‹ MoustacheChapitre 206 sur 281 · XXIX. — UN MASQUE TOMBÉ · texte numérisé non relu

XXIX. — UN MASQUE TOMBÉ

Le lendemain de cette rencontre, sur les six heures du suir, les invités d'i«tdvH'e airiv^ient «n grande tenue à lu Maiiun d'Or, et uu

garçon les inlrodiiisail â>M un joli salon, qui était à c*lé de celui ilaiiK Itquil on av ol divs-e le couv, ri.

C'étiiit d'aboi-il la I tiiiille Laiittluiiiol, csciiiiée par le voiiiin Hanllard. M. Laii«|i mol avait une toilette l.iut a fait .1 la mode, il se (aiHiiit habiller par les preniuT'* tHilIcurs de Pan-.; celle de ma lauie snotait un peu la province, ixcepte h- chapeau qui avait ete ar.hc;ienie Vivicitne, m is sur lequel (^lle daineavait fait mettre une iropgraiide quamilé de Heurs de dilléienles espèces, ce qui d,>.iiidll a Ha tôle l'aspetl d'une janlimere.

Monsieur l'honplionse avait une jaquette et un pantalon neufs Le pantalon beaucoup trop large du derrière, faisait din; aux passants: «Il parait qu'on met aussi de la crinoline aux (nrlits vtaiçoiis. 1

Mais celui-ci, très-fier d'avoir un pros derrière, voulait a chaque instant monter sur une chaise pour le voir dans une glai e.

L'ami Itanllard, étant venu à l'uris avec une seule rirdingote, n'avait pu jMttre un habit, mais à défaut de ce vêtement et pour se donner un We dt\ cérémonie, il avait un col de chemise bien empe-é qui ha cachait tout le bas des joues, et sun menton disparais.sait dans une épaisse cravate «le mousseline blanche d mt les deux bout-, après avoir formé une rosette énorme, retombaient avec abandon jusque sur son estomac.

Afin de se donner tout de suite de l'aisance et un air aimable, ce raonsienr est eiuré d ms le salon avec sa tabatière ouverte a la main, et n'y trouvant encoie persimne, il a olb.ii une prir.e'aii garçon. .

— Nous arrivons irop tôt, dit .M. Langlnniot, ce n'i si pas bon genre. — On a dit six heures et il est six heures cinq, dit M Hanllaril en Cnnsiiltant sa montre. — D'ailleurs Phoiiphonse a voulu pariir. il a faim... — Oui, oui, j'ailaiin, moi !... est-ce qu'on ne va p.is dtuer'/

— Mon fils, il faut bie . attendre que notre amphitryon et toute la société soient arrivés. ^^ Ah: beii!... tant pis, s'dsiie vienne il pas on se passera d'eux!... — Chut... taisez-vous, .41phonse... voila du monde.

Ce s ml les demiiiselles de la Grenouil'ere qui font leur entrée dans le salon, accompagnées de miitre Chipoiier; les deux cousines font fine taille, ce qui semble annoncer qu'elb s se sont raccoiumodées ;.vec leur cirseiière, elles ont des robes a vol ints dont les jupes sont tellemout boullanlis que pour entrer dans le petit salon, il leur a fallu quitter le bras de leur cavalier et passer l'une après I auire; la grosse Ainiande a même été obligée de faire son entrée eu profil. Les toilettes de ces demoiselles sont du reste d'une extrême élégance, on voit qu'elles sont venues à Paris pour y prendre les modes.

Madame Langlumot dont la robe sent encore la Normandie, fait une moue très-prononcée en voyant combien elle est éclipsée par les deux cousines, ce qui ne Peiiipéihe pas de tâcher de sourire et de paraître enchantée de se trouver avec ses nouvelles connaissances; il y a sur-le -champ entre ces dames échange de compliments et de politessts exagéies.

L'avocat est tout en noir des pieds à la tèle, il a mis jusqu'à des gants noirs pour avoir une tenue plus sévère, ce qui lui donne l'air d'un employé aux pompes funelre-. .Vlais la joie qu'il éprouve d'être d'un diiur superbe à la Alaison-d'Or, a tellement dilate ses pruhellts qu'il a tout à fait le reg.nd d'un chit.

