‹ MoustacheChapitre 142 sur 281 · K BOSSU · texte numérisé non relu

K BOSSU

— Oui, chez dé bonnes gens» que j'ai oWigéM jadi«... d'anciens ter-

vit«iirs dé ma f.imille; ils ont v..iilii àt-jut*: fore* me retenir... je n'ai

pas osé les refuser, dé crainte dt^ les blesser, et ils m'ont régale...

Ah: sandi.^! c'est etfrayant, t"ut ce qu'ils m'ont force dé mangt»!.- Les v..yageurs'nea{arrêt<-':it nlus que p'tur diner. Cette fois, le s^-

diâiint màmuis descend et entre à l'auberge avec Taquioet, qui 1

dit:

— Allez-vous dioer à la table des voyageurs, avec iiK>it

— Ma foi oui, qiioic|ue je n'aie guère faiiû; mais c'est pouruepoir me séparer de vous.

— Vous êtes trop aimable.

Le giLscofl se place en etïA à côté de Tarpiinel; celui-ci remarque que pour un homme qui n'a point d'appeUl, M. le man^uis joue de la michoire'avec mie dextérité sans .■<;ale; et à la promptitude av.c laquelle li dévore, au talent qu'il montre \xhit se faire servir et enlever les meilleurs moiceaiix des qu'ils paraissent sur la t^b e, Taquinet s'étonne que ce monsieur ait flit la veille autant de mal dry tiibles d'hôtes, puisqu'il s.i:t si bien y tenir sa place.

Ceiwndant le cri en voilure ! vient de se faire entendre. On se lève, et M. de Fortensac dit à Taquinet :

— Payez ce diner pour moi, je vous prie ; je ne veux pas changer. Taquinet paie deux dîners, en se disant :

— Mon compagnon de rout" est un peu sans façon; mais c'est un marquis... et ses manières d'agir sont celles des gca« du grand monde. D'ailleurs, d'après ce qu'il m'a dit, s'il rend toujours trois fois ce qu'il a re^u, me voilà certain de diner trois fois gratis... nom d'un petit bonhomme!... on pourrait faire cle superbes sfMCulations avec ce monsieur... si on lui prêtait seulement vingt mille fr.incs, il vous

en rendrait soixante ! quel dommage que je ne sois pas capi-

Uiliste.

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