‹ Murat et la question de l'unité italienne en 1815Chapitre 7 sur 12 · POUR LA COURONNE I · texte numérisé non relu

POUR LA COURONNE I

Les événements dont on va lire le récit sont la suite naturelle de ceux que Ton a exposés déjà; dans les pages qui vont suivre, on verra les Autrichiens abattre le représentant d^un régime qui mettra fin à leur domination et les Bourbons tuer le champion des idées qui ruineront leur trône. C'est l'avenir qu'il annonce que la dynastie de Naples et le gouvernement de Vienne veulent étouffer tous deux en écrasant Joachim; sa chute, son exil, sa mort sont comme la revanche anticipée des défaites de 1859 et des triomphes de Garibaldi. Si la vengeance de Ferdinand est plus éclatante que celle de Metternich, il n'y a rien là qui doive étonner; n'est-il pas directement menacé, personnellement attaqué? Pour comprendre la tragédie du Pizzo, il faut la replacer dans son milieu historique ; il faut la '^ situer „ dans ce drame de passion que cache l'histoire de l'unité italienne. De ce point de vue tout s'explique naturellement et tout s'éclaire; à un coup d'audace, on a répondu par un coup de peur; nul besoin de recourir à des légendes d'origine suspecte et d'autorité douteuse.

MURAT RT LA QUESTION DB l'uNITÉ ITALIENKE EN 1815

Page 1