Ass. française, Blois, 1884, p
jours par les Négritos, par les indigènes de l'Australie et des îles des mers du Sud qui combattent ainsi un grand nombre de maladies. Nous la trouvons aussi en usage chez les rudes mineurs du Cornwall et chez Les montagnards du Monténégro ‘. Un médecin militaire qui a parcouru, il y a quelques années, ce dernier pays, raconte qu'il n’est pas rare de rencontrer des hommes qui l’ont subie sept, huit et même neuf fois. Toutes les races pourraientelles supporter des opérations si multipliées ? C’est une question que nous n’avons pas à aborder ici, mais qui serait intéressante à étudier.
Les seules trépanations qui paraissent de nos jours avoir conservé un caractère d'initiation religieuse sont celles pratiquées chez les Kabyles établis au pied du mont Aurès, au sud de l'Atlas. L'opération est faite par le {kébrbe, un de leurs prêtres, au moyen d’une simple vrille qu'il fait rapidement tourner entre ses doigts. Chez les Kabyles, on rencontre aussi des hommes ayant survécu à plusieurs opérations de ce genre.
Nous avons montré les armes des peuples préhistoriques, les blessures qu’elles produisaient, les modes de guérison que les hommes connaissaient ; 1l nous faut maintenant étudier les moyens défensifs que les fréquents dangers qu’ils couraient leur avaient suggérés.
1. Boulongne, Mém. de médecine et de chirurgie militaires, 3e série, Paris, 1868 — Védrènes, La trépanalion du cräne (Rev. d’Anth., oct. 1886).
DE NADAILLAU. 15