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CONCLUSION

Et maintenant, après une aussi sommaire promenade parmi ses monuments et ses musées, est-il possible de déterminer de quoi est fait le charme de Munich, ce charme qui, non content de résister quelquefois aux plus sévères objections de notre goût, a si vite fait de les désarmer, et dont l'excellence de la bière et la beauté des tableaux ne suffisent tout de même pas à rendre compte?

J'ai déjà indiqué comment TefiFet de l'accoutumance, dans les monuments si divers dont les disparates nous choquaient d'abord, ne nous montre plus bientôt que des contrastes amusants. Le secret, pour que cette conversion s'opère, est de ne point regarder les édifices de Munich du point de vue exclusivement architectural, mais de les considérer en fonction de l'idéal social ou intellectuel auquel ils s'efforcent d'atteindre. Par cette méthode, Munich ne devient pas seulement le livre d'images le plus divertissant du monde ; notre goût s'y rompt à un éclectisme qui, sans effacer aucune de nos préférences dans ce qu'elles ont de positif, les corrige de toute étroitesse négative. Prêts d'abord à tout critiquer, nous en venons vite à vouloir tout comprendre : ce désir nous incline naturellement à chercher — et à trouver — bientôt dans toute forme d'art, et de là en

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