‹ MoustacheChapitre 23 sur 281 · AGATHE · texte numérisé non relu

AGATHE

nie.

Ils ne m'ont pas vue . ei ma voix isur a causé i>ne surprise... Ah! EU ! ah ! La boaue felie... Mon oncle est allé viisitt. l'appartemmt ou nous avons passé ia nuit. Pendant qu'il cherche là-haut , il lie peut me. voir ici... CJut^lte charmame iournée! San^ cesse courir, se sauver.., épier si perso^me ne peui nous sur; rendre!... Quand mon rn.-!e snura tout çvla , e'tH :<\>f% qu'il .tira que je »uis une étourdie... EU bii-n, oui , je veux lêiic iLUjOurs, ei mes sii mois de ménage ne S'ont pas eaeoi« cendue piua rauouuable.

Ait : liassurez-vous , ma mért.

Six mois de mariage , Bien loin de reu>lre sage , Redoublent, k mon âge,

Le désir

Du plaisir.

La gaîté , la tendreuc Orneront mou pnntemp*) J'aimerai la sagesse, Mais dans un autre tempi.M Six mois , etc.

Ab ! suis-je donc si folle.

Quand je veux embellir Chaque instant qui s'envolt Pour ne plus revenir?

Six mois, etc.

Mais Ballot revient... Eh! vite, sauvons-nous dans la grotte, H tâchons de rejoindre Nanette en sortant par l'issue qui est do ciiii de la maison. {Elle se sauve dan$ la grotte.)

SCÈN'E XIV.

BALLOT leul.

{Il arrive tenant «ne sen}iette qui renferma les débris d'un pâté.) Allons, nous n'avons rien vu, rien découvert, si ce n'est ces débrii. Ain : Ça n' se peut pas.

J'en tremble encor dans tous mes membres ; J' suis sûr que c'est des prisonniers Qu'on a logés dans ces grand'.s chambres , Et j' crains qu'ils n' soient pas les derniers. Pauvres gens! pour eux quelle épreuve ! Hélas! je suis bien convaincu...

(// déroule sa serviette, on voit les restes d'un pâté.) D'après cette invincible preuve , Qu'ils ont vécu , qu'ils ont vécu.

J' sens la faim qui me taloni^e furieusement ; mais si je touche à ça, je veux bien que 1' loup m' croque. (// prenrf un /"usiVrfans le pavillun.) Mon maître m'a dit de nettoyer ses fusils, comme si je connaissais queiique chose à cal J' vois ben que c'est une précaution, et qu'il a peur aussi... J' l'ai laissé achever seul la visite des greniers... Et en descendant tout à l'heure... l' long des murs d' la cour... est-ce que je n'ai pas entendu Pierre qui demandait son grand couteau , et Nanette qui disait comme ça : Ah! c' pauvre Mouton! J' vous demande s'il n'y a pas de quoi faire dresser les cheveuxl... Ah ! mon Dieu!... j'aperçois Pierre et Gros-Jean... Ils viennent par ici... Cachons-nous là, j' saurai c' qu'ils manigancent entre eux. {Il entre dans le pavillon, et se tient de manière à n'être vu que des spectateurs.)

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