CAPTURE ET ÉLEVAGE
ayant passé par l’élat de nymphes pour aboutir à l’éclosion des insectes parfaits, il s’agit de capturer CCS insectes parfaits, soit pour l’expérimentation, soit pour la conservation. Dans ce but, nous coilïons l’ouverture du bocal d’un sac de mousseline rendu rigide par une armature en fil de fer et fixé autour du goulot du bord par
l’ifj. '2 J. — Orandu el bocal o’élcvaiçe.
rt, Bocal «raleva^e flet» larve» ; r, iti, ; b, caga eonleiiant un oi»ei<u iletiiné à cire piqué par le» moii»tiqu0« ; d, tubo poiir eaplurer le» adultes ; e, manchon uti]ii>é pour intiotiuiru le hra» dan» la cage .
une ligature (/î^. Les moustiques adultes montent dans ce sac et il est très facile de les y prendre à l’aide d’un tube de \erre, exactement comme dans la [>oche d’un filet à papillons. Il
ÉTUDE DES MOUSTIQUES
faut avoir deux sacs pour un bocal ; aussitôt ([u’on en enlève un pour prendre les moustiques qu’il contient, on place l’autre sur le bocal.
Pour nous emparer des moustiques qui se tiennent obstinément au fond d’un bocal, tout près de l’eau, nous avons été amenés à confectionner le petit appareil représenté par la pg. 25. C’est un tube de verre de i8 millimètres de diamètre, de 20 centimètres de Ions, fermé à une extrémité parunboucbon de caoutcbouc troué et à Tau-
/''rVy, 25. — Manière de caplur«‘r un mou«liqne | pç OXtrcniilO adulte dans un booal.
par un opor-
cille mobile constitué par un morceau de mousseline cousu sur un anneau métallique d’un diamètre un peu supérieur à celui du tube de verre. Au centre du cercle de mousseline est lixé un III qui traverse le tube, le bouchon de caoutcbouc et dont on lient l’autre extrémité de la mémo main que le tube de verre. On peut
CAPTURE ET ELEVAGE
ainsi fermer à volonté l’extrémité inférieure du tube en tirant sur le (il. Le tube est introduit dans le bocal, son opercule étant à distance de l’extrémité inférieure qui est posée sur le moustique. On lire alors lentement le fil et le cercle de mousseline vient s’appliquer sur l’extrémité du tube, emprisonnant le moustique.
Conservation des adultes. — Pour la conservation des moustiques adultes vivants, et pour rex|)érimentation, nous nous servons soit des petites cages déjà décrites, soit de grandes cages comme celles que représente la fig. 24. C’est une cage de 4» centimètres de long, 35 centimètres de haut et 22 centimètres de large, constituée par des cadres de bois sur lesquels est tendue de la toile métallique de d’ouver-
ture de maille. Elle est montée sur des pieds de 35 centimètres de haut, de façon à ce que l’on puisse placer un des bocaux-aquariums audessous.
Elle porte trois ouverturescirculairesde locentimètres de diamètre; une sur le petit côté, les deux autres sur la face inférieure. Sur le rebord muni d’une gorge externe de ces ouvertures est liée une des ouvertures d’un manchon cylindrique, de tulle, d’un diamètre par conséquent un peu supérieur (11 à 12 centimètres) et d’une longueur de 4<> centimètres. Les manchons aboutissant à la face inférieure font communiquer la
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cage, soit avec un bocal-aquarium, soit avec une petite cage où l’on peut mettre un oiseau, un petit mammifère, comme le montre la fig. ï.\.
Le manchon aboutissant au petit côté sert à introduire la main de l’expérimentateur dans la cage (pour prendre un moustique, pour mettre de la nourriture, etc.) On lie l’ouverture libre de ce manchon autour du poignet, et le retournant en doigt de gant à l’intérieur de la cage, on peut faire pénétrer tout l’avant-bras dans cette cage. Des trous circulaires de 20 millimètres de diamètre sont ménagés dans un des montants en bois de la cage, et bouchés avec un bouchon de liège ordinaire. Ils servent à faire passer les tubes de verre contenant les moustiques prisonniers, de la main qui est dans la cage, dans celle qui est en dehors de la cage. Pour mettre un moustique en cage, il suffit d’approcher l’extrémité du tube d’un de ces trous rapidement débouché ; on souffle à l’autre extrémité du tube et le moustique est projeté dans la cage.
On met è. la portée des moustiques un petit cristallisoir contenant de l’eau, un autre contenant un fruit; banane, raisin, pomme, cerise, fraise, ou de la confiture, ou au moins de l'eau sucrée. Pour fournir le sang à sucer aux femelles, on place un oiseau plumé sur le dos dans une petite cage, dans un des manchons, bien lié au-dessous de la cage.
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