‹ Mœurs romaines du règne d'Auguste à la fin des Antonins (volume 2)Chapitre 40 sur 258 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

li'amphithéàtre.

Dans les jeux du cirque, le grand public des spectateurs, échauffé par Tesprit de parti , prenait un si vif intérêt au spectacle, qu'il y participait en quelque sorte comme acteur et que , là , un luxe de moyens comparativement médiocre suffisait pour tenir le peuple en haleine. Il était d'aulant plus difficile d'occuper son désœuvrement et de satisfaire sa curiosité dans les autres spectacles, auxquels il assistait dans une altitude plus passive. C'est à l'amphithéâtre qu'on faisait les plus grands efforts dans ce but. Quelque émouvants que fussent déjà de leur nature les spectacles qu'on y donnait, on était encore obligé de recourir à des décorations d'une magnificence vraiment féerique, à une succession de surprises et de changements à vue continuels, ainsi qu'à tout le charme de l'infini, du bizarre et du monstrueux, pour remplir et dépasser l'attente, ou du moins répondre aux prétentions du public, dans une capitale aussi exigeante et aussi blasée. C'est dans l'arène des amphithéâtres qu'avaient lieu, sous l'empire, pour la celé-

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