Dupont, Les temps préhistoriques en Belgique, p
par les Gallo-Romains ensuite, enfin par des peuples plus récents dont les murs en maçonnerie et les clous en fer restent les témoins ?
Le Limbourg renferme aussi des travaux de défense élevés depuis de longs siècles, et qui sont encore peu connus. Nous mentionnerons la prétendue digae de Zeedyck, auprès de Tongres, formidable retranchement de deux kilomètres de longueur, sur une largeur de plus de cent mètres à sa base et une hauteur variant de quinze à vingt mètres; les remparts en terre de Willem sur la Geule, ceux non moins importants de Houlem, plusieurs autres encore situés loin des grandes voies de communication, aux limites des deux provinces de Liège et du Limbourg !.
Il y a quelques années déjà, M. A. Bertrand signalait en France quatre cents enceintes en terre, dont soixante seulement présentaient quelques vestiges permettant de les attribuer aux Gallo-Romains. Depuis ce moment, ce nombre s’est beaucoup accru, grâce aux recherches locales poursuivies avec ardeur. M. de Pulligny en cite une centaine dans la Haute-Normandie * ; M. Martinet Les dit très nombreuses dans le Berry; une des plus remarquables, Le quadrilatère de la Haute-Brenne, couvrait une superficie de cent douze hectares *. Au milieu des forêts qui couronnent les Vosges, on découvre de longues murailles simples ou doubles, dont le tracé suit la crête des contreforts qui dominent la vallée de la Zorn entre Lutzelbourg et Saverne *. M. du Chatellier a fouillé à Rosmeur, à la pointe de Pen’march (Finistère), deux tumuli qui paraissent se rattacher à un ensemble de défenses entourant tout le promontoire *. Il serait fastidieux de multiplier ces faits, nous nous contenterons de décrire quelques-unes des plus intéressantes parmi ces antiques fortifications.