Maître Chifiotitr va sui-le-cliamp serrer la main de Langlumot en regardant de tous côtés et en s'eciiant : — Joli salon .. c'esl eiegant et coiil'iirlable... je dirai même plus... c'est conforiable el .. e egant.

M Uâidlard s'empiesse de présenter sa tabatière à l'avocat q-i y pn nd une prise, tandis q .e Langlumot lui dit : — Je vous (.résente .M. Ruiiflard, piùpriélaue comme moi à Lisicus, et qui a bien v ulu seiviide nieiitorà monepousHquaiuKUeesl veiiui meitlruUveraPQris.

— Monsieur, enchaîné de [aiircoii-tauce qui me procure le plaisir de faire votre connaissance... — Monsieur, c'est moi qui... certiinement... vous êtes bien bon. — Le ji une Duhautcour.-. n est pas encore arrivé? — Non, pas encore... — Est-ce que nous seions beaucouii de uiouile? — Je suis allé compter les couverts, dil Ranflaid, nous somniesonze. —C'esl tres-bien... joli nombre! ni trop, ni trop peu. — Si l'on avait été tieize, dil mademoiselle Argentine, je ne nie serais pas mise à table!... — iSi moi, dit madame Langlumot. — 11 est certain, dii'R.aiÛard, et je l'ai leniarqué plus d'une fois! quand on est treize à table, il y a loiijouis une des personnes de la société qui meurt la preiiuèie!... -r Maman, j'ai fiiml... est-ce qu'on ne dinc pas ici!...

— Taisez- vous, Phonphon-e, ton le monde n est pas eui oie a' me. — Ah btn !... c'est amusant d'attendre les autre.-; sont-ils betes de ne pas venir!... — Chut!... mon fi^... on ne dit pasdeCts ' hoses-àl...

— Il est plein d'e.-pril ce gaillard-là!... s'écrie le voisin RaiiUardea presiiitant sa tabatieie. — Il est cenam qu'il annonce du caiaciere! lé, oiid uriîire (^lii()o.tier en hunuiit uue nouvelle prise de tabac.

Diux nouve.iiix convives se (.ré.-entent : c'est M. lî^rlinet et le jeune artiste Torse. Ce dernier se trouve en pays de connaissance tn apercevant les demoiselles de la Gienouillere, qui de leur (ôte s'ecrient :

— Eh! mais, nous avons eu dsjà le plai.-ir de voir monsieur... Vous r<ippcltz-vous, Argentine... eu chemin de fer...

— Ah ! oui, c'est nionsu ur qui avait une glace au fond de son clhaper.n, et ,j';i ( ut I exi èiiie cumplairance de nous le prêter pourievoir noire codlure detloree par riiiteuipi'rie du vent.

— Oui, mesdames, cest moi qui étais iiès-heureux de pouvoir vous èlre agréable, et qui le suis encore en me reliouvant avec vous.

LE PETIT ISIDOKI::.

— Ahl vni)à de cps hasards tout h fait romanesques!

— Mais riiiri, à I'hiis, pour peu iju'on aille dans le monde et aux H'ictacle», on se rencoulre beauioup.

M. BiTlini-t a mis son hiuocle sur son œil, mais après avoir exa- 111. Mc le» trois (i^imes réunies dans le salon, il juge convenable de

I l'iier et de le nicllre dans sa poche.

— il y a quaire verres devant chaque couvert, dit le voisin Ran-

II id, qui vient d'alli'i' encore rôder daii» la salle à mangiT.

— D aille 1 il parait qu'un veut nous en faire voir de giises!... dit l.iiiglnmot.

— Je suis préparé à tonJ, murmure l'avocat.

— Où e>l donc Cf cher Isiiorc Duhaulcuurs? s'écrie le beau cour- • r en piri'Uett iiit dins le salon.

— SaiH doute rrtenii par quelque aiïaire, dit Torse.

— (ih ! oui. des alT ires de coUiion, répond lî.-i Kict à demi-voix.

