‹ MoustacheChapitre 192 sur 281 · I : I- une figure si jolie et si gracieuse · texte numérisé non relu

I : I- une figure si jolie et si gracieuse

. — Aussi n'ai-je pas l'intention dte la perdre de vue; je vais jeter « Il giapin sur cet ohjct-là...

— Ht votre Hongroise?...

— Elle a .sa migraine aujourd'hui; d'ailleurs, mon cher, abondance

II biin ne nuit pas! voilà mon principe... Venez donc par ici; je \ .i\ suivre cette ravissante brune.

— Ah! je ne peux pas, il faut q'iç je dessine ce point de vue... I. 1»^ pallie du bois... par conséauent lè reste ici...

- lin ce cas, je vous quille pdilr m attacher au pas di; cette divi-

— Mais elle n'est pas seule...

— Oh! cela m'est bien égal... est-ce que je connais les obstacles... j' lais des cunquètes a là bai'bc des ihdrïâ', des pères, des frètes; le (I germe sourit... il nie olâil, il nràiguilloime..i au revoir, torse!

— Quel hoiunie andilcicux!

'il. Heihnrt a quitté li;jciine artiste pour suivre Georgina (|ui s'é- I 'iiiiit toujours au bias de Frânville. La làinille Gerhicr avait 1 :i!pn l'ordre de sa marche depù's iiu'ello était dans le hms di^lJan- I ..Me: d'aljiird les deux petits garrons avaient lâché lis mains de !■ ';r jiére pour cnurir à droite et à' gauche; mesdimoi?ell'is Lisa et M.irie l'oiàln^nt aussi daiiS les allées. Alors Frânville quitte le bras dé li l'i'irina en lui disant :

— Oui, je crois qu'il est bon d'avoir un peu de liberté, et qu'il iiist pas absolument nécessaire, ma chère enfant, (pn^ vous sojez (oiijoiii-s attachée au vieux grognard. Vous êtes d'âge à cûurir, à )iiL;t r coniiiie vos sœurs, et moi, je vous gênerais beaucoup pour cet I Ncrcice.

(îeorgina accepte en riant la liberté qu'on lui donne , et tout en ri ;iiaiit parfois avec ses sœurs, elle se trouve tort souvent près d'A-

i.eprndant M. Berlinet avait rejomi la jeune fille, il pass.iit et rc- |i' -sait devant rlleen lui laiieantdcs ri\L':ir,ls avec lesquels il espérait 1,1 fasciner, et (pie Georgina ne vciiianpiait même pas.

.Mais .Mexis avait fort bien remaniué l'obstination de ce monsieur à se trouver sans cesse sur les pas de celle qu'il adore, et plus il liiie fois déjà il avait été sur le point de lui en demander la raison.

Tout à coup la.voiv de Frânville se lait entendre; il appelle AIrxis, p. Il ce qu'un di'S di.'ux petits enfants vient de di.sparailrr. Smi pure \.nt le retrouver, il est déjà inquiet. Il s'agit de clurcher l'enfant ;:•■■ r. lui. Alexis est donc obligé de s'éloigner de Georgina et de ses ■ l'IIS, qui ne savent pas pounpioi on a appelé le jeune humme et coniiririit de courir et déjouer dans le bois.

M lirrllnet s'apciçoill que la jolie demoiselle qu'il lorgne n'a plus .1 I Mil liotimie près d'elle, il ne manque pas de saisir cette occasion

I ir se rapprocher, et lorsqu'elle se trouve séuarée de ses jeunes ;ii irs, il l'aliorde en lui disant :

— Vi'is êtes ravissante! vous êtes adorable! je meurs d'amour I- l'ir vous! Ite gn\ee, accordez-moi un rendez-vous pour demam... r .Miir... quand'vous voudrez .. Mais je no vous quitte pas que vous

II in'ayiz aciurdé un reudoz-vous...

