I.F. PETIT ISIDfiIUt
Oui, je reTiendrai... qnand on est »i bien aimé, «ela porte bonheur. (P. 74.)
Je crois qu'il s'occupe du fil» de M. Duhautcours... qui, à ce que j'ai pu eiitrndre, n'est pas un irès-ljuu sujet... car j'espère que notre vieil ami n'est pas malade.
Qu iize jours après cette conversation, Alexis, moins gai et pins pensif que de coulunie, avait passé la soirée chez Gerliier, en faisant Bon possib e poui caclura G'orginasa preoccupalion. Depuis une semaine, Franville, i)Ui soutirait de >a jaiiilie lilessee, n'était pa^ venu chez ses amis, el Gerhier se pruiiiettait d'alk-r le voir le lendemain. Nais le père de famille avait bien peu île temps de reste. Il partait de bon matin pour son imprimerie, où l'ouvrage pressait; et lorsqu'il rentrait le soir, il ne se refiosait bien qu'en caressant ses enfants.
En i|uittani Georgina pour remonter à sa chambre, Alexis ne peut retenir un gros soupir.
— Mon Dieu! qu'avez-vousî s'écrie la jolie lille, est-ce qu'il y a quelque ch^se de nouveau?...
— Non... rien .. Tiaiiqudlisez-vous...
— 11 m'a semblé que ce soir vous n'étiez pas aussi gai qu'à votre ordinaire...
— Vous vous êtes trompée.
— Kappelrz-vous que vous devez me prévenir quand le tirage aura lieu... Vous n'y manquerez pasî...
— Non... Vous le saurez.
Mais le jeune cunscrit lueiitait alors, car le jour fatal était arrivé : le tirage avait lieu le lendemain, et il n'en disait rien à Georgina, parce qu'il voulait lui épargner une nuit de chagrins, d'iiKpiic tudes, l'incertitude étant le pire de tous les tournitiits. Il voulait, en la revoyant, pouvoir lui dire sur-le-cbamp : a Je suis libre, » ou : a Je suis soldat. »
Cependant un vague pressentiment agitait la jeune fleuriste, et, dans cette journée oii, sans qu'elle le sût, le sort de son amant se décidait, elle n'a point l'esprit a son ouvrage ; elle se sent triste, oppressée. Tout «L c<iup une des ouvrières de son atelier vient à dire :
— C'câl aujourd'hui que mon pauvre cousin lire pour la conscription... Ah! je voudrais bien être à ce soir...
— Mon Uieu!... on tire aujourd'liui pour la conscription ! s'éciie Georgina.
— Certainement; c'était atliclié... 11 y a un jour pour chaque arrondissement...
— Kt votre cousin... qui tire anjourdluii... il est donc...
— Du cinquième...
— Ah! Alexiii aussi... El il nie l'a caché I... Ohl mais non, j'aurais iù le deviner hier au soir, k la manière dont il m'a dit adieu I
— Quel est cet Alexis ?..
— Mon fiancé... celui que j'aime... qui doit m'épouser... Mon pèr« y a consenti...
— Pauvre Georgina ! priez le ciel, alors, pour qu'il ait un bon numéro.
— Mais, uù se fait donc ce tirage?...
— A l'Hôtel-dt-ville.
— Atil SI j'y allais.
— C'est bim inutile à présent, il est près de deux heure»... Ce» opératioiis-la se font toujours de bonne heure, vous ne trouveriei plus personne...
— .Mon Dieu 1... vous croyez que c'est terminé...
— J'en suis sûre...
— C'est donc fini! il connaît son sort... et moi je ne le sais pas...' Ah! je ne pu;s plus travailler... je n'y vois plus... je tremble... Non, non, je ne puis plus rester dans celte inquiétude... .Mesdemoiselles, je m'en vais... vous direz... vous direz...
Geurgina n'achève pas sa phrase; elle a déjà pris son petit chàle, et elle est dans la rue. Kn moins de dix minutes elle a franchi le chfrimii que ch:ique jour elle met plus d'un quart d'heure à faire. En entrant ilaiis sa maison, elle court s'alresser à la portière :
— Madame lîM'iMid, M. Ali xis est-il rentré?...
— M. Alexis?... Mai;, vous savez bien, ma chère demoiselle, qu'il ne revient pas si tôt que ça... à peine s'il est deux heure*...
