‹ Mœurs et monuments des peuples préhistoriquesChapitre 104 sur 107 · Vidal Seneze, Bul. Soc. Anth., 1817, p · texte numérisé non relu

Vidal Seneze, Bul. Soc. Anth., 1817, p

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de ruches d’abeilles, construites en pierres cimentées avec de l’argile; chaquetomberenfermaitune ou plusieursmomiesrepliées sur elles-mêmes (fig. 109 et 110). Cette coutume a duré pendant de longs siècles; Garcilasso de la Vega rapporte que les Incas siégeaient dans un temple de Cuzco, revêtus des ornements royaux, comme s'ils étaient encore en vie; les mains étaient croisées sur la poitrine et la tête légèrement inclinée.

Les faits que nous venons d'exposer montrent l’inhumation constamment en usage, pendant des temps dont il est impossible de fixer la durée. Vers le moment où le bronze commence à être connu, peut-être même avant ce moment, un changement remarquable se produit et les morts, au lieu d’être enfouis dans des grottes ou confiés à la terre, sont consumés par le feu du bûcher.

Quelle était l’origine de cette coutume? A quelle race convient-il de la rapporter? Longtemps il a été admis que c’étaient les Aryas qui, partis des régions montagneuses du Pamir, avaient fait connaître à l’Europe une civilisation plus avancée et fait adopter pour les morts la crémation importée de leur patrie primitive.

Cette hypothèse n’était guère contestée; mais aujourd’hui une école nouvelle, à la tête de laquelle se place M. Penka, veut que le peuple civilisateur soit venu non plus de l'Orient, mais du Nord”; il faudrait dans ce cas abandonner la présomption qui fait

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