(..'orgitia regarde avec surprise ce monsieur qu'elle ne connaît I . et ipii lui [larle; elle eonlinue son chemin, en disa' l :

• - \ous vous irouipi'Z, luon.-ieur je ne vous connais pas. lis notre courtier en vins ne se rebute pas facilement; il court :,• e- la jeune lille, la rejoint et recoimnei.ce à lui pirler :

— Mademoiselle, vous ne méconnaissez pas, enell'et; mais c'est f r l'aire connaissance (jue je vous demande la faveur d'un entrc- . Il .. J'ose croire, lorsque vous me connaîtrez mieux, que vous ne \ :> repentirez pas de m'avoir écouté; je ne suis p'oiat un premier • liii

l'.i disant cela, le monsieur au monocle se tenait toujours devant ,' 1 -ina, afin de l'einièelier d'aller rejoindre ses sœurs. Celle-ci fait l'U,.- ses elVoi'ts pour passer en disant:

— làieoie u"e fois, monsieur, je vous répète que vous vous trompez... vous me [ireiiez sans doute pour une autre...

— Vous êtes faites pour tourner la tète à tout le Jockey-Club!... Oh,' quels yeux!...

— Moiiîieur, je vous prie de me laisser passer... je veux rejoindre mes .-onirs...

— Non, vraiment... je ne vous laisserai point passer sans avoir obUiiu une réponse favorable...

J'ai du monde avec moi... Je vais

— Prenez garde, monsieur, appeler...

— Je me moque pas mal de t/jut votre monde... vous ne pisserez pas...

— C'est ce que nous allons voir. ii,,'i-.or' ^\-,;-,i- M, v . oui »<?. nait de 'rejomdre Georgina, p" r.-- Irouvé par son père devant un oi

bSJ Frânville et le jeune vûi.sin a,.. ..> ,. ,,, ,j,,j ; ,.-,--.. rc-

cherofies.

M. licrlinet e^t resté un peu déconcerté en vojranl Al' \is qui es* vertu se planter devant lui. Quant « '""-irgina, ëljc s'cm[.>ressc d* dire :

— Ah! que vous venez à propos, monsieur Alexis, voilà ce monsieur que je ne connais pas, tt qui prétendait m'eirijfôcher de pa»s<.r, et fpii mi' demandait un rendez-vous...

La colère éclate dans les yi.'ux du jeune éljcnisie, qui marche pn-.— que sur les pieds de Berlinet en lui disant : '•

-7- Vous demandiez un ri-ndez-vtri à madt nloi^t)|e; pfjurqui dont la prcniez-vous?... Répondez...

liei linet est fort troublé, mais il Ijkhe de reprendre de l'assurance en répondant :

— Qu'est-ce que cela vous fait?... de qu"i v-.ii im'-i. /-v -us?... Jo ne vous connais pas... Laissez-moi tranipiil,

— Ce que cela me fait que l'on insulte ... Tenez, voilài()our vous rapprendre.

En disant cela," Alexis applique sur la joue de i\. b iiiuel un si vigoureux soufflet que le beau séducteur manqtrt: d'clre renversé cl que son monocle se brise sur son visage. "'"

Georgina pousse un cri. Mais Geriner cl Frânville, fjui n'élii^nt qu'à quelques pas, sont bientOi près d'elle : ilsI'brtiméTv et l'>-n <!■■ la foule qui commence à enloun-r le njo;i-ieur qui a : 1 t.

Celui ci fait des grands gestes, de gr.mds brasen <:• :

— Ah! nous allons voir!... Saenblcu! .. cela n- ■■■is ainsi, monsieur!... J'aurai volrc vie.:. je tous tuerai, ^'•u- et.- un homme mort!...

— C'est bien, monsieur, répond Alexis avec sang-froid. En attendant, vous êtes un homrtie soufllelé.... Ft vo',!s 1 a iez bien m.rilcj liiais je ne refuse pas de vous rendre raismi, je sm- préi.

' ^. Uerliiiet conliniié de se déimn i-. m -uit .ut de crier Lien fort. comme s'il cherchait à attirer 1 .t-rventum des >• rg nls

de ville. Mais Frânville, qui vii i. iior lui prend le brasen

lui disant à dni-voix :

. — Monsii'iir, quand on a vraiment envie de se battre, on r. ■ .'■.lit pas t Hil de iiruit...

— Ou' est-ce que cela vous fait, à vous?... De e = - ' -'.-il, • celui la? ^•-

— Je me mêle de ce qui me regard •■, car je s(>v ce jeune homme... Allons, inftnsii ur, votre c::" 'ivï vous cmain malin, 5 huit heures, potir ré

— ('omment, vous serez chez moi?. . ni Mer ' cbez vous... ""

Alexis, qui, depuis nn moment, écrivait au rrayi i -or '

ses lablelles, déchire la feuille et la donne à M. \' dt-

sanl :

— Voici mon adresse, monsieur, je wus aller .uil ■ licures; si vous ne venez pas, on ira chez vous...

