LIBRES
UNE PORTIERE cu tartan.
Dites donc, père Sirop , qu'est-ce qui prendra le pas aujourd'hui ?
L AGBNt interpellé.
La mobilière , marne Tronquât ; il ne se fera que de ca« ^
LA PORTliknB.
Vous m'en noterez deux alors.
l'a6ENT«
Suffit! ( Il couche V ordre sur son carnet») iNE FRIPIÈRE , velue d'unc robe de soie qui a de
beaux états de sen>ice.
Du mobilier, madame Tronquet? eh bien , c'est du courage à vous : jamais je ne donnerai dans ces nouveautés-là* Passe pour les chemins : un chemin ne s'envole pas ; d'ailleurs ou s'en assurée Quand j'étais à la tête de trftis Nord , j'allais chaque matin voir s'il n'avait pas bougé de place. J'ai deux Rouen à présent ; je me donne encore ce petit bonheur. On surveille au moins son affaira , on l'a sous le yeux ; mais votre mobilier, où perche-t-il T
LA PORTIÀRB.
Que voulez- vous, voisine? C'est ce pare Birop qui me maîtrise; j'ai foi en cet homme; il gouverne mes capitaux.
( Un frand bruit se fait autour de ces damèti; on
s'émeut , on regarde; c'est le père Sirop aux pri^ ses avec deux sergents de ville, gui veulent le troubler dans F exercice de ses Jbnctions. Le délinguant proteste à coups de poing en Vhonneur de sa liberté individuelle; on Vemmène au violon, La portière reste sans agent; son ordre court grand risque de n'élre pas rempli : elle en jette des cris de paon et se prétend ruinée.)