PROLOGUE
Enfln la Russie reste fidèle à la vieille politique des czars ; elle veille sur le Bosphore comme sur un domaine qui lui appartient ; elle attendra pourtant 9 elle ne forcera rien , mais à une condition , c'est que la Porte sera ce qu'elle doit être , son humble vassale^ n'agissant ni en deçà ni au delà de ce qu'elle prescrit , résignée à la honte, à l'obéissance et à la mort.
Ainsi chacune de ces puissances a son objet en vue, sa part, son lot : la France seule n'élève point de prétention, et c'est elle pourtant qui est le plus fortement mêlée au débat. Il paraît qu'il s'agit d'une clef du Saint-Sépulcre et que la paix de l'Europe peut en dépendre. C'est à propos de cette clef qu'un général tartare est entré chez le grand vizir, botté et éperonné ; c'est à propos de cette clef que nous avons une flotte et mille canons dans l'Orient. Tout ce qui se rattache à cette clef est donc d'un intérêt universel et c'est ce qui fait le prix des scènes suivantes, reproduites d'après nature.
DE LA