ÉVOLUTION DES HEM AMIBES
menls sexués (ou gamètes) sont sortis des glo-
Fï(j, 35. — r>olution d'une héroainibe dans le corpi d’un mou8li(|U6 (D'après Koss).
1, Estomac de moustique avec des zygotes ; 2, 3* 1, ookinet s'enfon<*ant dans ]es parois île l’estomac ; 5, zygote bien développé avec sporozoïtes ; 0, zygote éclatant et sporozoïtes mis en liberté; 7, black spores ; 8, sporozoïtes dans la glande salivaire et dans la trompe.
bules rouges et ont pris une forme arrondie. I^es
Kdm. et Et. Szrgr:it Étude des Moustiques
KrUDK DES MOUSTIQUES
rnicrogamétocyles éinetlent des flagelles (microgamètes) qui se dirigent vers les macrogamètes. La fécondation s’opère par la pénétration d’un seul microgamète dans chaque macrogamète. Le macrogamète devient mobile, il est appelé, pour cette raison, ookinète (il a aussi rei.ii le nom d’amphiont, Ross l’appelait zygote).
Douze heures après la piqûre, on constate la présence des ooUinètes dans l’estomac. Ils ont la forme de croissants et sont pigmentés, lis mesurent de 6 à 8 p.
.\près 3G ou 48 heures, on ne trouve plus d’oo- Uinètes à l’intérieur de l’estomac des moiisti- (lUGs, mais on voit sur sa surface e.xtérieure des petites houles transparentes qui mesurent de lo à 20 P (kystes, zygotes). Elles contiennent des grains de pigment animés de mouvements rapides.
Ces boules grossissent rapidement, elles mesurent 6o P au bout de cinq à six jours.
A leur intérieur, se dessinent des sphères-filles (sporoblasles, blastophores) qui commencent à se strier. Cette striation devient plus manifeste les jours qui suivent. Elle révèle la formation des sporozoïles (zygoloblastes, germinal rods, blastes, germes en faucille).
On ne distingue bientôt plus les sphères-filles, et le kyste entier, qui mesure plus de 6o p, ne présente plus que des striations très fines distri-
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buées irrégulièrement. Le kyste éclate en dehors de l’estomac, dans le cœlome, et les sporozoïtes sont répandus dans la cavité générale du corps du moustique, isolés ou encore agrninés par groupes. Ils arrivent par le cœlome dans les glandes salivaires, où ils envahissent surtout le lobe moyen. 11 y a dix jours à ce moment que le moustique a sucé du sang infecté.
Les sporozoïtes sont très difficiles à reconnaître dans les glandes salivaires. On les confond
t'uj, 33. ~ SporozoUes el pseudo-navicelles (D’après Gras.'>i). A gauche, pieudo-.«porozoites (pseu(io*navicoUes)
A droite^ sporozoïte.'^.
facilement avec des corps provenant sans doute de cristallisations et appelés par Grassi pseudonavicelles {/ig. 33). D’après linge, les pseudonavicelles se reconnaissent à leur rigidité, à leur forme de pierre à aiguiser, à leur immobilité; tandis que les sporozoïtes sont en forme de lancettes et exécutent, quand ils sont encore dans
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les cellules des glandes salivaires, de lents mouvements d’éliremenl et de flexion. Un sporozoïle mesure lo p de longueur sur i pi à i de largeur; il est hyalin avec une lâche au centre, qui est le noyau, facilement colorable par la méthode de Laveran.
A côté des kystes renfermant des sporozoïtes normaux, Ross a trouvé des corps bruns noirs, en forme d’S, de faucille, de bâtonnet, qu’il a appelés black-spores, et qui sont peut-être des formes d’involution des sporozoïtes.
Évolution d’ « Hæmamœba malarias > dans le corps des « Anopheles ». — L’hémamibe du paludisme, comme le Proleosoma chez l’oiseau et le Culex pipiens, déroule son cycle schizogonique dans le sang de l’homme et son cycle sporogonique dans le corps des Anopheles. Les éléments sexués de l’hémamibe du paludisme, qui se reconnaissent aux mêmes caractères que ceux de V Hæ77iamœha l'elicta (mâle noyau diffus, femelle noyau condensé), ont, soit la forme de croissants, soit une forme sphérique.
Bignami et Raslianelli ont donné, les premiers, une excellente description, que nous suivrons, du cycle complet de l’hémamibe de l’homme dans le corps des Anopheles. Il faut, pour que le parasite évolue, que la température extérieure (qui est celle du corps du moustique) mesure au moins i6”C.
