‹ Moustiques et maladies infectieusesChapitre 40 sur 43 · BIOLOGIE DES MOUSTIQUES · texte numérisé non relu

BIOLOGIE DES MOUSTIQUES

La ponic. a lieu aux premières heures du matin, sur les eaux calmes {fig. 2(>). La première description de la ponte des œufs des moustiques est celle que donne Réaumur dans ses Mémoires pour servir à l' histoire des insectes (1738), t. IV, p. 02(1. Elle nt! laisse rien à désirer. Réaumur observait des Culex: « Entre les cousins

FiO- “ Ponte.

que j’observais dans cette opération, qui leur attirait mes regards, J’en vis j)lusieurs qui avaient leurs quatre premières jambes cramponnées contre les parois du baquet, et d’autres qui s’étaient posés sur un fragment de feuille flottant; le corps des uns et des autres était étendu sur la surfaee de l’eau, et la toiicbail

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seulement par une portion de son pénultième anneau.

« Les cousins dont la ponte était encore peu avancée, dont le bateau n’avait pas encore la moitié de sa longueur me firent voir... que les deux dernières jambes se croisaient l’une sur l’autre, elles formaient un X ; et l’endroit où elles se croisaient était d’autant plus |irès de l’anus (|ue l’assemblage d’œufs était plus petit, ou que la portion de bateau était plus courte; l'angle intérieur que faisaient les jambes soutenait cette petite masse d’œufs. De là, il est aisé d’imaginer que lorsque le cousin fait son premier œuf, les jambes sont croisées très près du derrière, et à portée de soutenir cet œuf; qu’elles soutiennent de même les œufs qui sont excessivement collés contre celui-ci; qu’à mesure que la masse d’ceufs s’allonge, l’endroit où les jambes se croisent devient plus éloigné du derrière, et qu’enfin les deux jambes se posent parallèlement l'une à l’autre, quand le bateau est à moitié ou plus d’à moitié fait; et qn’ainsi, depuis que le premier œuf est pondu, jusqu’à ce qu’ils le soient tous, ils sont toujours soutenus. Ce n’est que quand la ponte est finie, que le cousin abandonne le pi’tit bateau, qui est en état de voguer sans risque ».

Ce sont les Culex qui pondent ainsi leurs u'ufs agminés en nacelles ou radeaux, les Ano-

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pheles pondent leurs œufs isolés ou réunis selon des figures géométriques, par longs rubans dessinant des étoiles, des polygones. On n’a d’ailleurs pu examiner cette disposition des œufs d'Anopheles que lorsqu’ils étaient pondus au laboratoire ; dans la nature, les vents et l’agitation de l’eau rompent ces rubans d’œufs, et les œufs d’ Ÿinpheles sontextrémement difficiles à trouver dans les eaux naturelles, tandis que les radeaux d’œufs de Culex sont assez facilement reconnus.

Chaque ponte comporte 25o à jo» œufs.

Ces œufs résistent très bien à la sécheresse, au froid, à la chaleur. Les moustiques pondent souvent en des endroits secs, quand ils n’ont pas d'eau à leur disposition, par exemple, s’ils sont enfermés dans un bocal sans eau. Les œufs subsistent alors très bien jusqu’au moment où ils sont mis dans l’eau, ce qui les fait éclore.

Ils éclosent en moyenne deux jours après avoir étépondus et lesjeuneslarvess’écbappenl par une extrémité {fig. 12L Leslarves subissenttroismues avant de devenir des nymphes. Elles passent ainsi de 1 à 9 millimètres de longueur. Avant la première mue, chez les toutes jeunes larves, le thorax est moins volumineux que la tète; ajirès la première mue, et ensuite de plus en plus, il devient plus volumineux que la tète. La durée de la vie larvaire est très variable, elle dépend de la température; plus il fait chaud, plus elle

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est courle ; la plus courle durée rapportée par Howard est d'une semaine. D’autre part, un certain nombre de lars’es, en particulier dans les pays chauds, peuvent hiverner, rester dans un étal de vie latente plusieurs mois. Dans cet état, elles ne grandissent pas, sont absolument incolores. On en trouve jusque dans des étangs recouverts d’une couche de glace. Galleri-Valério et M’"'-' Rochaz ont ainsi trouvé en plein hiver des larves ù.' Anopheles bifurealus dans des étangs voisins de Lausanne, tandis que, par exemple, ils n’en trouvaient jamais d’^?î. maculipennis qui est l’autre espèce à’ Anopheles existant dans le pays. En Algérie, du moins sur le littoral, toutes les espèces de moustiques peuvent hiverner à l’état larvaire.