— Ou; mais je sais que... anjourd hui il aurait pu revenir dans la journée... car il ne doit pas être à son ouvrage, puisque ce malin il a dû tirer à la conscri|ition...
— Ahl quoi que vous me oites là?... ce pauvre cher ami... Comment, il tirait au sort ce niailnl... C'est donc ija! je lui trouvais un air tout chose quand il a passe de»ani ma loge... et puis il était habillé avec plus de soin qu'à l'ordinaire, et il est descendu plus tard!
— lit il lie vous a rien dit pour moi?
— llieu de rien, mon eiilaiit.
— Alors, je monte chez nous... Madame Bernard, je vous en supplie, des que M. Alexis rentrera, diies-lui que je suis la-haut... que je l'attends... qu'il vienne tout de smie...
— Oui. mon entant, oui; oh! je comprends... Pardi ! c'est ben naty|il .. vous eies iiupaiiente de savoir s'il ae' «n Km numéro...
■*- Ohl OUI, mad uiel
— EU bel), moi aussi, à présent que je s;>is qu'il est s<>rti ix>ur ça... un si gentil garçon... ça serait dommage s'il était toiul>é... Ce n'est pas que... on en revient, mon tiilant, on en revient... Uau it comprends, il faut atl«ai*%, et c'e«t long I... >
LE PETIT ISIDDIIS.
— Ah ! (liti s lui liii II (l'ciitrer tiiiil rie sul c iliiz iiuuâ...
— Oui... uni Iil ->>yiz (iciiiqnill !
Gtv>ij^iii;ie>l iiiiti l' t: ciiei tllf. Si - fœnrsel ses frères, tout étonnés (!e U vuir rcvriin a<i inilum ili* U jumiice, lui •idiMii.lfnt si eilr est la.ila le. Lijciiiii lilli'CAtàl [làle, île .1 l'a r ^i (liBir, -i «oulliaiit, ijiie la pt'lit'' faiiiillt';.'i iinires>e aiilour d'elle cl re-sciil iléji le^ (lin- vivis alarmes GeiUffiiia stiliiice di- russuieriuiit le iihiiitle, en iiiiii iiiiii'uiit :
— Niiii, je ne sni pas malade... Ce u'esi pas de moi qu'il s" agit... mais nutie vui^in, M. Aleiis... Vous ne savez pus... il iiu|is l'avait cai'hé... c'est a< jiiuid'h"i qi'il tire- au sul'l... puur la c iiSgi iplioii 1
Les deux suurs de Gi'i'rguia sont dcji as.-ei raisoup ililts puiic fiinipiriidre sa duiiieur, mais les deux petits garijOns si; (■> (jjf n ni eu se disant : — Il va liier an »ori... qii'eol-i:e que c'est que ce ji;u-la T
— Ah ! il va (gagner des utacaigiis alurs^ dit k^iiiile, je' suis sur qu'il nous en rapiioiU la.
— Taiez-viius, petit gourmand, dit I4 jeune M ine, voqs yojez iden que Geuigina a du ch igrii|... et vous pensez f iiiuuisàma(igif... 'rirf:r au Si rt... c'est pour savoir si un :ra a l'aruiei', si uu di vit-ndr^suluat.
— Eh liieii! a>urs c'es( un lusil qu'on gagne!... il me l'apportera nu priii fusil ! '
Le temps semble hiirrililement long à celle qui compte l^s minutes, li.s ?ecoiiiles, qui iiieurld'iiipatu uce di-cunnaitre son soi t, car l'avenir il^ Gcoigina eiaii déjà lié à celui d'Alexis. Enliii lu poiie s'ouvr.-, le j':.iiie cuiiacril par.iil; il s'appi'ui:he de Gcuigina en s'elTii^;,ail de luuiilrer du courage, de la leimete; mais, a penie la jeune lille la-t-eile regarde, qu'elle ntumlie sur sa chaise eu muruiuiant :
— Ah ! je sais to t.. . vous des soldat I
Les yeux de son amant lui avaient appris la vérité, car les yeux ne I cuvent pasfeiudie loisijue uolie àuie éprouve une vive U"Uleur.
Akxis court a Gn'rgma, qui vet'se un torrent de laiiiie»; il jui prend une u.aiii, qu'il presse dans les siennes, en lui di-aut :
— Oui, le (lesliii l'a voulu ainsi... j'ai amené le lu uiero vingtcinq... je SUIS soldai... Ëh hieul mainteiiaui que mon soil est décidé, ayiu.^ du courage, clièie Georgiiia, à quoi bon s'ahaiiduuuer à une Uouleur inutile... 11 faut accepter sadestiuee; et, si vous in'auiiez toujours, si vous me conservez votre cœur, ne seiai-je pas eiicoit- Ueuieux.