— Très bien; demain je vous tuerai. .

— Lu attendant, donnez-nous do-.i ■ ans-i voiii' adrpss<*. monsieur, • dit Fianvilleen retenant le beau si' ii i- ' ■ ■■'■■■< •>..rj,

— .Mais ce n'est pas la peiii", pui^ ; ;

— Vous pourriez l'oublier... Oti per ; ' .** ' ne me fie pas à la vôtre... D'ailleurs, mon^iem-. e •

échiiiger ses cartes... Vous n'avez donc junais eu nenr? ~ '

— C'esl-à-dire que j'en ai en... plus que je n'ai d'aiim es .. J. n ? .. tenez, voiei ma carie... A demain...

Ft M. Berlinet, apri's avoir ilonné à Alexis une carte qu'il a prise dans sa poche, et regardée un instant, s'empresse de se penire dans la foute et de disivarailre. ' '

— .Mon Deu! cl m ideinoisellc Georgina? s'écrie Alexis, eu donc est-elle? je ne la vois plus...

— Kassurez-vous, elle esl ave • son jière et loulc sa r«millc...Tpnci, je les vois là-bas qui nous attendent .. Veiiei, mon ami...

— Ah! monsieur, est ce que vous cnijei que .M. Gerbicr va rae gronder?...

— Vous gronder! par exemple! parce que vous avez déP-ndu sa (ille conln> les eiitn'prises d'un insolent... Il vous n-inerciera. an contraire... Ru reste, nous avons été témoins du souni.-f... Ah! le Iv'.'ita siuil'lbt!... Bravo! mon jeune ami, louchez là!... Ce souITletlà m'a prouvé que je vous avais bien jugé.... Je n'aurais pas mina fait, parole d'iionneur.

Georgina pleurait, et son père rbercliait en v,iin à la ro elle pensail que le sou 111 I serait suivi d'un comb.it: on , Alexis qui revii ni avec Fr.mville, elle p nwse nn en ite joie

— Venez donc la cinsoler... clic vous croy.nl déjà urorl! dit G^r-

hV. PI'TIT IRinOllF.

Ku disant cela, Alexis applique sur le \iiage(ie Beilinet un vigoureux soufflet. (P. 55.)

bier entendant sa main au j««c honimo, il y a des gens qui vous diraient que vous avez été un {/.u vif; moi, mon cher Alexis, je dis que vous avez bien fait de ehàtler cet impertinent, car je sais par Georgina comment il s'est conduit avec elle^.

— Oh ! c'est égal, balbutie la jeune fille, je suis bien fâchée d'avoir été la cause de cette querelle!...

— Mais, mademoiselle, vous en êtes la cause innocente. Est-ce donc votre faute, si un liomrae qui passe près de vous pousse l'imper-

inence jusqu'à l'insulte...

— Mais vous vous battrez avec cet homme, peut-être... et si vous étiez blessé... Ah! mon Dieu... jcn' m'en consolerais jamais!...

— Ma chère enfant, dit Franville, ayez confiance en moi et fiezvous à mon expérience... Je gagerais vingt contre un que ce dud n'aura pas lieu...

— Pourquoi cela? dit Alexis.

— Ohl parce que votre adver-aire n'a pas du tout envie de se battre... C est un fanfaron... un nionsiFur qui fait du bruit!... On connaît ces gaillards-là. A propos, il vous a doinié son adre.-se... Voyons donc comment il ee nomme, ce particulier...

Alexis sort lacartede sa poche et Ut: Tor e, ru Rochechonart, 40.

— Ah! il se nomme Torse... C'est bien, s'il n'e-t pa- cIrz vous demain à huit heures, dit Franville, j'irai rue Rochechonart.

— J'irai avec toi, dit Gerbier, car je serai le second témoin d'Alexis.

— C'est pas la peine que tu te déranges, vas !... nous ne le trouverons pas, ce monsieur...

— Sa carte est très-coquette, reprend Alexis; voyez donc, il y a des dessins... des petits amours aux quatre coin-...

