SCÈNE XVI
(Mi<>!i-JiiAN, inKRKK, «nsuite NANtiTTE.
CBOS-JEA». — Ah ! sh ! r pauvre garço\) !
PIERRE. — C'est hnu-ux qu'il ait éié çndorui, sans ça, il aurait pu se doiilerde queu(iii<- chose.
cRos-jKAN rennrilant duns le pavillon. — Eh mais, v'Iè justement les II >!i5 (U not' III. uio : e.iipuioiis-iious-en, cou»i«, a dit M. Firuin, ça le. MU.! la surposi plus forle.
NArBTTK airivunt aoec uîi panier. — Allons, mon père, et toi Piene, aiilty-moi a il esser la table soi'i >>s arbre».
{jPùrrê et ilauelte mettent une table sont U botquêt.)
GRos-jiAR prenant les deux fusils, — J'alloos les charger i poudreavec les deux quej'avon» déjà, ça f.-ra une dét<-nte 5'ii«rrlie.
riiSRi. — J* crois qu'il t\t temps qu' j'allions nous préparer el pauer une veste un peu plus relevée... Viens, Gios-Jeau.
BA.1ITTE. — Alki, allez; vous trouverez madame Firmin chez nous; aile vous dira c' qui vous reste à faire. Ills sortent, elle arrange le COUVfTt.) La, v'Ià mon couvert mis; si M. Firmin pouvait arriver maintenant... [On frappe à la petite porte.) On frappe à U petite porte... c'est lui, sans doute.
riBHiN au dehors. — Manette, ouvre, c'est moi.
3CK.\ii XVH.
NANETTK, FIRMIN, Villageois.
(Firmin entre, suwi des villageois parés pour la fétt, et tenant des guirlandes et des 6ou^ue<s.)
Air de la Chimérte.
Suivei-moi, marchez avec prudence.
Placez-vous sans bruit dans ce bosquet; Que chacun de vous tienne en sUence A la main son bouquet Tout prêt.
[Les paysans répètent le refrain ci-dessus.) FIRMIN à d'autres. Faites choix des roses les plus belles, .Suspendez-les à chaque arbrisseau, En joignant vos guirlandes nouvelles, Pour mon oncle élevez un berceau.
LES PAYSANS. Travaillons, marchons avec prudence. Garnissons de fleurs tout ce bosquet...
Etc., etc.
riRMiN. A cet arbre attachez l'artifice.
MANETTE. Oli ! j' n'avoos jamais rien vu d' pareil. Excusez un' pauvr* fiU' sans malice.
C'est y brillant?...
FiBMiN. C'est un soleil !
TOUS. Travaillons, etc.
(Les paysans mettent des chandelles romaines sur la table : une partie entre duns le pavillon, dont ils ferment la porte sur eux, en ûtant la clef; Us autres entrent dans la grotte.)
FIRMIN. — La, voilà ce que c'est ; de cette manière, ils environneront mon oncle de tous côtés. (Allant prés du pavillon.) Surtout ne fanes pas de bruit... Tout est prêt, je cours chercher la musique et rejoindre ■la femme.
NANETTE. — Allez. (Il sort par la petite porte.) Via qu'est arrangé !... Monsieur peut venir maintenant. Justement je l'aperçois... Sauvonsnous sans qu'il me voie... (Elle sort.)