— Si je l'aiiuerai toujours... il me le ucmaude! Mou Dieu! mon Dieu!... que je suis malheureuse!
— Ah! ne pleurez pas aiusi... pensez à votre père... à pes ctiers enraiils qui vous entourent... et qui versent aussi des I irmes parce ipiils vous voyeiil si de=olee.
Marie et Lisa étaient assises dans un coin de la chambre et pleuraient, car elles comprenaient la peine de leur eœur j l'aiiié des petits i;ari;on6 voyait seulement que l'on avait du eh' gim et il pensait qu'il uevait en avoir aussi; quant au petit Emi>e, il taisait une moue toute d|oie, mais il ne parvenait pas a p.euier.
— Hélas! c'est plus foit que niui! dit entiu Georgina, pardoniieznioi, mon ami, je sais bien que je vous lais du chjgriu et vous en avez Lie^ù assez... mais on ne peut pas comme ça tout de suite... Uh! je Ile tue cousoleiai jamais!
— Si. .quauu Je reviendrai prèsde vous... et sij'i revenais avecuu beau ^lade, de belles cpauibltes... est-ce quu Vous ue Seriez pas heurcuseî
— Ah '. que Vous leveiiicz seuleu.cnl, je 11 en Ueiuanat pas pms... Mais esi-ce que vous alltz partir tout Ue suite... est-ce que vous aiij;z être envoyé tn Cruuee pour \uv& uaitre ?
— Je dois aller uemaui a la manie, je saurai ensuite dans qutlle Nillt! je dois me rendre... Je ne pense pas qu'on envoie sui-le-ch.mp il 1 aruiee ceux qui ne savent pas encore l'aire l'cxeicci; ; 11 laut ayp.ii avant que j apprenne mon eiat... mais mon plus giaud Ol sir (»t d'être envoyé bien vite ou ion se bjt, lar c'est la aussi qu'on peut se distinguer et obtenir de l'avanceiufUl.
— Ah ! ne ailes pas cela, Aiexis, ne diti s pas cela... Iklon Dieu ! c'i.st ilonc liiii tout a lait, il n'y a doue plus mojen de vous empêcher de pal tir... Ah! c'estapiesiulqae je rtgrelt.j de ne pas ètie ucnul... avicde 1 aigenije vous allais : «Achciez vous bieu Vite un homme... Ul es-vous rcuiplai.er et ne me quittez j mais. »
— iSe pi lisons plus a cela, puisque ceia ne iloUo est pas pwssible... iliLic Gci rallia, il faut pi Cl. aie nolie paru.
— i\on l je ne le pouii al jamais!
Geuigiiia pleurait eaCuie ei Aitxis était toujours pre tielle lorsq le Geruicr nvieni de son im, luuerie.j la pouiere lui a uejà appris ve qui s'est passe Uaiis la jouinee, ei les lai mes de sa hue lui .Usent Hil le-Cliauip quel a ele li lesuual du lir.ge. li Va prendie la uiani U'aI. kis qu'il série dans lasieur.e, en lui disant : — tioii p u^re gafs; ni.. c"e;ldi.nc liui, et vous n'avez pas eu la mim h'uicuse.
— Ah! miaibl. u. GiUier, si je u'adoiais pas Vulfc liue, si je naval- p.s eu le bol. heur de lui plane, je vous J le que la no velle l'Mi) lei'e que je vais embiasscr auiaii des charmes pour mo... de- L'Uuu soil p..ys.. baille les tuntmis... marcher au son de Ccite 11. U ique g.ciueri qui aliiuii , qui eie trise!... Ah! C est Uien seiUis<ini.. ei lamoui seul po..vail me fme oublier tout leia... lu.is G ol^;!!..., Jr tauiK- tartl... Ah 1... je lai.utrai InUJ 'Uis, inoi !
— Ll'O' Z->uu.- dum mou ami, que malillechaiijjeia q;. eln. ne vous fceu. pa- tjue c. . n'aji z p.^s ceue craiuli ,je connais luaG o giua, .eiie vous la laissez aujourd hai, et Klie vous la irouverez à voire reioar.
— .Merci, nioiisii'ur, merci, mais...
