qui vous avez dû vous battre on duel ?...
— Ce monsieur là-bas!.. . ma foi, je crois que oui... Eh bien! après... que vous importe?.. Vous scmblez tout irrité...
— Pourquoi se permet-il de venir ici... de saluer ma femme?...
— Mon cher ami, il a salué votre fenune fort respeclueusemenl... 11 a, comme tout le monde, le droit d'assister à une cérémonie religieuse... et de ((uoi diable allez-vous vous occuper, dans un si ho.iu jour... Tenez... voyez... votre charmante fomuic se retourne et vous cherche des yeux... étonnée de ne point nous voir près d'elle...
— Ah ! vous avez raison, je suis un extravagant ! je n'ai pas le sens commun !... Je ne dois songer qu'à l'éroline et à mon honneur.
Isidoro couil rejoindre sa femme, son humeur se dissipe, cependant
cet incident a laissé une forte impression dans son esprit, il retourne plusieurs fois la tête pour voir si .M. Archibald est encore li, mais c'est en vain qu'il regarde à droite et à gauche, l'ami intime de M. Rogille a disparu.
Le repas de noce est aussi gai que peut l'être une réunion dont la majeure partie se compose de gens qui ne .se connaissent pas; les uns croient devoir être gourmés pour avoir l'air comme il faut, et les autres se taisent parce nu'ils ne trouvent rien à dire. Les manés, placés vis-à-vis l'un de I autre comme c'est l'usage, te regardent et cela leur suffit ; Gaspard Braillard ne s'occupe qu'à bien manger et à Lien boire; son frère, M. Cadet, à caresser sa perruque; l'avocat à causer avec un vieil avoué, et madame Cadet à compter les plats qui sont sur la table, et les divers vins que l'on sert, tout en disant i chaque minute, à un monsieur assis à côté d'elle :
— Décidément, mon beau-frère le millionnaire fait très-bien les choses... Ce repas est magnifique... rien n'y manque!... Cela lui coûtera gros ! mais il s'en moque pas mal ! et regardez-le ! quelle simplicité, quelle originalité I... il ne fait aucun embarras... on le prendrait pour un modeste employé surnuméraire.
— C'est vrai, répond le voisin ; mais, par exemple, il fait honneur au repas qu'il a commandé... il mange et boit comme quatre! C'est ce qu'on appelle un beau coup de fourchette !
Samsonnac, qui se trouve |)lacé entre Kosinette et une jeune dame assez gentille, trouve de temps en temjis le moyen d'égayer sa voisine avec quelques bons mots, quelques remarques piquantes, cl ue manqua pas d'incliner la tète chaque fois que madame Cadet regarde de son côté. Le jeune Exupère cl sa sœur Aurore se bourrent à qui mieux mieux, et Samsonnac offre à sa voisine de parier que, sans Louper de place, il enverra des olives dans la bouche du Deux-Mille qui est presque en face de lui.
Madame Cadet, que le Champagne rend très-loquace, s'écrie au dessert : — Ah ! quel dommage que ma nièce, madame RogiUe, ne soit pas des nôtres.... une si belle fête... un si beau repas !
— Elle est indisposée, répond l'avocat. Il faut qu'elle soit vraiment mal portante pour avoir manqué une journée agréable.
— Mais j'ai vu avec plaisir que M. Archibald de Saint-Ouen assislait ce matin à la cérémonie de l'ét;lise... C'est un monsieur qui est fort distingué... Viendra-t-il ce soir au bal... Isidore l'avez-vous invité ?
Isidore se mord les lèvres, car il a vu qu'au nom d'Archibald Péroline avait changé de couleur et il répond d'une voix brève ;
— Non, madame, pourquoi donc aurais-je invilé ce monsieur que je ne connais pas ?...
— Vous avez donc oublié qu'il nous » fait l'honneur de venir nous voir à notre maison de campagne de Livry ?
— Je me rapi)elle en effet que ce monsieur y est venu, mais pour chercher madame Rogille et son amie ; il n'a pas seulement voulu se reposer chez nous.
Madame Cadet fait la grimace en se disant : — Quel imbécile ;(ue mon beau-fils I Et il n'est plus question de M. Archibald, au grand contentement des mariés, auxquels le nom seul de ce monsieur est toujours désagréable à entendre.
Le bal est digne du dîner et infiniment plus gai, parce que beaucoup de jeunes étudiants en médecine, amis d'Isidore, viennent aup- MiiMiter la réunion. C'est à qui fora danser la mariée. Mademoiselle Uosinetle, dont tout le monde admire la gentillesse, est aussi obligée d'inscrire par numéro le nombre de ses inviialions, landis que sa cousine, mademoiselle Aurore, est souvent obligée, pour danser, d'avoir recours à son frère, qui ne le fait jamais qu'en rechignant.
On a dressé quelques tables de jeu pour les gens qui ne dansent pas, car il faut, dans une réunion, lAcher que tout le monde s'amuso. Quelques papas font le whist; une lable d'ecarlé est établie pour les jeunes gens qui affectent île ne point danser, probablement parce qu'ils s'en acquitteraient trop mal.
Gaspard Braillard est allé regarder les joueurs d'écarté; bientôt son frère Cadet arrive près de lui, et lui dit :
— Sais-tu jouer ce jeu-là?
— Ah! bigre, je crois Lien que je le sais! A San Francisco, on y passait des nuits entières. Au reste, je connais à peu près tous les jeux.
— Pourquoi ne joues-tu pas, alors?... je parierais pour toi... lu dois èiro heureux au jeu... Il y a un proverbe qui dit : L'ejiu va toujours à la rivière... eh! eh!
