Friedel, Führer durch die Fischerei Abtheilung
2. A. Catalogue of the Antiquities in the Museum of the Royal Academy.
3. Proceedings Royal Academy of Scotland, t. IL. — Dr R. Munro, Ancient Scottish Lake Dwellings or Crannoges, Edinburgh, 1882.
Vers la fin du siècle dernier, on retirait une pirogue de l’ancien lit de la Clyde à Glasgow. On a découvert depuis, à des profondeurs variant de deux à quatre mètres, plus de vingt barques semblables. Les couches où elles gisaient avaient été autrefois recouvertes par l'Océan; elles sont aujourd’hui à sept mètres au-dessus du niveau de la mer. De grands changements se sont donc accomplis depuis le moment où ces barques ont été lancées sur les flots!. Leur mode de construction est la meilleure preuve des époques différentes auxquelles elles remontent. Les unes sont excavées dans le tronc d’un chêne, à l’aide du feu ou d’un instrument à tranchant mousse. Lyell croit pouvoir les dater de l’âge de pierre. Les autres offrent des coupures nettes évidemment dues à des outils en métal. Il en est qui sont construites en planches jointes par des chevilles de bois; un canot trouvé dans le comté de Galloway portait même des clous en cuivre. La plupart des barques provenant du lit de la Clyde paraissent avoir sombré dans des eaux tranquilles. On en a découvert cependant dans une position verticale, d’autres avec la quille en l'air; celles-là avaient certainement coulé sous l'effort de la tempête. Dans une de ces barques était une hache en diorite caractéristique des temps néolithiques; dans une autre, dont le bois complètement noir avait acquis la dureté du marbre, un tampon en liège; alors comme aujourd'hui, le chêne qui produit le liège était étranger à la froide Ecosse.
Nous ne voulons citer qu’une seule des découvertes faites en Angleterre. En 1881, on trouvait à Bovey-Tracey (Devonshire) un canot creusé dans un tronc d'arbre. Il gisait dans une couche de terre à briques, à plus de neuf mètres au-dessus de la surface du sol, à près de sept mètres au-dessus du niveau le plus élevé atteint par les eaux du Bovey*?. Sa largeur ne dépassait guère quatre-vingt-quinze centimètres ; sa longueur ne put être
1. Geikie, Edinburgh New Philosophical Journal, t. XV. — De Lapparent, Traité de Géologie, 1re éd., p. 518.
2. Discoveries in the more recent Deposils of the Buvey Bassin (Trans. Devonshire Ass. 1883).
exactement déterminée, les ouvriers l'ayant brisé en le mettant
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