‹ Mouvements post-opératoires de l'eau deshydratation rehydratationChapitre 37 sur 42 · NUS ES · texte numérisé non relu

NUS ES

M. FEY préconise le sérum hypertonique à cause de son hypertonie. Tout se passant, dit-il, comme si l’hypertonicité du sérum était nécessaire pour faire pénétrer le sel dans les tissus.

Il emploie le sérum hypertonique à 10 % en ampoules de 100 cc. : en moyenne 2 à 3 ampoules, c’est-à-dire 20 à 30 grammes, mais il faut se baser sur des dosages échelonnés

des chlorures.

C’est également pour son hypertome que M. LAMBRET emploie le sérum hypertonique à 20 %, sa conception étant que l'introduction dans le milieu sanguin de solutions hypertoniques a le pouvoir de développer un contre-courant qui s'oppose énergiquement à l’issue du plasma hors des vaisseaux (exhémie).

M. GATELLIER pense également que l’hypertonicité du

sérum salé permet de rappeler dans le milieu sanguin le liquide transsudé

Par contre BOTTIN estime que non seulement cet espoir de rappel dans le torrent circulatoire du liquide échappé à travers les capillairesest vain, mais il rejette cette méthode, parce qu’elle contribuerait à la concentration du sang, de sorte que ce dernier résorbe encore davantage l’eau au niveau des tissus et qu'on aggrave ainsi la déshydratation.

Pour notre part, sauf les cas où la déperdition saline est maniieste (occlusion, fistules, etc.), nous n'avons pas observé les effets tellement avantageux du sérum salé hypertonique, la restauration du volume de l'eau compte plus à notre sens et il peut y avoir préjudice à donner trop de sel.

Os

D) Le sérum glucosé.

Le sérum glucosé réunit un grand nombre d'avantages et n'offre pas les inconvénients possibles du sérum salé. Il peut être distribué sans aucun risque en quantités considérables (3, 4, 5 litres) et permet donc une réhydratation massive.

Il apporte un élément nutritif de choix.

Il possède des qualités diurétiques propres. [1 peut être utilisé par toutes les voies. Associé à l’insulinothérapie glycopexique à faibles doses (10 unités d’insuline pour chaque litre de sérum glucosé isotonique), il est mieux utilisé.

Nous pensons avec DEARL O. LATIMER que la meilleure façon de réhydrater l'opéré consisée à donner les 3 l. 500 dont 1l a besoin, ainsi :

I litre de sérum salé physiologique, 2 |. 500 de sérum glucosé.

Il convient en outre d’insister avec cet auteur sur l’erreur communément faite et qui consiste à préparer une solution glucosée non avec l’eau distillée mais avec du sérum salé physiologique.

Or la solution glucosée isotonique est une solution de glucose à 53 % ou 50 °/00 dans l’eau distullée.

Une solution glucosée à 5 % dans du sérum salé physiologique, d’une part n’est pas isotonique, d’autre part, risque de faire donner plus de sel qu’il n’est nécessaire.

Une solution isotonique de sel et de glucose comprendrait 0,85.425%9% de sel etr2:er+5 % de glucose. |

La solution glucosée hypertonique est une solution à 10 %,. Elle n'offre d'avantages que chez les hépatiques.

Telles sont les deux solutions si couramment employées et dont nous avons l'habitude de nous servir pour réhydrater les opérés.

Nous n’avons aucune expérience des autres :

Ni de la solution de RINGER-LOCKE qui contient en plus du Na CI, des sels de potassium et de calcium. Solution qu’il serait plus logique d'employer que le classique sérum salé puisque ces électrolytes baissent également après l’intervention.

Ni de la solution hyposulfitée sodique conseillée par M. le Professeur BINET en raison de la chute du glutathion. Ni des solutions bicarbonatées qui visent à lutter contre l’acidose.

Notre expérience du plasma est encore trop limitée pour que nous en fassions état. Nous n’avons d’ailleurs pas étudié cette question, certainement très importante, de la protidémie, de l’hypoproteinémie post-opératoire et de ses rapports avec la déshydratation.

Il nous paraît néanmoins utile de situer ici cette possibilité thérapeutique.

L'hypoprotidémie étudiée surtout par RAVDIN et ses élèves, serait une des caractéristiques essentielles du syndrome humoral dans toutes les variétés de choc (traumatisme, brûlures, occlusion, choc post-opératoire).

Du point de vue de la déshydratation ATCHLEY et BENE- DICT en 1927 ont suggéré qu'une simple détermination des protéines du sérum pouvait être le meilleur moyen de contrôler le degré de la déshydratation et de suivre les effets du traitement réhydratant.

DREW, SCUDDER et PAPPS ont proposé en 1940 de contrôler la thérapeutique liquide par le calcul des protéines plasmatiques qui s'obtient facilement par la mesure du poids spécifique du sérum, une relation constante existant entre Ce MleurElOrnNes:

Récemment enfin STRUMIA, WAGNER et MONOGHAM ont traité le choc par le plasma citraté (dont l’utilisation dans l’hémorragie est connue en France depuis les travaux de RICHET, BRODIN et ST-GIRONS).

Le plasma citraté obtenu par un mélange de 500 cc. de sang et de 100 cc. de sérum salé contenant 2 grammes de citrate de soude, mélange traité par la centrifugation, il peut être conservé facilement et injecté sans précautions spéciales.

Le plasma (sang total moins les éléments figurés) est la solution idéale pour le traitement du choc car :

1° L’hémoconcentration, avec hypoglobulie étant la caractéristique humorale du choc, la transfusion de sang est mauvaise ;

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