— Il ne niaiiqoe plus que lui et mon neveu, du Laoyluinutj mais .1- arriveront prciliableineiit ensemble 1

— Il n'e>t pas encore tard...

— H est vingt-cinq minutes 1 dit RanQard en sortant de nouveau s.i montre.

— J'ai faim... je veux me mettre à table, moi !

— Mais si cet enfant a si laiin, dit l'avocit, ne pourrait-on lui (!.i;rner queli|ue chose à giignoter en alli-ndanl que l'on diiie?

— Si ces dames et ces meisieurs désireul prendre du madère? dit hîi garçon.

— Ali ! oui... du madère... volontiers!

— 0 i! cela ne peut pas mil l.ore.

Toute la .société se livre au madère; le jeune Phouphonse veut .■ I --si avoii' sou verre, mais co nniii cela ne lui sulfit pas, il va preiil'.osur la table une poignée d'olives, une sardine et un petit pain, et s mit à manger tout cela, en dansant dans le salon où se tient la f-eiété. — l'lioii|ihonse, ne niaige donc pas tant... tu ne pourras plus l'i lerensuite, et tu en seras fàclie. ~ Tant mieux!... Je vi:ux mani;<r... J'ai faim... Je veux encore du madère! .. — Non, mon fils, !• h vous ferait du mal 1 — Si, si, si! J'tn veux moi! Si ou me cou-, liarie, je vais pleiiier! — il est très-intelligent, ce petit «arijon, dit iii.ùire Chipoliei j il plumet' — Il fait plus que de pr-iiinuie, dit I'. iliiiet, il tient... S'il continue, il sera gris avant qu'où n ■ sut au I' 'lage. — C'est ce qui peut nous arriver de plus heureux, ditTorse, puce qu'alors ou le couchera. — Ah! voilà mon n;veu, le docteur A iiguste, s'écrie Langliimoij bien pi obabli iiieul le jeune Duliautconrs ii'est pas loin... car ce sont deux intimes... c'est saint Ai;iome et...

— Et son chien, s'emprtsse de dire Torse, qui s'aperçut que le c mipagnard s'est enlerré dans une citation dont il n'ose plus st/îlir.

Le gros Auguste arrive seul, et lui-mèuie s'étonne de ne po;al iiouver Isidore chez le traiteur, où il devait faite les iionneurs etr«c voir sou monde.

— Mais il est tellement étourdi! dit le jenno docte' .. '^-t capi'.ile d être en train de faire une partie de billard... sans songer à 1 iieure qu'il est. . eusuiio, je ne crois pas qu'il soit encore sept l.eires... non, il s'en faut de trois minutes.

— Mais vous nous avez invités pour six heures, dit Langlumot.

— Oui... mais ^L'u^ savez... à Paris, quand on dit six heures, cela veut dire sept... quelquefois même l'ai vu ne se mettre à labie qu'à f pi heures et demie...

— 'Voilà une coutume bien ridicule, dit la tante d'Auguste; si j'av.us su cela, j'aurais pris quelque chose... j'ai tiès-iual à resloin ic.

— El moi au^si, dit madeiiioisede Argentine. J'ai en.'ic de lairo ■0 lime Cet enfant, de manger quelque cliose... un peu de thon ma-

— Ev:ellenle idée 1 s'écrie Uanflard en allant prendre la coquille I il esilo thju, qu'il apporte aux dunes avec des assiettes.

Pendant ce temps, M. Phoiiphoiise, qui a avalé coup sur Coup ([latre sardines, ne c. s^e de coniir autour de la soeiete en ci laiii :

— J'ai . ■■Gif, j'ai sou, j'ai soil... Je veux du maUèie. — Ah 1 par c\cmplel mon lil^, )e defeiuis que Ion vous en donne encore. — M os j'ai soil... j'eliangle... je veu.v à boire. — Je vais vous donner Ue l'i au rougie... — J .unie mieux le madère.

l\ndânt que mad nie Langlumot prépare un verre d'eaii rougie I iir son lils, maître t^ln potier se plai:e au milieu du salon, et après e.re mouche, prend li p.uole :

