BURGS
est exacte, ce que nous noserions affirmer, les ornements en bronze. les boules en verre émaillé que l’on rencontre, prouveraient que de nombreuses générations se sont succédé sur ces îles.
Il est probable que des habitations lacustres ont également existé en Asie et en Afrique dès les temps préhistoriques. L'histoire nous apprend que les habitants de Phase ! vivaient dans des huttes en roseaux au milieu des eaux et qu'ils allaient d'un îlot à l’autre sur des barques creusées dans des troncs de chêne. Un bas-relief provenant du palais de Sennacherib et conservé au British Museum montre des guerriers combattant sur des îles artificielles formées au moyen de grands roseaux. Mais ici nous entrons dans le domaine de l’histoire; 1l faut revenir aux temps néolithiques et parler des habitations construites cette fois en matériaux plus durables et dont les ruines sont encore debout.
À quelle époque remontent les plus anciennes de ces constructions. Nul ne saurait l’affirmer avec certitude. Il est probable que l’homme apprit de bonne heure à amonceler des pierres, à les relier avec de l'argile d’abord, puis avec des ciments plus résistants. Les burgs de l'Ecosse, les nur-aghes de l’île de Sardaigne, les {alayoti des îles Baléares, les castellieri de l'Istrie sont les vieux témoins qui disent quels étaient les modes de construction aux temps les plus reculés.
Les burgs, brocks ou broughs abondent dans tout le nord de l’Ecosse et jusque dans les îles de l'Atlantique. On leur a longtemps attribué une origine scandinave ; mais Sir J. Lubbock * remarque avec raison qu'aucun édifice semblable n'existe n1 en Norwège, ni en Danemark et qu'il est assez difficile d'admettre que les Scandinaves aient élevé dans des îles tributaires des monuments inconnus dans leur propre pays. Nous croyons donc que ces curieux édifices, qui ont continué à être habités Jusqu'au xu° et au x11° siècle de notre ère, sont bien antérieurs aux premières invasions des hommes du nord et le burg encore