— C'est peut-être son portrait qu'il a voulu offrir avec son nom, ce monsieur!... mais ça ne lui ressi nible pa< du tout.

La famille Gerbier reprend It chemin de Paris. iMai^ cette fois Gerbier dit à Alexi.i :

— Donnez votre bras à ma fille, vous en avez acquis le droit, mon ami, car vous avez prouvé que vous sauriez la secourir et la défendre... enfin, vou< êtes un brave garçon, et ça me va!

Alexis ne se sent pas de joie, 1 1 il presse doucement contre lui ciî bras qu'on lui permet de pr- ndr ■ ; mais, quoiqu'elle soit bien h ureuse d'avoir celui qu'elle aime pour cavalier, Georgina est trist'i tout le long de la route, car elle pense au duel qui peut être la suite de »(tte aventure.

Le lendemain^ à sept heure! du nialin, tout le monde était déjà réuni ch z Gerbier. l'er^onne m; voulait sT rendre à sa b sogne

habituelle avant de savoir si le monsFeur de la veille viendrait trouv r Alexis, La porte domiant sur le carré était laissée ouvi rtc; au plus petit bruit dans l'escalier, Alexis courait s'assurer si c'était son adversaire ; car alors û aurait monté bien vite à sa chambre pour l'y recevoir.

Mais huit heures sonnent, puis la demie, puis enfin neuf heures, et per onne ne vient. Georgina est radieuse, Gerbier rit, et Franville dit à Alexis:

— Mon cher ami, vous pouvez aller à votre ouvrage comme à l'ordinaire ; tout le monde peut en faire autant. Vous voyez bien que nous avons affaire à un farceur qui nous fait poser. J'en étais sur. Au reste, je vais aller rue Rochechonart, 40, voir si l'on y connaît ce monsieur qui a des amours sur sa carte, et ce soir je vous apprendrai le ré-ultat de ma démarche...

— Franville a raison, dit Gerbier. A ce ïoir, mes enfants, et allons travailler.

On se sépare. Georgina a lai-sé tomber un tendre regard sur Alexis, et Gerbier a serré affectueusement la main de celui qu'il est heureux maintenant de regarder comme son futur gendre.

Franville s'appuie sur sa canne et marche plu^ vite qu'à l'ordinaire, parce qu'il a hâte d arriver rue Rochechonart. Enfin il a atteint le numéro indiqué, entre dans une belle maison et dit au concierge :

— M. Torse, connaissez-vous cela?

— Oui, sans doute, monsieur; c'est au cinquième au-dessus de l'entresol.

— Est-ce qu'il est chez lui, par hasard?

— Oh oui, monsieur, toujours à cette heure-ci il travaille dans son atelier.

— Dans son atelier... c'est donc un artiste...

— Comment! monsieur ne sait pas que celui qu'il demande est peintre, dessinateur...

— ,\la foi non, je l'ignorais... c'est sans doute pour cela qu'il afaif des amours sur sa carte... n'importe, au sixième dites-vous...

— Tout en haut.

— Très- bien. Je vais le trouver.

Tout en montant, l'ancien militaire se di^iif : C'est singulier! je n'aurais jamais cru que ce particulier d'hier élait un artiste... enliii nous alluns savoir ce qu'il a dan- le ventre ce malin.

Franville est arrivé à la porte de l'atelier, il trouve la clef, entre dans une grande pièce recevant du jour par le b.i-.iù et trouve Toi .se en train d'esquisser un fort grand detsi».

LE PEUT JSJDOItE.

,rfl;riv:i)iî.'!i.:''i|'

Sortez d'ici bien vite! (P. 6O.1

En voyant le tout petit artiste dont la tète et le corps n'ont pas la moindre rcsseinlilance avec le (icrsoniiage si criard du bois de Boulogne, Franvilleôle son chapeau et dit:

— Pardon, monsieur, de vous déranger, mais on m'avait assure que je trouverais monsieur Torse ici.

Le jeune dessinateur relève la tète, regarde d'un air goguenard celui qui vient d'entrer et répond seulement :

— Eh bien?...

— Eh bien, je ne le vois pas.

— Ah! vous ne le voyez pas... alors qu'est-ce que vous voyez en ce moment?

^ H me semble que je ne vois (pie vous ici.

— Eh bien?...