.Meiis, prufitaiii de ce uiuiiieniiù G<'orgina ab-orhee dans sa dout< ui n'eciinle pas n qm sc du auluur d'ebe, «.utiatne G< ibier un peu |ilu~ loin et là i:oiiliiiiie tout bas :
— Ce qii vous veuez de me dire, niunsieiir, m'esi bien doux à eut' ii'Ire. Je ne doiilr juiinl du ii£ ui d<- G ur»;iiia. . Uh I 11 >ii... m \i je ne Sul- punit un e-oï-le! et; que ji- demie avant tou . c'i si qu'c W Suit li.-nriu-e. . i^ Vais pari r, et sept ans... c c8l bien Imii.'. m usii'ui !... il peut su (las-er hn-ii des evénemenls dan- c t e-pai .■ de leinps. Si qu< Iqu'iin de bien riche... quelqu'un piiuvinl lui a--<iitr un suri bi'ill iiit se présentait pour d ;iiiaii<ler la ina'ii d G 'ir^ui 1... elli (SI si jolie. . cette siipi usilmn n'a rien d'invrai-i inbi nae . Alur-t, nioiiieur Geibler, dites à votre lille que je lui lends ses scnnims, que je la delii- de sa pl'umctSi-. . que je ne veux pas qu'elle reluse ja birlnne et peul-èfFe le boiln ur pour un pauvre diahli. qm peut ne revenir qu'invalide et sans avaiiceni""' - Ou'elle soit heureuse, et j ' ne me plaindrais jamais.
Gei'hier sent une larme mouiller sa paupière, et secouant la malo d'Alex s, lui reponi ij'uiie vm» éiii e;
— M"ii garçon, si j'avais pu he-iier à vous garder m 1 fi le, ce que Vous Venez de ii|e dire m'y auiail sur-le-champ ueei .e.. 1 Ile vous atiendra... elle sera votre f< m ne, à niOiiis' que... mais vous nous revii ndrez, j'ai bon esp ar, niui !... Que diable I il y en a luujours qui en revi. iinent it jt suis certain que vous serez de ceux-là.
Alexis est SI vivcniciit louche de l'amitié que lui temuigne Gerbii I, qu'eu le reiufiii 1 iiit il semble avoir encore quelq.e ciio-e a lui coiilii r, lirais la vuix cje Ge <rgiiia le rapjielle, et d ne quitte plus un seul liisl iiit la jeujie Ijl e peniani tout le restant de la soiiee.
Le suinndeuiani, K- jeune eoiiscrit va prendre sa feuide de route; il doit paît r deux jours api es avec plusieurs du ses iiouveai^x caiii.1radcs et se lenlre à NiiU' s ou est le uepôt du régiment de ligne .lans lequel il ea incorpore, li levient apprendre tous ces détails a Georgina, pi ps de laquelle il passC inainienafit tout le leinps qu'il a encore à rester à Ptffis, Car aUn d'être p.Us souvent avec Al xr-, la jiune Oeiirisie a obieàu d'ans son magasin la permission de travailler cher elle |iiiidaiii quelquts junrs.
Eianvilie qui ne suuihe plus autant de sa jambe est revenu chez Ses lions amis, et sait qui le sort a fait d'Alexis un soldai. L'ancien militaire ein|iloie toute sou eloq .ence a proover a Geargina que cet état est le plus bi>au qu'un homme puisse embrasser; que la carrière de^ armes peut mener à tout, et qu'un jeune homme qui a d<.ja de riiistructioii et du courage ne sauiaii manquer n'y pai vuiif.
Lâchai niante liileeco te tout cela 1 n pou saut ue gros suupirs, elle s'elf nce d'avoir l'air iCsigné, mais a ili.que inst.uu elle détourne le tête, jioi te son muuchoir à se- yt :u\ > i murmure lo il bas ; — Moli Dieu ! inoii Dieu ! si j'avais qu. t > m I e IraiiCs puur.aili.
l'ois eile dit à Fraiiville ; — Esi-ce qu'une fois entré d.ins son régiment, il ne seiail j.lus possible ae faire rein|>iacei AI xis?
— Pardouiiez-uioi, ma tliere aune, il ist loujouis possiiile de se faire lempl.icer, lorsque celui q .e 1 ou met a sa place eoUvieul au cofliseil de ricruieimiil.
— Ah! cela est toujours po-sible!