Les larves se meuvent dans l’eau par des contorsions saccadées en coups de fouet de tout leur abdomen, ce qui leur donne une allure caractéristique. Celles de Citlex se trouvent surtout au fond de l’eau ou au milieu des plantes d’eau, en train de pâturer. Elles ne tnonlent à la surface que pour respirer. Celles A' Anopheles, qui s’agitent beaucoup moins, se tiennent surtout à la surface de l'eau immobiles, ou reposent sur de larges feuilles, à peu de distance de la surface.

Nous avons dit que, chez certains moustiques comme les Cule.r, les stigmates, par où s’ouvre

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à l’extérieur l'appareil respiratoire, sont situés au bout d’un tube qui se détache obliquement de l’extrémité postérieure de la larve, tandis que, chez d’autres moustiques, comme \es AtiopJieles, ils s’ouvrent directement à la surface du dernier anneau abdominal. Il en résulte que, pour respirer, les Anopheles sont obligés de faire (lotter complètement leur corps à la surface de l’eau, où il semble être un fétu de bois, tandis que les Culex ont leur corps complètement immergé et oblique parfois même perpendiculaire à la surface de l’eau {fig. 27). Cette diiïérence d’attitude

explique même pourquoi les larves à' A7iopheles échappent mieux que celles de Culex à leurs ennemis aquatiques.

L’habitat des larves de moustiques est, en général, dilîérent selon le genre de ces moustiques. Les Culex vivent dans toutes sortes d’eaux, ou en trouve dans les eaux les plus [lures, mais surtout dans les eaux sales, et en particulier dans les fosses d’aisances. On en connaît un certain nombre d’espèces qui vivent dans l’eau saumilrc

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OU même salée (conlenant jusqu’à 54 grammes de chlorure de sodium par litre, alors que la mer en contient en moyenne 5o grammes). Les larves de Culex s’accommodent de la vie en commun avec les bactéries qui cultivent dans les eaux chargées de matières organiques. Les Anopfieles, au contraire, se trouvent, dans la grande majorité des cas, dans des eaux parfaitement claires et pures, ensoleillées et pourvues d’une riche végétation de plantes à chlorophylle [Lemna^ Nénuphars, Papyrus). Elles peuvent vivre, contrairement à ce que croyait Kerschbaumer, dans de l’eau profonde de plusieurs mètres.

Four les larves d’ A7io2jheles, il ne faut pas de l’eau stagnante à proprement parler, mais de l’eau calme et pure, c’est-à-dire faiblement courante de préférence.

Four la curiosité du fait, on peut rappeler que les moustiques [Anopheles et autres genres) peuvent passer leur vie larvaire dans les réservoirs d’eau que constituent la base des grandes feuilles de certaines Broméliacées ou les urnes des Nepenlhes.

Les larves d' Aitopheles font preuve d’un mimétisme remarquable, elles ont des teintes variant du jaune-clair au vert et au noir suivant la couleur des fonds, il n'en est pas de même des larves de Culeæ.

Les larves de Culcx sont herbivores, elles se

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nourrissent des champignons et des algues inférieurs et aussi des |dan(es d’une structure plus complexe.

Au contraire, les larves A' Anopheles sont essentiellement carnivores, elles se nourrissent des larves aquatiques des autres insectes, des débris des insectes morts à la surface de l’eau, c’est ainsi que souvent elles mangent leur mère. Elles s’attaquent enfin parfois entre elles, ou bien attaquent un insecte adulte qui quitte sa nymphe ; comme, àce moment, l’insecte adulte repose quelques instants sur l’eau pour sécher ses ailes à l’air, on peut voir de grosses larves saisir les derniers articles des tarses, se laisser traîner à la surface de l’eau par l’insecte qui s’envole et lui amputer l’extrémité de la patte.

Après une vie moyenne de 20 à 45 jours, les larves se transforment en nymphe, qui vivront 15 à 5 jours, sans prendre de nourriture, respirant seulement. Elles sont doncconstamment à la surface de l’eau, mais plongent au moindre ébranlement des couches liquides, beaucoup plus peureuses que les larves. Leur corps, dont la forme rappelle celle d'un point d’interrogation, se détend alors brusquement et, i>ar soubresauts brusques, la nymphe s’enfonce dans l’eau. Dès que la tranquillité lui paraît revenue, elle se laisse remonter à la surface de l’eau sans faire le moindre mouvement. On peut se rendre

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comple de l’âge de la nyniphe d’après la couleur de son thorax. A travers le maillot de la carapace iiymphale, on voit foncer ce qui sera l’insecte adulte. La dilTérence d’altitude signalée par Howard entre les nymphes de Culev et à! Ano~ pheles, à savoir que. celles de Culex tenaient leur thorax plus vertical que celles A' Anofilieles, ne semble pas se vérifier sur les espèces du vieux continent.

