L*A HI
Eh bien ! n*aTez-voQS pas peur qu'un jouf ou Fautre le commissaire du gouvernement , chargé de vous surveiller, ne vienne vous dire : a Messieurs, ce qu'a fait TËtat, il Ta fait non pour vos actionnaires, mais pour les gens qui ont recouFS à vos services. Il n'a pas voulu garnir les poches de ceux qui spéculent sur vos titres, mais bien procurer aux propriétaires d'immeubles de l'argent à un intérêt très-réduit. Voici pourtant que vos actions mon tenta vue d'oeil; que faut-il en penser? De deux choses l'une : ou cette hausse repose sur une illu* sion, et alors c'est égarer le public ; ou elle est fondée, et alors le but de l'État est manqué, vos conditions de prêt sont encore trop lourdes. Il faut les réduire de tout le profit que voiis faites en excès.»
Vraiment? on nous dirait cela. Ce serait un singulier langage et une prétention qui ne le serait pas moins; Ah! çà, .voyons, estrce sérieux? Point de hausse, de grande hausse dans les actions.
V8 LES HEUX GRÉDIIrS.
Mais, à ce compte, y aurait-ii une affaire possible? Et les millions qu'il nous faut? et les versements? Allez, mon cher, c*est déjà assez dur en Tétat des olioies ? L'argent n'est pas commode à mener : que les malveillants essaient.
Que vouleï-vous ? C'est le destin des grandes créiitioni que d'être enviées et dénigrées. Il y en a qui vous ajournent à cinq ans ; il y en a qui doutent qu'une institution de crédit puisse se fonder sur des rentrées précaires ; il y en a qui prétendent que vous n'aurez pas la fleur des placements, d'autres qui ^e demandent /comment* dans un appareil aussi vaste 9 vous saurez vous garantir des rouages défectueux. Enfin, c'est un feu roulant de ^ritiques, d'objections, de pronostics r. qu'y faire ? mar<cher; c'est une réponse d'un caractère antiqUe.et digne de vous,
LE CRBPIT FONCIER, J?«ram«n^
Nous le ferons, mon cther, nous le ferons*
^lkli\^ $e levante Et pardonnez^moi si je me. suis ouvert si fran* chement} c'est que vous l'aves^ voulu. ( Son chapeau
DEUIIÈIIE TABLEAU. M
à la main et près départir.) Mon Dieu» un dernier conseil et prènei*le en bonne part. Modérez vos agents ; qa'iU ne mettent plus le feu à ros titres ; c*est un ami,. un yéritable ami qui vous parte, croyex-le. Et Ià*dessus, adieu.
LE CRÉDIT FONCIER, lé foccofnpaffnavt.
Adieu. (Poignées de mains; Famisort.)