Géographie, 1. IV
8. Opera, t. II, éd. Migne, p. 335. — Richard de Cirencester dit que les Attacotes demeuraient sur les bords de la Clyde, au delà de la grande muraille d'Adrien.
Ulfson, représente les Danois de son temps comme des barbares vêtus de peaux de bêtes, chassant l’aurochs et l'élan, ne sachant qu'imiter le cri des animaux et dévorant leurs semblables *. Rien ne saurait dépasser la barbarie des sacrifices mexicains, le nombre des victimes et les raffinements qui entouraient leur supplice : c’est par milliers que des prisonniers souvent engraissés pendant des mois périssaient sur les autels. Leur chair pantelante était distribuée aux assistants et une hideuse coutume obligeait les prêtres à se revêtir de la peau encore saignante de ces malheureux et à la porter jusqu'à ce qu’elle tombât en pourriture. Sans aller aussi loin, ni sans remonter aussi haut, dans combien de régions différentes en Afrique, en Amérique, dans les îles de la Polynésie, nos marins, nos missionnaires ne constatent-ils pas de nos jours le cannibalisme ? IL est donc difficile de croire, bien que le fait ne puisse être rigoureusement prouvé, que les premiers habitants de notre continent, dans le milieu barbare et dégradé où ils végétaient, dans leur dure lutte pour la vie, ne recherchassent pas la viande humaine; un goût dépravé, peut-être une révoltante superstition, avant tout La faim, l’horrible faim étaient d’irrésistibles mobiles.
Les animaux cependant abondaient autour des hommes; Les cerfs, les élans, les aurochs, les chevaux, les grands pachydermes se développaient en nombre immense dans ces vastes solitudes, au milieu de pâturages qui leur offraient une nourriture se renouvelant sans cesse et les carnassiers à leur tour trouvaient dans les ruminants une proie facile ?. Les mœurs des animaux