ÉVOLUTION DES HÉMAWIBES
Si nous observons au microscope l’eslornac d’un Anopheles qui a sucé du sang paludique, contenant de ces formes sexuées, depuis plusieurs heures, nous pouvons assister d’abord à la fécondation des macrogamètes par les microgaraètes, puis à la transformation des macrogamètes en ookinètes, qui, par des mouvements de contorsion, atteignent la paroi stomacale dans laquelle ils s’enfoncent, reprennent une forme sphérique et s’entourent d'une cuticule.
Au bout de 24 heures, très peu de parasites ont pénétré dans les parois de l’estomac. Ils y ont tous pénétré a|)rès 4"-42 heures. Dans les préparations non colorées, les parasites apparaissent comme des corps tout à fait transparents de 5 à 7 P de diamètre. J.es contours sont de plus en plus nets à mesure que les kystes grossissent. Leur protoplasma jaunâtre est homogène ou bien présente quelques vacuoles. Us renferment des grains de pigments animés de mouvements. Dans les préparations colorées, le protoplasma apparait condensé à la périphérie et envoyant vers le centre des filaments bien colorés entre lesquels il y a naturellement des espaces plus clairs. Le pigment est plus souvent situé dans les filaments protoplasmiques que dans les espaces clairs. Le noyau se colore uniformément et fortement. Il est composé de masses chrornaliques qui deviennent de plus en j)Ius considé-
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rables, à mesure que les kystes sont plus vieux, et qui se multiplient par division simple.
Au troisième jour, les parasites non colorés mesurent de 8 à 1 1 ,a. Ils sont très transparents et paraissent encore plus vacuolisés, Dans les préparations colorées, on voit de 8 à i5 noyaux homogènes ronds ou ovales. Le pigment est rangé à la périphérie, en plus grande quantité maintenant que les filaments protoplasmiques sont moins considérables^ par suite de l’agrandissement des vacuoles.
Au quatrième jour, les parasites mesurent de 12 à i5 p.. Les noyaux sont au nombre de 25 à ,3o, situés le long ou au croisement des filaments protoplasmiques.
Au cinquième jour, les parasites mesurent de 16 à 18 P et commencent à faire saillie dans la cavité générale.
Au sixième jour, ils mesurent de 36 à 4« H- On commence à voir des striations à leur intérieur disposées en rayons comme dans des sphèresfilles. On voit aussi comme des gouttelettes graisseuses. On voit mal les grains de pigment. Sur les préparations colorées, on se rend compte que les multiples noyaux se sont transformés en ces striations qui sont les sporozoïtes.
Au septième ou au huitième jour, les kystes éclatent dans la cavité générale, les sporozoïtes gagnent les glandes salivaires à tra«’ers le cœlome.
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Ces sporozoïtes ressemblent absolument à ceux du Proteosoma, en forme de lancette, souvent un peu recourbés, animés de mouvements lents, et ayant un noyau bien colorable par la méthode de Laveran. Les sporozoïtes infectent les glandes salivaires environ lo jours après (|ue le moustique a sucé le sang palustre. Inoculés avec la salive du moustique dans un capillaire sanguin de l'bomme, ils pénètrent bientôt dans les globules rouges comme l’ont montré les belles recbercbes de Scbaudinn, et après le cycle sporogonique va recommencer le cycle schizogonique.
Pour que l'évolution des parasites puisse s’accomplir dans le corps des Anopheles, il faut que la température extérieure, qui mesure exactement celles des insectes, ne descende pas audessous d’un certain point, variable suivant la race des parasites. D’après Grassi, le parasite de la quotidienne ne se développe pas entre i.5“,5 et 17'’, 5. D’après Grassi et Van der Scheers, le parasite de la tierce peut encore se développer il 12“, même à 9°, s’il a été exposé d’abord à de plus hautes températures, qui ont mis son évolution en train. .Mais il n’est [las certain que des sjiorozoïles qui se forment dans ces mauvaises conditions soient capables d'infecter. Grassi donne comme limite inférieure de la température permettant le développement du parasite do la
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tierce 20 ou 22° C., pour celui de la quarte
Nous donnons, à la page suivante, un tableau des synonymes usités pour désigner les mêmes formes de l’évolution des liémamibes (d’après Grassi, Lüjie, etc.).
CHAPTTRE VI II
ÉVOLUTION DR « FILARIA NOGTURNA »