— Ali! sacrebleu... je n'ai pas nioiité six étages pour qu'on se moque de moi... entendez vous, monsieur!...

— Et moi je voudrais bien savoir ce que vous venez faire dans mon atelier, où vous me parlez depuis que vous y êtes en me disant que vous ne me voyez pas...

— Votre atelier... pardon, monsieur... tout cela va peut-être s'expliquer...

— Espérons-le! grand Dieu! cspérons-lj;!...

— Auriez-vous la complaisance de me dire votre nom...

— Ah! ceci Crt joli... vous venez de me le dire tout à l'heure, à présent vous me le dciiiniulez...

Franville sort la carte de sa poche et la présente au petit jeune homme en lui disant :

— Connaissez-vous cola?

— Sans doute, c'est iiiu' de mes cartes avec mon adresse.

— Alors vous êtes donc monsieur Tnr.se?

— Je vous le corne aux oreillis depuis que vous êtes entré.

— Mais ce n'est pas vous qui aviz hier insulté une jeune (ille au bois de Boulogne et n'i;ii pour cela 1111 souHV't...

— .- Non!... olv, quant à cela je puis vous assurer que ce n'ejt pas moi... je n'ai jamais rei;u de soiilllcl, et j'ose dire aussi que je n'ai jamais insulté de jeunes lilles, m n'est ni dans mes goûts ni dans mes habitudes.

— Je vois fort bien que ce n'est pas vous qui avez en hier celle affaire avec un brave garçon de mes amis, .

— Et pourtant j'ai et» hiw «i hiiis de Boulogne, je dois eu convenir.

— Fort bien, mais comment ic fait-il que celui que nous cherchons pour nous battre avec lui nous ait remis votre carte en nous disant que c'était la s-ienne...

— H s'est probablement trompe de carte.

— Non, il ne s'est pas trompe: je l'examinais attentivement, moi, et avant de nous donner cette adrr s;e, il l'a regardée avec attention.

— Alors il a voulu faire une farce...

— Faire une farce, quand on a reçu un soufllef... est-ce que tous en feriez autant...

— Non... oh non!... je suis petit... mais rageur...

— Enfin, celui qui a fait cela doit être de votre connaissance puisqu'il avait votre carte dans sa poche...

— Attendez donc... oui, je me rappelle à présent! hier, au bois de Boulogne, j'ai fait la rencontre d'un dandy qui m'a demandé mon adiosse pour f;iire faire son portrait; je la lui ai donnée, puis U m'a quitté pour courir sur les pas d une charmante jeilne fille uni paissait au bras d'un... eh pardieu... à votre bras, je vous remets à présent.

— C'est cela même. Alors vous savez qui je clierche et vous allei me le faire connaître.,.

— l'arbleu c'est...

Le jeune artiste s'arivte, puis reprend :

— Mais non, au fait, je ne dois pas vous le faire connaître... si c'était lui qui eût donne le soufllet, oh! je vous le nommerais sur-lechaiiq); mais c'est lui qui l'a \\\u cl il se cache... c'est qu'apparemment il est content comme cela et ne veut pas que cela ail des suites. U est donc plus sage que vous ne le tivuviez |ms.

— Ma foi, ce sera comme vous voudn-z. Après tout je crv>is que vous avez raison; il est assez inutile que je relivuve ce nuauvais f;u-ceur, car il est bien c.-rtain qu'il n'a p;is envie de se U-Ulre. Monsieur T(Mse, je vous souhaite le bonjour... désole de vous avoir dérange...

— Et moi, nioii>ii'ur, je suis charme d'avoir fait votre connaissance et su remploi que l'on fait de mes adivsses.

Le soir venu, Franville s'empresse d'aller chez Gorbicr raconter ce qui lui est arrive le malin. Geopgina s;uitc de joie en appron.int (lu'on ne trouve pas le monsieur au soufflet, et (ierbier dit lout bas à son ami :

— Allons! puisque ce monsieur a été corrig>\ il vaut autant que cela se passe coiiiiiie cela ; car ma fille serait toiuK'e atalade d'inquietude... Oh! elle aime bien ce jeune homme !... mais gr.ice au ciel je suis certain niauileiiaiil que .c'est un brave g-an;on... et s'il ac tombe «as au sort, il épousera ma (îeorgiiia.

LE PLTIT I.SIDDIU':.

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