— Puisqu'il nous laiii aitendre noire amphitryon pour ..>.iis mettre .1 I ihie, je vais lai lier de fuie pieiulre patience à la s iCiélé, en lui laeintanlune c'ause fo.t piquante que j'ai plaiJée il y a quelque l'iiips... le procès l'ouiiiiiile ilo détails piquant> ; c'est nu pioccs en

- p nation de corps : mada.ne Kigant, ma cliente, avait vu son mari iiioiiler au grenier avec sa lumiie, grosse lide ue vingt ans à peu pies... à la noiiB rougeaude, dehiieo, nous pourrions peut-être dire on mot plus fort... nous verrou^ plus lard; le but apparent de cette visite au grtiiier était...

— Ah ! Il nous embête celui là avec son histoire!... s'écrie tout à coup le jeune Plioiiphonse en sautant en bas de sa chaise.

Waitie t^hipotie est wAé tout saisi par celle interruption. Les jeunes gens se regardeni eiitie eux en souriant, et sont lenlcs d'applaudir à la sortie que vient de fane le i>elil gardon. iMais au mo-

ment où l'avocat se disfio^c à rofircndre la parole, un garçon arrîTe dire : — On a servi., si ces dames veulent .-e mètre 'l'tible... si le dîner aitendait maintenant, bi'auca"t> de (ifits en s-.uff fi t'ai.

— Ma foi, mon avis eslqu : {'mi se ruclti- à table! 1 t UjnH ird.

— Cclanefà'diera pas tjnami ipjeumDuhautours'dit Lau^'lom 't.

— -iN llemeiil, mon oncle, au contraire, il trouvera que l'on z bien fait. D'ailleur-, ces dame-) oui m d à l'e-lo.nac, ceci repijDd à tuu'

— J'y a ai mal aussi ! dit M. Chip^itier.

— Kl puis, niuniinre l'artisle à Berlinet, cela nous di>pen?en peut-être d'entcn'ire l'histoire de ce monsieur.

— A table! à table!... quand on mange le potage., cela lait toujours venir celui qui est en retard.

— 1) ailleurs, dit Berlmet en «e rendant dan? la salle à raanje^ vous savez le mot d.i prince de Talleyiand : o Manger n'em()ëche pu d'attendre, mais attendre empêche de manger... »

— >ous savions le mot... mais il est joli, et, bien placé, i! proluU toujours SOI) tilet.

— Mi, je ne le savais pas, dit Ranflird, et je le dirai-à Lisieux toutes les loi- que je dîaerai en ville.

— Mais si l'on n'attendait personne?

— Çi lie fait lien, je le dirai loujours.

Mailanie Langlumot fait as-eoir son fils prés d'elle; le Toi-in Rmfliid occupe l'aulie côle. M. I.aiig uiilot .-e place eulre les deux demoiselles de la Urenonillere, l'avocat vient i-nsiite., puis les trois jeunes gens. M. Berlmet, se trouvant le d>-riiiir, a le petit girçon k sa gauche. Au milieu de la table, entre M. Ra iflard et ma leiuoi^eJe AriiiaiiJe, une place destinée à l'amphiinon reste ino^xuiiée.

Le potage et le relevé de potage oni di.-paru sans qu'on ait sonjé à 1-idore, on ne pense encore qu'a calmer les l«i soins de son estomac. Mais après avoir mangé de presque loui le premier service, Auguste séerie; — C'est poufuinl bien singu lerque cet Isidore n'arrite |ias... — Serait-il indisposé?... — Excelent bordeaux... — yuan I l'aveivous vu, Auguste ? — H er au soir; je l'ai conduii à son hôtel vers minuit et demi... il se portait lort bien... Oli! je gag. rais qu'il e?t à jouer .. — Délicieux chambertin... — Ah! j'ai mal au cœur, nioi. je ne lieux plus manger... Hi ! hi I hi I... — Là, vovrz-vous, Pnouplioiise... Voilà ce que c'est que de b me du madère... — Madame, U faudrait lui fane quitter l.i la ee, dit Ueiluiet en éloignait sa chaise. IJien cei taiueiuenl ce petit gaicoii esl iiidi-po-c... — Vous croyez, monsieur'? — Il me senib c, madame, 'pie cela devient tro;) évid 'Ul.