■Après une vie durant de 2 à ,ô jours, les nymphes restent immobiles à la surface de l’eau, l’abdomen se relève en arrière comme |iour (lotter au lieu d’èlre replié sous le thorax, les téguments du dos exposés à l’air se dessèchent, et on en voit sortir la nuque de Vimago ou insecte ailé, dont la tête est repliée sur la poitrine, comme dans la position normale du fœtus humain [fig. 28). L’insecte ailé sort progressive-

ment sa tète, puis les appendices céphaliques couchés sur le thorax se dégagent et presque en même temps le thorax et les ailes. Le plus difficile consiste à sortir les immenses pattes. Beaucoup de moustiques meurent à ce moment,

Fi(jt *?S. ■— Mélamorphoses des moustiques.

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malheur à eux s’il y a un peu de brise ou de peliles vagues. Souvent ils ne peuvent pas dégager toutes leurs pattes, et on en voit qui s’amputent d’un membre.

Lorsqu’ils ont déroulé leurs pattes repliées dans la dépouille nymphale, ils reposent un moment sur l’eau grâce aux coussinets de leurs derniers articles du tarse. Leurs ailes sèchent, ils s’envolent.

Suivant leur habitat, on peut classer les moustiques en espèces domestiques, sylvestres, champêtres. C’est ainsi que le Culcoo pipiens, les Slego7nijia sont des moustiques tout à fait domestiques, urbains, vivant au voisinage de l’homme. D'autres, comme les Anopheles, comme Culeo: faligans (convoyeur de la filariose) sont sylvestres ou champêtres.

Les mâles ne jiiquent point l’homme ni les animaux, sauf chez certaines espèces exotiques, tandis que les femelles font leur principale nourriture du sang des vertébrés. Elles piquent surtout aux crépuscules et la nuit, mais beaucoup d’espèces de Culex, par exemple, piquent même en plein jour. Il est nécessaire de connaître la façon dont piquent les mousti(|ues femelles pour comprendre le mécanisme de la transmission des Pilaires du moustique à l’homme. Le moustique qui s’apprête à sucer du sang a une attitude bien caractéristique. Il dresse en l’air ses deux palpes.

Kilm. et Kt. Si!ii<i«:«T — Klude ries Mousliriues

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perpendiculairement à la trompe, il agile ces palpes d’un mouvement tremblotant ; du bout de sa trompe, il tâte la peau pour choisir l’endroit où il l’enfoncera; toute son attitude exprime l’affairement. Comme nous l’avons déjà dit (p. 158). le labium ou gaine de la trompe ne pénètre pas dans la plaie, qui est ouverte par le faisceau des six autres stylets. La façon dont se comporte la trompe dans la piqûre est très bien décrite eu 1738 par Réaumur {Mémoires f;Our servir à V Histoire des insectes, t. IV) :

« L’étui, quoique solide, a une sorte de flexibilité; il se courbe à mesure que l’aiguillon pénètre dans la chair, il s’éloigne de l’aiguillon, qui doit toujours rester tendu et droit ; l’étui qui s’ouvre, peut se tirer en arrière, et s’y lire sans y amener l’aiguillon. Mais celui-ci a besoin d’être soutenu immédiatement au-dessus du bord du trou, aussi l’étui ne fail-il, comme nous venons de le dire, que se courber, il devient d’abord un arc, dont l’aiguillon est la corde. Le bouton de l’étui doit toujours rester sur le bord du trou, pour aider à y maintenir et à empêcher de vaciller un instrument délicat et faible. C’est par un expédient semblable que les ouvriers qui ont il percer de très petits trous dans des corps durs, savent maintenir la pointe déliée du foret. Knfin, à mesure que l’aiguillon pénètre, l’étui se courbe de plus on plus, il s’y fait même quelque part un

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angle dont le sommet est variable, au moins ne m’a-t-il pas toujours paru placé dans le môme endroit. Cet angle d’abord obtus, le devient de moins en moins, il passe à être aigu, et c’est à un tel point, quand l’aiguillon a pénétré aussi avant qu’il lui est possible, c’est-à-dire quand la tôle du cousin est prèle à loucher la peau, qu’alors l’étui est plié en deux : sa moitié inférieure est alors appliquée contre sa moitié supérieure. Pour considérer plus à mon aise l’étui ainsi plié en deux, j’ai quelquefois tué le cousin sur la blessure, rendue aussi profonde qu’elle le pouvait être ; quelquefois l’étui a conservé pendant un temps assez long, le pli qu’il avait pris, mais le ressort de ses fibres, qui tend à l’allonger, l’a ensuite déplié, et l’a redressé» (/?//. 3G et 87).

