TOI
Ces pertes anormales doivent être remplacées volume pour volume, et cette quantité est ajoutée en supplément aux 3 litres nécessaires.
4. Dans les états d'anhydémie aiguë dans lesquels le collapsus périphérique tient cliniquement une place très en vue (effondrement tensionnel, pouls misérable, pâleur et sueurs froides, veines collabées).
C'est à la demande que se fera la réhydratation (par veinoclyse continue, disons-le tout de site} massive, aussi abondante qu’on le pourra, jusqu’à ce que se relève la tension artérielle, apparaisse un pouls comptable, se recolore l’opéré.
Des doses de 5, 6, voire 7 litres pourront ainsi être administrées.
b, Qualité des liquides :
Notre étude a porté sur les mouvements de l’eau, et uniquement de l’eau, sur la déshydratation post-opératoire et non sur la déminéralisation.
Ce n’est pas que nous désirions faire ressortir l’importance biologique de l’eau envisagée en elle-même, possédant à elle seule des propriétés très spéciales et notamment par son effet de masse ; et sous-estimer son rôle de solvant des électrolytes, des protéines et des globules.
Le rôle de l’eau limité à l’eau seule serait non seulement insuffisant mais nocif (hydrotoxicose : HELWIG-SCHUTZ- CUR Re).
S'il nous a fallu limiter notre sujet au métabolisme de l’eau, nous ne pouvons lorsqu'il est question de la réhydratation, conserver cette même attitude.
Nous ne passerons pas en revue toutes les variétés de solvants qu'on peut injecter dans l’organisme, mais nous considérerons les deux solvants les plus employés :
Le sérum salé isotonique et hypertonique.
Le sérum glucosé isotonique et hypertonique.
a) Le sérum salé.
I est indispensable que nous envisagions (même de façon succincte), le métabolisme post-opératoire du sel, le fait « hypochlorémie » post-opératoire.