Madame Langlumot quitte la lable et emmené son lils qui s'éloigne en se loitill : ;. Auguste, qui a en grande paît e saii-laiison api ctit, se lève aloi.- e.i disant : — Il faut pourtant que je saelie si! csluiii^^; quelque choseà Isid iiv... carie relard n'est pis naturel... sa demeuré e.-i tout près d'ici... dans le bas de la rue du Helder... j'y Voie... je serai lieniot de leloor.

— Il est certain, dit maître Chipoter en se faisant servir pour ta sero.i.le fois d'un s lîniis aux iriUl'es, q i- d'ordinaire la personne q'ii donne un dîner n'y m iiique point; cela ii'e.=t pi> comme un iiiviiu, cekii-ji a le droit uo ne pas Venir, et encore... lorsqu'il a proiiis, U devrait tenir sa promesse, sous peine d doinmigeset in'.eiéts! — Je n'ai jamais mainiué à ces pio iies>ts i.i, dit Kauflard. Ce cha iipagne frappé est pafaii! quel m.igniti^ue'diiier .. — Je ne sai^ |>as couimeiu dînait Luculltis, mais je doute que ses festins pusse.u rivaliser avic ceUii-ei. — J sus m nui le du jeune M. Diih.iulionrsl s'e rie ma'IenloiSvlle Anna ide, il laut q l'il sOil m liade ! ,. — C'est d'autant plus probable que le Uocteur .\iigiiste 1 1 rcvi. ni pa- non plus.

— Uiable !... tout ceci n est pas naturel, se du B-Tiinet, e-i-ce que ce beau farceur d'Isidore aurait voulu nous jouer un pied de... il en est capable... t.e dtiier esl splendide. mais si... fichire!... prenons garito!... Ah ! bon, voilà le pi til garçon revenu... et ou U remet à cote de moi !... merci !... j'ai as-ez de s >n voisinage.

.M. U I iiiiet se lève en s'ecnant :

— Uéci le'iuent, il y a quelque chose, quelque événement arrivé k nolie anipliitryon. Mais je sais où il demeure, je vais courir savoir des nouvelles, et je reviens vous dire ce qu/ j'aurai appris.

Le beau courtier est parti; cela n'em,«oche ^>ds ces messieurs de lioiie et do manger. A foici; Je changer de vin- et Je les courtiser tous, lis coinmeneent à avoir une pointe qni menace Je devenir intîiiiiiieiii piMiongee. .M. Lai gnmiot s'tst remis a faire des yeux tendres à 11 cousine Ariiiande, sans songer que sa femme pcui surprendre ses œillades an passage; mais m.ulame Laiglimol ne voit ims cela, el.e a trop d'occupati m .ivec son tiis, q .i a voulu se rcnutlr» à m,«ngi r, et qui à chaque inst ml est obhg ■ de quitter la table. Maître Chipotier devient en buvant encore plus loju ice que d'h ibiiude, ri il parle toujours sans remarquer que p rsoiine ne réeouie; l'ami Rui- Uard, au coniraire, ne fait pus que balbutier, il commence des pnrases qu il lie liiiit pas, mais U lait < niphr son verre et le liiiil toujours. Le jeune artiste est le seul qui se soit lUod i-e, il a co iserve lo .U sa raison, parce qu'il s'amuse ùeaU' oup en obs r^aiil» qui Si- (tasse autour de lui. Cepend.iiit l'absence de l'ampiniryoïi, le dOi>arl successif d'Augusic et de Berinu t, lui d.mni'ni a r fle. hir; il soupç ninc 3uelque eveiiemenl imprévu ou quelque ch irge que l'on a ruiumion c faire à la soaetc ; dans l'un ou I aune cas, ne se souiva'il p »s d'en être la violnuc, il profite d'un momeiil où l'ou uo s'occu|>e pjs dt

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