•Même lorsqu’elles ont sucé du sang, les femelles ont besoin d’absorber le suc aqueux et sucré des fleurs et des fruits, comme les mâles. Les moustiques sont guidés vers leur proie, animale ou végétale, par l’odorat, qui paraît très développé chez eux et siéger dans les antennes. Les antennes servent aussi comme organes de tact. L’autre organe des sens qui paraît rendre de grands services au moustique est l’œil : les moustiques distinguent parfaitement les couleurs foncées des couleurs claires, et ils se posent de préférence sur les couleurs sombres.

Les femelles A' Anopheles semblent avoir be-

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HG

soin de sucer du sang beaucoup plus souvent que celles de Culex. 11 semble qu’il est nécessaire qu’une femelle ait sucé du sang pour pondre. La fécondation est difficile à observer en captivité, on ne l’a jamais vu s’opérer chez les Anopheles captifs. Elle se fait aux heures crépusculaires, et pendant le vol, comme chez les mouches. Les mâles qui ont fécondé des femelles meurent rapidement : les femelles

meurent le plus souvent après avoir pondu, mais quelques-unes de celles qui sont fécondées en automne ne pondent pas tout de suite, elles hivernent, cachées dans des recoins sombres et chauds, dans les caves, dans les arbres creux. La position de ces femelles hivernantes est caractéristique. Au lieu d’être posées sur leurs 6 pattes, ou au moins sur leurs \ pattes de devant, elles sont litléraleinent aplaties sur le mur, leurs pattes en éventail, comme les spécimens de collection. Si on les touche du doigt, on les fait tomber sans les réveiller. Ces femelles, qui passent ainsi l’hiver et vont pondre aux premiers beaux jours, assurent la perpétuité de l’espèce, rôle que jouent déjà en certains pays les larves, comme nous l’avons vu.

La durée de la vie des moustiques adultes est donc bien variable. Il est certain que les mâles meurent tous dans l’année qui les a vu naître, les femelles nées et fécondées en automne vivent

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jusqu’HU printemps suivant, mais meurent toutes après leur première ponte. Les femelles nées au printemps peuvent parfois être gardées en captivité plusieurs mois, du moins les femelles de Culex ; on n’a jamais pu garder plus de deux mois des femelles à! Anopheles (en dehors de l’état d’hibernation ). Et encore il faut remarquer que, en captivité, les moustiques vivent peut-être plus longtemps qu’en liberté, car ils paraissent destinés à disparaître dès (jue l’acte sexuel a été accompli et a porté ses fruits, or en captivité l’acte sexuel est accompli avec beaucoup de difficultés et certainement plus rarement q<i’à l’état de liberté.

Cinq ou six générations se succèdent dans une saison ; en admettant qu’une femelle hivernante pond au printemps 200 œufs, et que la moitié de ces œufs donnent des femelles, on peut calculer qu’à la fin de la saison, cette femelle aura donné naissance à 20 milliards de moustiques. C’est ce qui explique que les moustiques n'ont pas encore disparu de la face de la terre malgré le grand nombre de leurs ennemis naturels.

Ia’s ennemis naturels des larvi;s de inoustiijnes sont d’abord les microbes : les bactéries vulgaires de l’eau, lorsfiu’elles pullullent, font succomber les larves à' Anopheles. Certains champignons inférieurs en particulier envahissent

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parfois loul un élevage de larves. On a trouvé des grégarines dans l’eslotnac des larves d’^nol^heles et de Culex. Des insectes microscopiques sont aussi signalés comme ectoparasites des larves. D’autres ennemis sont les larves aquatiques carnassières comme celles des libellules et encore les Dylisques, les Notonectes, les Punaises d’eau, enfin certaines espèces de poissons comme les Cyprins. A ce genre d’ennemis, les larves à' Anopheles, qui llottent presque constamment à la surface, échappent plus aisément que celles de Culex qui s’agitent en tout sens, et même à la surface de l’eau offrent une prise facile par leur corps enfoncé obliquement.

La plupart des poissons, quoi qu’on en ait dit, ne sont pas redoutables aux larves de moustiques.

Les ennemis des moustiques ailés sont les libellules (appelées les vautours des moustiques en Amérique), les chauve-souris, les araignées, les oiseaux.

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