‹ Mœurs et portraits du tempsChapitre 60 sur 111 · U LES COURSES A PARIS · texte numérisé non relu

U LES COURSES A PARIS

artificiel, imité de TAngleterre. Plas moyeii d'en sortir : la mode et la Société d'encoaragement le défendent. Il en est du cheval comme d'une aiguille : on travaille sur échantillon. Voici, par exemple , un poulain ou une pouliche de race ; à tout prix il faut en faire un souverain de Thippodrome , eflBler ses jarrets , allonger ses formes , lui donner du fond. Rien qui ne soit sacrifié à ce but. Un cheval dont on voudrait ménager les forces ou entretenir la santé serait mis au fourrage : ranimai de course n'est élevé qu'à grand renfort d'a- Voine et de substances échauflantes. C'est le régime de f entraînement , comme on dit en termes de l'art. Chaque jour on lui fait faire une course à toute vitesse, en ayant soin d'augmenter la distance graduellement. L'efiet de cette éducation est de donner aux muscles un ressort extraordinaire , mais aux dépens des autres organes. La béte s'efflanque , se décharné et perd rharmonie de ses proportions.

Ce qu'il y a de plus singulier, c'est que nous avons emprunté le cheval de course à l'Angleterre au moment où celle-ci semblait en revenir comme

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