Et un la^oii d'espoir semii.e lauiuier un moment 1 3 tiaits assombris de GiOi giiia ; mais Lue lôt ce ra^oii se dissipe, car la rellex.ou est venue et avec elle la liu. lie ecrtilu le de n'avoir jimais la somme nécessaire a la liliei'aauii de son amant.
Le jour d 1 départ est arrivé. Cesi à neuf heures du matin ûur le jeune eouscrit doit se iruuvei à 1 > ndroil ijin lui est désigne aiisi qu'à ses nouveaux camarades, et de là se meiire en route pour Niiues soda la coudidie d'un sous-uliiLi.;r.
La veille, Alexis a lait =es adieux à Gerbier et à Franvil.e; il ii'a pas voulu que Ceux-ci lui lasseul ce que 1 on appelle la coiiduilé, et ce qui ne sert qu'a renouveler de peinbles ault.iX ; mat» il a bu h promis a Geory.ua de passirpiCs d elle la .lerniere heure qdi preciieiâit Son deparl. La jeune lille i'aileiid; elle est paie, ei ses yeux louge et fatigues annoncent assez qu'elle a pa-se la nuit San* -oùler de repos, et .Cependant elle s'est pr.iiuis d avoir du Couiag.: pour hè poiiit augur nier le chag. m d'Alexis. ' '"
A huii lieuies, le Jeune nouiiiie Je-cend avec ce sac de .-oldat qu'fl doit ai prendre à porter, il soui it a celle qu il aime eu lui di^a.il ': -^ INoUs non» somiui s prom sd uepiusno.s ..bu oui.er à une u .uleur inutile... il laut leinr parole. M..ii.len..ni,iua elu.'i. G uig na.j ai .juelque chose à v.'us coutier... j ai un 06,01 a ieui..llie entre vos ma 113,
En disant cela, Aiexis sorl de sa poche une peine doit, en carljn Soigne. .SI ment Uceiee et cachetée qu il présente a Georgnia. CLile-ci prend la boite en disant :
— Q l'esi-ce iju u y a donc là-ded ans, mon amiî
— Qui Ique cll.se... que je vous pile de i.e point chercher à connditre a présent. . Si je ne .. reveii.is (as... si je devais mourir 13basl a.ois se.lemeiil, cliere Georgun, v.ius ouviinez cett.- boite et Vous [ircndiicz couiiais.-aiice de Oc qu'elle euniieiit.
— Ou; J.uj.ii ! jamais! aloi..-.
— A Ions, soyons rais.jii:! »b e... oui, je revitn Irai. . quand on est si biiii aune cela porté bonheur et on 'ne doil pas cta.ndie les balles de re.inemi.
LE PETIT ISIDORE
— Viius mY'crirfz dès «lue vous Kfirez à votre régiment... wous niVmrez eii.-uile liK—siniveiil... voii.- un: l'avi z prouiis «t mon pcre I'h iKTiiii.--... an lestr lue lellrns seront à -ou adresse... cur nous n'avuiis pas de iny^^ii-ie pour lui, il sait ci>inliien nnu» O'ius aiiiiousl...
— Oiil oui, VI, ire père e-t luen lion pour moi... et il permet que vous me ré(iooili' z, k'c ^l-ce pas Ueorgina?...
— Ciitaiic iiiriii, ii"éirs-v(uis pas lonn liaiieé, n'ai-je pas |e droit d'éi rire à uioo oiari .. AI' xis, dans ces nouvelles villes lue vous allez hatiiier, viMi> ne lo'oui'lierez pis au moins!...
— Ali ! I lien G nigiiia, n'ayii j miais lelK; crainte... El d'ailleurs, rigardiz vous dans voue iinri'ir... où pouir.iis-|e trouver une femme aussi jiilip... c'est bien plutôt nmi i|ui devrais lieiiiber, car tous les hoiiim > ilo vent être amomeux de vo s...
— Je vniis ai dit que cela m'était bien égal, et lous me croyez, n'esi-i e pas ?
— U . , |e vous crois.
L'Iu ure s'eriMile rapidement dans ces douces afsnrancfis d'am'mr et lie ciMistance; inut d'un coup, rappelant son courage AlcXN embrasse les piiit> gainons, le> deox suinrs de Georgiiia, et, apie^avuir pie-sc Ci lle-Li cniiue mio i œ .r, il s'éloigne bien Vite pour ue {tas entendre les ^allgluls de son amie.