— Je ne joue pas parce que je n'ai nas d'argent... sur moi. . .
— Ehl mon elier ami, que ne le disais-tu I Ce n'est pas cela qui doit le gêner... et, entre frères, la bourse de l'un doit toujours être au service de l'autre. . .
— C'est gentil, ce que tu dis là, Cadet, c'est dommage que tu ne pratiques pas toujours ces maximes-là!
— Ah! ah!... il plaisante sans cesse, ce diable de Gaspard!... Tu as toujours aimé à plaisanter... Veux-tu de l'argent? tiens, voiii>ingl francs, en as-tu assez?
— Oui, avec de la veine, c'est suffisant pour faire sauter tous ces jeunes mirmidons.
Gaspard se met à la l.ible d'écarté; ou jouait un jeu fort modeste. et lorsqu'on lui voit avancer une pièce de cinq ftaucs. tous les joueurs se n'ganWul en disaul : — C'est le millionuaiivî Ces messieurs, après
do
LA FAMILLE BRAILLARD
A'ètre lonplempg coosultés, parvioDDCul, en se mettant six, à faire les ciuq fi-aiics.
— Je pario dix sousl dit il. CuJet, effrayé de voir son frère jouer si gros jeu. Le pari est tenu. La parlie s'engage et Gaspard perd.
— Ma revunciie? dit-il à son vis-à-vis, qui s'eiupr(;sse de lui accorder sa demande. Celte fuis les cinq francs se font plus facilement, et M. Cadet parie encore dix sous.
Gaspard perd la revanche comme il a perdu la première. Mais au lieu de, se lever, il reste îi sa place en disant :
— Encore une... les dix francs... Ça va-l-il!
Mais les dix francs ne sont pas tenus par les rats oui gagnent; ils ne l'ont pas plus de cinq francs et les dix sous de M. Cadet.
Gaspard perd cette troisième partie, et il jclte sur la table les cent sous qui lui reslcnl, en disant :
— Allons, messieurs... encore celle-ci, ce sera probablement la dernière.
La parlie est engagée, et Gaspard la perd comme les autres, il quitte alors la lable, en disant en riant :
— Je suis ce qu'on appelle nettoyé!
— Sapristi! dil M. Cadet, tu perds vingt francs comme si tu avais perdu dix sous, on voit bien que lu roules sur l'or... Moi, j'ai perdu quarante sous cl je les regretli- beaucoup!
— Mon cher ami, vois-lu bien, le jeu est un hasard... on a de la chance ou on n'en a pas... Aujourd'hui, je crois que lu me prêterais encore vingt francs que je les perdrais comme les preniiers...
— Tu feras bien mieux de ne plus jouer.
Le bruit se répand bientôt dans le bal que le frère millionnaire a perdu à l'écarté des pièces de cinq francs comuie si c'était des centimes, et M. Cadet s'approche de sa femme et lui dit à l'oreille :
— Je lui ai prêté vingt francs.
— A qui?
— A mon frère Gaspard.
— Vous avez bien fait... vous avez très-bien fait... Prêtez-lui en encore s'il en veut... Vous comprenez bien qu'il nous rendra tout cela avec usure!...
— C'est ce que j'ai pensé... Je vais rôder autour de lui pour voir s'il en veut encore.
Mais Gaspard ne se soucie plus de jouer; il boit beaucoup de punch, ce qui le met en si joyeuse humeur, qu'il invile madame Cadet à danser. Celle-ci ne se sent pas de joie, elle prend la main ([ue lui offre son beau-frère, comme si elle prenait un bâton de maréchal; elle se carre, elle fait bouffer sa robe, elle veut la plus belle place du bal; il faut qu'on se range et qu'on lui fasse beaucou[i de place. Enfin l'orchestre donne le signal, alors la grosse Eudoxie s'élance avec son cavalier qui a quelque peine à la soulever lorsqu'on fait la queue du chat; mais bientôt Gaspard se met en train, alors il ne s'arrèle plus, danse à tort et à travers, écrase le pied de l'un, marche sur la robe de l'aulre et envoie ses jambes à tout le monde. Madame Cadet trouve celle danse ravissante, bien que sa robe ait reçu aussi quelques accrocs ; elle ne cesse de s'écrier :
— Esl-il gai!... est-il pétulant!... 'Voilà comme on danse en Californie, messieurs!... Ahl ils sont bien plus forts que les Parisiens par-là!
Tout le monde n'est pas de l'avis de madame Cadet, car plusieurs danseuses, ennuyées de recevoir des coups de pied, ont abandonné le quadrille avant sa fin, et il est heureux qu'il ne tarde pas à terminer ,sans quoi madame Cadet et son cavalier allaient se trouver seuls et obligés, pour danser, de se faire vis-à-vis.
Quant à Samsonnac, il fait l'admiration du bal par sa danse qu'il entremêle de temps à autre de ces pas espagnols que Juanila lui a montrés. On fait cercle pour le voir danser, puis on demande à madame Cadet quel est ce jeune homme qui danse si bien, et si ce n'est pas un artiste de l'Opéra. La grosse Eudoxie répond :
— C'est un simple artiste en vins! J'aime mieux la danse de mon beau-frère.
Et Samsonnac, en passant à côté de cette dame, a bien envie de lui dire à l'oreille : — Quelqu'un qui ne vous craint pas!
Il n'est si beau jour qui ne finisse, dit-on; mais celui-là, tel beau eu il soit, semble toujours un peu long au marié. Isidore a respecté la pudeur de sa femme en restant avec elle jusqu'à la fin du bal; il a bien fait : il n'y a qu'un bal de noces dans le mariage, et il v a tant de nuits ! '