‹ Murs et coutumes de l'AlgérieChapitre 16 sur 34 · Bcijs. On donnait le titre de bey au chef d'une province · texte numérisé non relu

Bcijs. On donnait le titre de bey au chef d'une province

CHANT SUR LA PRISE D'ALGER. loi

Qu'avec des prises d'esclaves et de café ,

Ces corsaires devant qui les chrétiens n'étaient plus (|up

des femmes?

Alger était une tenaille pour arracher les dents; Les plus courageux en avaient peur.

monde, comment a-t-elleélé prise?

Ce n'est pas ainsi que nous l'avions pensé

Avec les musulmans des siècles passes.

Je crois que pour Mezeghenna

Beaucoup de gens auraient voulu mourir

En s'ensevelissant sous ses remparts.

On aurait vu déjeunes liommes s'exciter au iiéril,

Et, dans les fosses et dans les cimetières ,

Le sang aurait formé des lacs.

Il l'a prise dans une heure et sans li\rer bataille.

n:on Dieu, rendez la victoire à nos drapeaux.

Faites revivre nos armées et abaissez les impies !

créateur des esclaves ! ô notre maître 1

Envoie-nous un chérif qui aime les musulmans;

Qu'il devienne sultan d'Alger

Et qu'il gouverne par la justice et la loi.

ouvreur des portes, ouvre lui ses portes ! .

Tes serviteurs rentreront dans leur pays ,

Et le peuple aura vu le terme de ses maux.

Oui , Dieu prendra pitié des croyants dans la peine,

11 rétablira l'ordre ,

Les chrétiens s'éteindront ,

Et il chassera nos corrupteurs,

vous qui pardonnez , pardonnez à l'auteur, Pardonnez au pauvre Abd-el-Kador:

Combien n"a-t il pas commis d'erreurs?

Ia2 LE TELL.

Pardonnez-lui , ô maître du monde!

A lui , à ses parents , à ses amis,

A ceux qui sont présents , à ceux qui sont absents ;

Faites que leur place soit au Paradis !

Souvenirs historiques.

L'idée que l'on se fait en général du conlinonf d'Afrique et l'extension donnée à des renseignements partiels ont accrédité depuis longtemps, au sujet de l'Algérie, une erreur fort étrange. On la regarde comme un pays de plaines et de marécages, tandis que les accidents et la sécheresse du sol en forment au contraire le trait caractérisque. Le littoral de l'Algérie surtout est presque toujours montueux. Entre la frontière marocaine et la Tafna règne le massif des Traras. Oran a, connue Algei-, son Saliel mamelonné.

Depuis l'embouchure du Chélif jusqu'à celle du Mazafran, c'est-à-dire sur une longueur de soixante lieues et sur une profondeur de dix à douze , s'élève, se ramitie la chaîne du Dahra. Celle du petit Atlas s'y rattache par le Zaccar et ferme l'hémicycle de la Mitidja. Arrivé en ce point, le système

se rehausse, s'élargit, se complique et garnit toute l'étendue de la côte jusqu'au voisinage de Bone. Ce n'est pas tout : il faut compter, dans l'intérieur, rOuarensenis, qui fait face au Dahra, le domine en hauteur et le surpasse en étendue ; puis d'autres grandes masses parallèles aux précédentes , et qui séparent le Tell du Sahara comme celles-ci l'ont isolé de la Méditerranée ; tels sont le Djehel- Amour', les Auress, etc.

Ces régions de montagnes embrassent à peu près la moitié du territoire algérien ; elles sont presque toutes habitées par des Kabyles, race entièrement distincte des Arabes. Les différentes Kabylies n'ont entre elles aucun lien politique ; chacune môme ne constitue qu'une sorte de fédération nominale où figurent, comme autant d'unités indépendantes, des tribus riches ou pauvres, faibles ou puissantes, religieuses ou guerrières, et subdivisées à leur tour en fractions, en villages également libres.

Par conséquent, si l'on désigne vulgairement par le nom de Kabylie le pâté de montagnes qui couvre le vaste quadrilatère compris entre Dellys, Bougie, Aumale et Sélif, ce n'est pas parce que celte appellation doit être réservée spécialement à cette partie de l'Algérie, mais uniquement par ce motif que la Kabylie du Djurjura est la plus consi-

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