AGATHE, NANETTE
AGATHE. — Dis-moi , Nanette , quelle est cette grotte ? oii eondniteUe?
MANETTE. — Ote grotte, ah! madame, c'est une espèce de labyrinthe, j' crois qu'ils appellent ça... Ou dit que c'est ben joli ! mais comme on n'voit presque pas clair là -dedans, j' n'y vas jamais, quoique je n' sois pas peureuse , oui-da !...
AIE : Du quatrième étage.
Non, madame, c' n'est pas par crainte Que j'entrons jamais dans ces lieux ; Mais on dit que d'un labyrinthe Tous les chemins sont tortueux.
J' pensons qu'il faut un peu d'étude Pour a' tirer d'un pareil endroit.
Surtout quand on a l'habitude D'au*! toujours son chemin droit.
M. MODTOB.
AGATni. — Je ne connais pas les labyrinthes; il faut absolnment qne jt Toie cela.
AïK : Sarns mentir.
Mon défaut, celui des femmes.
C'est la curiosité ; A toutes les épijjrammes Ce penchant a résisté.
On a trop bl&mé Pandore, Mons (levorjs en convenir.
A savoir ce qu'on ignore Lorsque l'on peut parvenir,
Sans mentir, (M*)
C'est toujours un grand plaisir!
HAHETTK. — Prenez garde, madame, c'est encore grand ; tous ne retrouverez pas vot' chemin,..
AGATHE courant dans la grotte. — Oh ! je ne crains rien!...
NANKTTE. — Elle ne m'écoute seulement pas!... ah! mon Dieu I qu'ils sont jeunes!... Eh ben... v'ià not' maître qui vient par ici... Il était temps qu'elle disparaissît... Pourvu qu'elle ne vienne pas toat à coup sans faire attention...