PRÉFACE DU D'' ROUX
prendre quelles seront les conséquences extraordinaires de celte lutte contre les moustiques. L’Afrique est mieux défendue par eux contre l’inlluence des Européens que par les millions de noirs qui l’occupent. D’immenses territoires, que la malaria et la fièvre jaune nous interdisent actuellement, seront bientôt ouverts à noire activité et une révolution s’accomplira dans l’ordre économique parce qu’on aura mieux connu les mœurs de quelques espèces de moustiques.
Le livre de .MM. Sergent, qui traite de l’étude des moustiques, qui apprend à les recueillir, à les élever, à les observer, à les reconnaître et à les classer, contribuera à l’œuvre civilisatrice. 11 trouvera place dans le bagage des explorateurs, des voyageurs, de tous ceux qui vont aux colonies et qui sont obligés de compter avec ces êtres, à la fois si menus et si redoutables. Cet ouvrage les aidera à conserver leur santé.
11 sera utile aussi aux médecins coloniaux dont le devoir est de dresser, dès leur arrivée dans une colonie, le catalogue des moustiques qui s’y rencontrent, d’en étudier le développement et les mœurs. Sans cette étude, ils seront incapables d’instituer une proi)hylaxie efficace et de protéger les vies dont ils ont la responsabilité. Le livre de .M.M. Sergent sera, pour eux, un excellent guide et j’ai plaisir à le leur recommander. E. ROUX.
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